Des élus écologistes de Paris vont porter plainte pour « injure publique » contre Campion
Des élus écologistes de Paris et le parti Europe-Ecologie-les-Verts (EELV) ont annoncé mercredi qu'ils allaient porter plainte...

Des élus écologistes de Paris vont porter plainte pour « injure publique » contre Campion

Des élus écologistes de Paris et le parti Europe-Ecologie-les-Verts (EELV) ont annoncé mercredi qu'ils allaient porter plainte...
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Des élus écologistes de Paris et le parti Europe-Ecologie-les-Verts (EELV) ont annoncé mercredi qu'ils allaient porter plainte contre le forain Marcel Campion, après la diffusion d'une vidéo où ce dernier tient des propos homophobes et qualifie les écologistes de "merde".

Dans cet enregistrement, exhumé par le Journal du dimanche, M. Campion, opposé à la mairie de Paris pour la tenue du marché de Noël, qualifiait les écologistes du Conseil de la ville de "vers de terre" et de "merde" qu'on "peut écraser".

"Ces propos injurieux à l'égard des élus visés, en l'espèce Mme Anne Souyris et M. David Belliard, coprésidents du groupe Écologiste de Paris, et M. Jérôme Gleizes, conseiller de Paris, ne sauraient demeurer impunis", écrivent les requérants dans un communiqué, annonçant qu'ils avaient donné mandat à leur avocat pour déposer plainte "pour des faits d'injure publique".

Dans cette vidéo datant de janvier, Marcel Campion s'en prend également à des responsables ouvertement homosexuels de la mairie de Paris, dont l'ex-premier adjoint Bruno Julliard, qui vient de démissionner.

Bruno Julliard, ainsi que l'association SOS Homophobie, ont annoncé dès dimanche leur intention de porter plainte pour homophobie contre le forain. Mercredi, M. Julliard continuait d'étudier les moyens de mener une action judiciaire.

La mairie de Paris, qui avait également envisagé une plainte, a pour sa part renoncé à engager des poursuites, estimant qu'elle n'était pas directement visée, a-t-on appris de source proche de la mairie.

Le Délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah) Frédéric Potier a, quant à lui, saisi le procureur de la République.

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