Départements : « L’État nous doit beaucoup d’argent » déclare Stéphane Troussel
Stéphane Troussel, président du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis, était l’invité de Territoires d’Infos, mercredi matin, sur Public Sénat. Pour le socialiste, le gouvernement ne tient pas ses engagements envers les départements.

Départements : « L’État nous doit beaucoup d’argent » déclare Stéphane Troussel

Stéphane Troussel, président du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis, était l’invité de Territoires d’Infos, mercredi matin, sur Public Sénat. Pour le socialiste, le gouvernement ne tient pas ses engagements envers les départements.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Pour financer le manque à gagner de la taxe d’habitation qu’Emmanuel Macron souhaite supprimer, le gouvernement envisage de transférer la taxe foncière des départements vers les communes.

« Vous savez, l’État n’a toujours pas tenu ses engagements, vis-à-vis des départements concernant le financement des allocations individuelles de solidarité » déclare Stéphane Troussel, président PS du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis avant d’ajouter : « L’État nous doit beaucoup d’argent sur ses allocations, dont il nous avait dit, la main sur le cœur, qu’il allait les compenser à l’euro près. Donc déjà qu’il tienne ses engagements ».

« Même les engagements pris par le Premier ministre, Edouard Philippe, en octobre dernier, à Marseille, au Congrès des départements de France, ne sont toujours pas tenus. Alors si en plus il devait nous priver d’une ressource, qui est la seule sur laquelle nous avons encore un peu d’autonomie, la situation des départements deviendrait particulièrement difficile » conclut-il.

Edouard Philippe avait alors annoncé la reconduction d'un fonds d'urgence pour les départements les plus en difficulté, ainsi que des propositions sur le financement des allocations individuelles de solidarité. Il avait également confirmé que l'État prendrait à sa charge la mise à l'abri et l'évaluation des mineurs non accompagnés.

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le