Devant l’hologramme de Mélenchon, des électeurs venus « ressentir la ferveur »
Surprises et heureuses de la dynamique qui porte leur champion à quelques jours du premier tour de la présidentielle, plus de 4...

Devant l’hologramme de Mélenchon, des électeurs venus « ressentir la ferveur »

Surprises et heureuses de la dynamique qui porte leur champion à quelques jours du premier tour de la présidentielle, plus de 4...
Public Sénat

Par Andrea PALASCIANO

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Surprises et heureuses de la dynamique qui porte leur champion à quelques jours du premier tour de la présidentielle, plus de 4.000 personnes sont venues mardi soir "ressentir la ferveur d'une salle comble" à l'Arena de Montpellier, devant l'hologramme de Jean-Luc Mélenchon, en meeting à Dijon.

Dans la salle chauffée au rythme de "Respect" d'Aretha Franklin et de "Merci patron", l'intégralité des 4.200 places disponibles est occupée par des "insoumis" de l'Hérault, du Gard et de l'Aude.

Au premier rang, Steven Lerebour et Sabrina LLobell, 28 ans, et Yohann Alk-hal, 25 ans, arborent des couronnes d'olivier, référence à la "paix" évoquée par Jean-Luc Mélenchon brandissant un rameau d'olivier lors de son meeting à Marseille le 9 avril.

Respectivement étudiant infirmier, entrepreneur et ambulancier, ils sont venus "pour ressentir la ferveur collective, pour montrer qu'hologramme ou pas, on est là".

"Bonsoir, la famille !", lancent sur la scène Alexis Corbière et Danielle Obono, figures de la campagne de La France insoumise. "Vous le sentez, que ça monte?", haranguent-ils.

Pascal Wright, 58 ans, des environs de Béziers, s'est déplacé pour "sentir les gens autour de soi. Je suis venu pour les idées, pas pour l'homme, donc hologramme ou pas..."

La dynamique qui porte son candidat, ce pré-retraité rotativiste avoue qu'il ne s'y "attendait pas": "Il y a un mois, mes enfants auraient voté plutôt Poutou ou Arthaud. On se serait reporté sur Hamon. Mais là on est encore plus convaincu par Jean-Luc qu'en 2012".

- 'Et si on y arrivait ?' -

Aline Fabre, 60 ans, conseillère d'éducation à Sète, a "basculé" récemment. "J'ai toujours voté à droite, mais je suis convaincue par Mélenchon, beaucoup de gens à droite autour de moi font pareil, Il explique tout, il y a une cohérence, ça nous touche", affirme-t-elle, se disant "déçue d'une droite qui n'a fait que dégringoler depuis De Gaulle".

"On est certains d'être au deuxième tour", dit-elle de son candidat, dans le quatuor de tête où l'écart dans les sondages se resserre entre lui-même, Emmanuel Macron, Marine Le Pen et François Fillon. "Vous avez vu le monde à ses meetings ? C'est fou le monde soulevé par cet homme-là. Lui, c'est autre chose !", déclare-t-elle.

François Spirckel, 47 ans, entrepreneur dans le numérique, affirme avoir été "traîné" au meeting par son fils de 16 ans. "Il a touché la France moyenne, le gamin moyen. C'est le +Nouvel Espoir+!", dit-il en souriant, en référence au premier opus de la saga Star Wars.

Il est désormais conquis: "Je ressens un mélange d'anxiété et d'espoir, je me dis +et si on y arrivait ?+. Grâce aux idées qu'il porte, j'ai revu mon Histoire de France, j'ai fait un bond énorme en économie. Il m'a réveillé politiquement, je lui dois au moins ça".

"Ne croyez pas ce qu'ils vous disent: +il veut sortir de l'Europe, de l'euro+ (...), allons, un peu de sérieux", a d'ailleurs déclaré le candidat "insoumis".

Attaqué par ses concurrents sur sa volonté d'appliquer immédiatement son plan B consistant à sortir des traités européens avec les pays qui souhaitent accompagner la France, M. Mélenchon s'est dit "sûr" de parvenir à négocier une modification des traités.

Le fils de François, Vincent et les amis de celui-ci, Amélia, 16 ans, et Maël, 15 ans, expriment leur "frustration" de ne pas pouvoir voter. "L'avoir en vrai, ce serait mieux, mais cet hologramme c'est une découverte", estime Vincent.

"On a découvert la politique avec lui, il nous cultive, affirme énergiquement Amélia. On se dit que le deuxième tour, y'a moyen", .

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