Des candidats REM accusés de fuir le débat, le parti se défend de toute consigne
Des candidats aux législatives de tous bords se plaignent que leurs adversaires de La République en Marche refusent de débattre...

Des candidats REM accusés de fuir le débat, le parti se défend de toute consigne

Des candidats aux législatives de tous bords se plaignent que leurs adversaires de La République en Marche refusent de débattre...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Des candidats aux législatives de tous bords se plaignent que leurs adversaires de La République en Marche refusent de débattre avec eux dans l'entre-deux-tours, soupçonnant une "consigne nationale", ce dont le parti d'Emmanuel Macron s'est défendu mercredi auprès de l'AFP.

"Partout où nous sommes au deuxième tour, nous avons proposé un débat aux candidats En Marche !. Aucune réponse. Je renouvelle la demande", a dit mardi sur France Inter la coordinatrice du Parti de gauche, Danielle Simonnet, candidate dans la 6e circonscription de Paris.

Interrogé par l'AFP mercredi, son concurrent En Marche Pierre Pierson a reconnu ne pas avoir répondu à l'invitation de Mme Simonnet.

"Le débat il se fait dans les urnes (...) Mme Simonnet n'est pas dans une position constructive; elle est toujours sur les attaques un peu caricaturales. Si j'avais eu un adversaire plus constructif, pourquoi pas", a-t-il dit.

"Silence radio" également du côté du secrétaire d'Etat Mounir Mahjoubi, selon la candidate LFI de la 16e circonscription de Paris, Sarah Legrain. "Moi je pense qu'il y a une consigne nationale pour que ce soit aussi systématique (...) J'entends beaucoup de gens que cela choque", a-t-elle dit.

En guise de réponse, l'entourage de M. Mahjoubi a mis en avant les contraintes d'emploi du temps du secrétaire d'Etat. "Il est très peu disponible, il est ministre. Il préfère utiliser les quelques heures qu'il a pour aller voir les habitants".

Olivier Faure (PS), Sergio Coronado (EELV), Olivier Dussopt (PS), Guillaume Larrivé (LR), Gaëtan Dussausaye (FN) ont également déploré le refus de débattre de leur adversaire de deuxième tour.

Le journal Libération affirme avoir recensé plusieurs dizaines de cas similaires.

Interrogés par la presse nationale ou locale, les candidats REM mettent souvent en avant des contraintes d'agenda, l'agressivité supposée de leur adversaire ou leur envie d'aller plutôt sur le terrain.

La République en Marche assure de son côté qu'il "n'y a pas de consigne nationale". "On les a plutôt incités et encouragés", en mettant à leur disposition des "fiches" leur permettant de se préparer "à la fois sur la forme et le fond".

"Ce serait contraire à l'esprit du mouvement de ne pas débattre", a dit le parti.

Partager cet article

Dans la même thématique

Nationwide protests over cost of living – Dijon
6min

Politique

Mouvement lycéen : Un « semi mea culpa » du gouvernement sur la gestion de la crise

Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.

Le

FRA – ASSEMBLEE – 4 COLONNES
8min

Politique

Après la proposition de primaire de Gabriel Attal, rejetée par le camp Philippe et Retailleau, le blocage perdure

En proposant une « grande primaire des démocrates », Gabriel Attal ne fait qu’un « exercice de communication » pour avoir un « prétexte » pour se maintenir, dénonce-t-on dans l’équipe de campagne d’Edouard Philippe. « Ce ne sont pas les ego qui doivent parler mais bien le sens de la responsabilité », soutient la députée Prisca Thévenot, proche du candidat Renaissance.

Le

Des candidats REM accusés de fuir le débat, le parti se défend de toute consigne
4min

Politique

Ultra droite dans les rues le 24 octobre : « Il n'y a eu aucune complaisance des forces de l'ordre », selon Laurent Nuñez

Interpellé par le sénateur PS Hussein Bourgi durant les questions au gouvernement sur les violences des groupuscules d’extrême droite lors de la manifestation du 24 octobre, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez affirme qu’il n’y a eu « aucune complaisance » des forces de l’ordre et qu’il y aura bien « des actions judiciaires ».

Le