Départementales en Corrèze : « Claude Chirac renoue avec la tradition familiale »
La fille de l’ancien président de la République, Claude Chirac sera candidate aux élections départementales en Corrèze. Un engagement sur les terres familiales dont se félicite le sénateur LR du département, Claude Nougein qui a d’ailleurs quelque peu influencé sa décision. Interview.

Départementales en Corrèze : « Claude Chirac renoue avec la tradition familiale »

La fille de l’ancien président de la République, Claude Chirac sera candidate aux élections départementales en Corrèze. Un engagement sur les terres familiales dont se félicite le sénateur LR du département, Claude Nougein qui a d’ailleurs quelque peu influencé sa décision. Interview.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Quelle a été votre implication dans cette candidature ?

Tout d’abord, le conseil départemental de Corrèze, c’est quand même un vivier de la vie politique. Deux présidents de la République sont passés par là (Jacques Chirac et François Hollande). Je trouvais ça bien que Claude renoue avec la tradition familiale de la famille Chirac. Son arrière-grand-père Louis Chirac était directeur d’école primaire dans le canton de Brive.

Claude Chirac est candidate dans le canton de Brive 2, comment s’est fait ce choix ?

Il fallait lui trouver un canton où il y avait de la place donc je lui ai proposé mon ancien canton. (Claude Nougein a été conseiller général dans le canton de Brive-Nord-Est jusqu’en 2015. Date de la suppression du canton suite à un redécoupage électoral effectué sous François Hollande. La ville de Brive-la-Gaillarde est désormais divisée en quatre nouveaux cantons de 1 à 4 ndlr). En 2015, j’avais déjà convaincu sa mère, Bernadette Chirac, qui était furieuse de ce redécoupage, de s’y présenter. Elle a accepté mais en tant que suppléante. Son mandat se termine, et j’ai dit à Claude que ce serait bien de reprendre le témoin mais en tant que titulaire. Ce sont des élections en binôme, un homme et une femme. Claude Chirac est candidate avec mon attaché parlementaire, Julien Bounie qui connaît très bien la carte électorale. Je pense qu’ils ont de bonnes chances de gagner.

Pensez-vous que cette candidature amorce un début de carrière en politique ?

Je ne sais pas si elle pense à une carrière, pour le moment elle renoue avec ses racines. Elle ne recherche pas de poste. C’est plus pour servir la Corrèze qu’autre chose. Elle a bien réfléchi. Elle est satisfaite d’avoir franchi le pas. Elle peut apporter beaucoup au département qui est un peu oublié et pauvre. Si elle est élue ce sera une bonne nouvelle pour notre territoire.

Sous quelle étiquette se présente-t-elle ?

Dans le département, tous les candidats de la droite et du centre se présentent sous l’étiquette « Corrèze demain ». C’est une association politique dont je suis moi-même le président. C’est d’ailleurs le groupe majoritaire au conseil départemental présidé par Pascal Coste.

Partager cet article

Dans la même thématique

Départementales en Corrèze : « Claude Chirac renoue avec la tradition familiale »
4min

Politique

Municipales : « On a fait sans La France insoumise dans 95% des endroits de ce pays », assure Pierre Jouvet (PS)

La stratégie d’alliance du Parti socialiste avec La France insoumise dans certaines grandes villes dans l’entre-deux tours des municipales divise au sein des troupes d’Olivier Faure. Le Premier secrétaire est lui-même critiqué par plusieurs figures de la formation de gauche, comme François Hollande ou Boris Vallaud. « On a fait sans La France insoumise dans 95% des endroits de ce pays », tempère de son côté l'eurodéputé et secrétaire général du PS, Pierre Jouvet, sur Public Sénat.

Le

Paris : Olivier Faure – Allocution 1er tour des Elections Municipales
10min

Politique

Après les municipales, « la nuit des longs couteaux » aura-t-elle lieu contre Olivier Faure au PS ?

Malgré des résultats globaux plutôt bons, c’est l’heure des comptes au PS. Les opposants au premier secrétaire dénoncent l’échec des listes PS/LFI au second tour des municipales. Au moment où Boris Vallaud lui-même, allié d’Olivier Faure lors du congrès, dénonce « l’ambiguïté stratégique » du PS, les regards se tournent vers le bureau national, ce mardi. « Il va se passer des choses », prévient un opposant. « Ça va être chaud », assure un autre anti-Faure…

Le