Démission de Gailhaguet: « Pas d’autre solution que déconstruire pour reconstruire », estime Maracineanu
"Il n'y a pas d'autre solution que de déconstruire pour mieux reconstruire", a réagi la ministre des Sports Roxana Maracineanu...

Démission de Gailhaguet: « Pas d’autre solution que déconstruire pour reconstruire », estime Maracineanu

"Il n'y a pas d'autre solution que de déconstruire pour mieux reconstruire", a réagi la ministre des Sports Roxana Maracineanu...
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"Il n'y a pas d'autre solution que de déconstruire pour mieux reconstruire", a réagi la ministre des Sports Roxana Maracineanu après la démission du président de la Fédération française des sports de glace Didier Gailhaguet samedi, en plein scandale de violences sexuelles dans le patinage.

"Pour que le sport en sorte grandi, il ne faut pas avoir peur de ça", a complété Maracineanu, en soulignant que "des témoignages arrivent sur d'autres disciplines" à ses services, lors d'un point presse organisé au ministère des Sports samedi après-midi.

La ministre a précisé que l'enquête administrative visant la FFSG débuterait "dès lundi" et durerait "quelques bonnes semaines".

"Et dans les territoires, nos agents vont aller dans les 176 clubs pour accompagner les entraîneurs, les sportifs, les familles, et mener des enquêtes administratives", a détaillé Maracineanu.

Quant à la procédure de retrait de la délégation à la fédération, "elle va démarrer", a ajouté la ministre.

"La procédure ne veut pas dire forcément qu'on va enlever la délégation, comme ça ne veut pas dire qu'on ne va pas l'enlever, a-t-elle précisé. On va faire ces enquêtes. Et derrière, les responsabilités seront pesées."

Maracineanu rencontrera la semaine prochaine la désormais présidente par intérim de la FFSG, Maryvonne Del Torchio, a-t-elle aussi annoncé.

Appelé à la démission lundi par la ministre des Sports à la suite des accusations de viols et d'agressions sexuelles formulées par plusieurs ex-patineuses, dont l'ancienne championne Sarah Abitbol, à l'encontre de différents entraîneurs entre la fin des années 1970 et le début des années 1990, Gailhaguet avait répondu qu'il attendrait les conclusions de l'enquête administrative à venir "avant de prendre une décision".

Mais il a fini par rendre les armes samedi à l'issue d'une réunion du conseil fédéral, l'organe de contrôle et de surveillance de la FFSG, après plus de deux décennies de règne quasi-ininterrompu.

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