Deux députés européens proches de Hamon quittent à leur tour le PS
Les députés européens Guillaume Balas et Isabelle Thomas, proches de Benoît Hamon, ont annoncé mardi leur départ du PS pour "s...

Deux députés européens proches de Hamon quittent à leur tour le PS

Les députés européens Guillaume Balas et Isabelle Thomas, proches de Benoît Hamon, ont annoncé mardi leur départ du PS pour "s...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Les députés européens Guillaume Balas et Isabelle Thomas, proches de Benoît Hamon, ont annoncé mardi leur départ du PS pour "s'investir pleinement" dans le Mouvement du 1er Juillet (M1717) fondé par l'ancien candidat à la présidentielle.

"Je sais cette décision lourde de sens et ce n’est pas sans émotion que je la prends aujourd’hui. Mais il est temps pour moi de mettre en cohérence mes paroles et mes choix", explique M. Balas sur Facebook.

"Je crois que, comme la droite et la gauche radicale ont eu leurs +révolutions+ avec En Marche et La France insoumise, il est temps que la gauche sociale, écologiste et européenne connaisse la sienne", justifie-t-il.

"L’enthousiasme, l’afflux de bonnes volontés, la lucidité avec laquelle il trace de nouveaux chemins pour répondre aux mutations de notre monde, la radicalité avec laquelle il souhaite affronter les puissants par une réappropriation notamment du pouvoir par les citoyens, me font penser que le Mouvement du 1er Juillet sera un des ferments de ces transformations nécessaires", poursuit-il.

"J'ai pris la décision de quitter le Parti socialiste et de m'investir pleinement dans le Mouvement du 1er Juillet initié par Benoît Hamon (...) Le chemin que j’emprunte n’est sans doute plus jonché de roses, mais c’est le chemin de l’espoir", a expliqué Mme Thomas dans un message concomitant sur sa page Facebook.

"Première source" de cette décision, "celle des eaux saumâtres de la déception, parfois même de la colère, contre un Parti socialiste incapable de mesurer les bouleversements en cours comme de s’élever contre le modèle libéral qui nous consume", et qui s'est finalement "autodétruit", affirme-t-elle.

"Mais, ma motivation la plus forte, je la puise dans les eaux vives d’un projet politique dont les soubassements ont été portés par Benoît Hamon lors de sa campagne présidentielle. Je n’ai pas renoncé et je ne renoncerai jamais à la Gauche de transformation", ajoute la députée européenne.

Benoît Hamon avait annoncé le 1er juillet son départ du PS, à l'occasion du lancement du Mouvement du 1er juillet.

Les partisans de ce dernier doivent se retrouver le 2 décembre au Mans pour un moment de "refondation" au cours duquel le mouvement sera rebaptisé et structuré.

Partager cet article

Dans la même thématique

Marseille: Marine Le Pen and Franck Allisio at the end of their meeting for the municipal elections
9min

Politique

Municipales 2026 : le Rassemblement national joue sa carte présidentielle

Le parti à la flamme va devoir montrer qu'il est bien implanté localement et qu'il n'a pas perdu sa dynamique avant la présidentielle de 2027. Dans ce cadre, les enjeux des élections municipales jouent un rôle décisif, car actuellement peu ancré localement, chaque mairie gagnée devient pour le Rassemblement national un marchepied stratégique pour le national.

Le

Paris: Olivier Faure convention municipales 2026
10min

Politique

Municipales : le PS fait du scrutin un « enjeu majeur » dans la bataille du leadership face à LFI

Le Parti socialiste, qui détient plusieurs grandes villes, à commencer par Paris, où « ça va être chaud », présente 2500 listes pour les élections municipales. Uni avec les Ecologistes dans plusieurs communes, le parti fait face aux listes LFI, qui attaquent les socialistes sans hésiter. Au-delà de l’enjeu de conserver ses villes et quelques gains possibles, à Saint-Etienne ou Amiens, le numéro 2 du PS, Pierre Jouvet, espère montrer avec le scrutin « la possibilité de construire l’alternative politique dans le pays ».

Le

Rachida Dati, at the Mutualite, 2026 municipal elections. Paris.
9min

Politique

Municipales 2026 : les LR visent la stabilité, tout en rêvant d’un exploit à Paris

En tenailles entre l’érosion du vote LR dans les grandes villes et le spectre d’une « union des droites » portée par le RN, le parti de Bruno Retaileau mise sur son solide maillage territorial pour résister lors du scrutin des 15 et 22 mars prochains. LR pourrait toutefois créer la surprise à Nantes et Besançon. Surtout, la droite caresse l’espoir d’un basculement historique à Paris avec Rachida Dati.

Le