Détenus radicalisés les plus dangereux : Retailleau plaide pour la rétention de sûreté
Le Procureur de la République, François Molins, a souligné le risque que représentait la remise en liberté de 450 personnes radicalisées. Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, propose quelques pistes pour « protéger les Français ».

Détenus radicalisés les plus dangereux : Retailleau plaide pour la rétention de sûreté

Le Procureur de la République, François Molins, a souligné le risque que représentait la remise en liberté de 450 personnes radicalisées. Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, propose quelques pistes pour « protéger les Français ».
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450 personnes radicalisées pourraient sortir de prison à l’horizon 2019, 50 terroristes et 400 radicalisés, selon Nicole Belloubet, la garde des Sceaux. François Molins, Procureur de la République, alerte sur ce risque. Le gouvernement a-t-il pris la mesure de la situation ?

« Pas pour le moment. On voit bien qu’il y a une bombe à retardement énorme » déclare Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat. « Le Procureur François Molins a dit que la prison souvent a joué un rôle d’incubateur, c’est absolument terrible, il faut réagir. J’appelle le gouvernement d’ailleurs à une réaction très ferme ».

Le sénateur de la Vendée lance quelques pistes : « Je pense que un, il faut utiliser, comme on le fait pour les délinquants sexuels les plus dangereux,  cette notion de rétention de sûreté  pour protéger la France. Pour ceux qui sont des étrangers, il faut les expulser, retour au pays d’origine bien évidemment.  Pour ceux qui ont la double nationalité, il faut déchoir cette nationalité. Le Code civil, actuellement, sans rien toucher, le permet ».

« Je pense qu’il faut absolument protéger les Français, d’un risque qu’on voit venir. Donc il n’y aura pas d’excuses, si ce risque s’avère, en réalité, vérifié dans les faits » met-il en garde.

Nicole Belloubet, la garde des Sceaux, a évoqué la possibilité de mettre en place des moyens opérationnels qui permettront de suivre les personnes remises en liberté. « Ça n’est pas suffisant. Quand je parle de rétention de sûreté, ça concerne bien entendu les plus dangereux. Pour ceux qui présentent un caractère dangereux, mais un peu moindre, il faut aussi par exemple, des moyens de suivi, par exemple des bracelets électroniques » propose Bruno Retailleau.

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