Détournement de fonds publics: fin de garde à vue du président de la métropole de Lille
Le président de la Métropole européenne de Lille (MEL), Damien Castelain et trois de ses proches, entendus pour détournement de...

Détournement de fonds publics: fin de garde à vue du président de la métropole de Lille

Le président de la Métropole européenne de Lille (MEL), Damien Castelain et trois de ses proches, entendus pour détournement de...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le président de la Métropole européenne de Lille (MEL), Damien Castelain et trois de ses proches, entendus pour détournement de fonds publics, sont sortis mercredi de garde à vue sans poursuites pour l'instant, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier.

Damien Castelain, placé en gare à vue mardi matin, a été relâché mercredi soir, a-t-on précisé de même source, confirmant une information de la Voix du Nord.

Le directeur général des services de la métropole, Bruno Cassette, était également en garde à vue dans cette affaire portant sur des dépenses effectuées entre janvier 2017 et mai 2018.

La compagne de M. Castelain et l'ancienne chargée de communication au sein de la collectivité avaient aussi été placés en garde à vue mardi après-midi, selon une source proche du dossier.

Ils ont été interrogés par la PJ de Lille, à qui le parquet a confié les investigations depuis l'ouverture d'une enquête préliminaire en juillet 2018 pour détournement de fonds publics et recel.

Celle-ci faisait suite à un article du site d'informations Médiacités qui affirmait avoir épluché "quelques centaines de factures" n'ayant "pas grand chose à voir" avec les fonctions politiques de M. Castelain, notamment pour des parfums, services de bien-être ou nuits en hôtel de luxe le week-end. Ces dépenses suspectes s'élevaient, selon Médiacités, à environ 11.000 euros.

L'Agence française anticorruption (AFA) avait effectué en octobre un signalement auprès du parquet, puis rendu en décembre un "rapport de contrôle" sur la MEL, confidentiel mais rapidement dévoilé par Médiacités. Elle y relevait, selon le site, des "irrégularités".

L'AFA s'intéresse également aux travaux en cours du futur siège de la MEL, ainsi qu'aux conditions dans lesquelles a été employée la chargée de communication.

L'avocate de M. Castelain avait indiqué en juin que ce dernier avait remboursé "l'intégralité des notes de frais" signalées par l'AFA, afin de "couper court aux polémiques malsaines", via "un don" en avril de 20.542,03 euros à la métropole lilloise.

Mais ce remboursement "n'est en rien un aveu quelconque de culpabilité", avait affirmé à l'AFP Me Florence Rault.

Dès la publication de l'enquête en 2018, M. Castelain avait fustigé "une chasse à l'homme téléguidée" et assuré que ces chiffres étaient "faux", parlant pour sa part de "395 euros par mois de frais de représentation".

Partager cet article

Dans la même thématique

Debate on France’s role in preventing international political crises
9min

Politique

« J’ai assez honte que mon parti se tabasse toute la journée » : la crise interne continue au PS sur la stratégie pour 2027

En quittant la direction du PS, Boris Vallaud espère créer un « sursaut ». Le président du groupe PS de l’Assemblée veut mettre « la nouvelle gauche plurielle », soit toutes les forces de gauche, hors LFI, autour de la même table pour trouver « un contrat de gouvernement », avant l’incarnation. « On ne comprend absolument pas le sens de sa démarche, si ce n’est exister », rétorque un lieutenant d’Olivier Faure, qui entend rester premier secrétaire.

Le

Office Francais de l’Immigration et de l’Integration a Nice
6min

Politique

Présidentielle : l’immigration, nouveau clivage à gauche ?

Alors que les propos de François Ruffin « contre l’immigration de travail » ont fait réagir jusque dans son propre camp, les premiers débats de la campagne présidentielle prennent forme. À gauche, l’immigration pourrait devenir un véritable clivage entre les candidats.

Le

Minister Naïma Moutchou Visits the Tribe of Easo on Lifou Island
7min

Politique

Nouvelle-Calédonie : le gouvernement s’appuie sur un texte du Sénat, examiné dès le 18 mai, pour élargir le corps électoral   

A quelques semaines des élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement compte s’appuyer sur une proposition de loi du sénateur LR, Georges Naturel, pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral, sujet de tension dans l’Archipel qui avait conduit à des violences insurrectionnelles, il y a deux ans. Le texte devrait être examiné au Sénat le 18 mai. 

Le