Point d’orgue des journées parlementaires du Parti socialiste à Montpellier, Anne Hidalgo a commencé à tracer les contours de sa future campagne. Elle a pu répondre lors d’un échange avec les parlementaires. Une manière de ne pas les laisser de côté.
Devant les parlementaires PS, Anne Hidalgo peaufine son costume de présidentiable
Point d’orgue des journées parlementaires du Parti socialiste à Montpellier, Anne Hidalgo a commencé à tracer les contours de sa future campagne. Elle a pu répondre lors d’un échange avec les parlementaires. Une manière de ne pas les laisser de côté.
Elle n’est pas encore candidate mais c’est tout comme. La maire de Paris Anne Hidalgo, en visite aux journées parlementaires du parti socialiste à Montpellier, n’a rien laissé filtrer sur son agenda. Rien sur la date choisie pour annoncer sa candidature à l’élection présidentielle. Les sénateurs ou députés, collaborateurs d’élus, et la trentaine de journalistes présents sur place, resteront sur leur faim. « Ce n’est pas de l’hésitation, ni de la coquetterie », explique l’invitée qui occupe le haut de l’affiche de ces trois jours très politiques dans la capitale de l’Hérault. Pour faire quelque chose de « grand », la quasi-candidate veut s’assurer que tout est prêt. Elle est déjà reçue avec un accueil chaleureux.
Sa stature de présidentiable et son leadership dans sa famille se sont construits progressivement ces derniers mois. La plupart des parlementaires sont prêts à se ranger derrière elle. Anne Hidalgo s’appuie aussi sur un réseau de maires et d’élus locaux. A Montpellier, le maire Michaël Delafosse et la présidente de région Carole Delga par exemple. « Les fondations sont là, et je dois le dire aussi : l’équipe. Cette équipe de France, très très large. Avec des femmes et des hommes qui savent de quoi ils parlent […] Toute cette nouvelle génération d’élus dans nos territoires », énonce la maire.
Lorsque s’ouvre dans ce 7 septembre un moment d’échange formel avec les parlementaires au palais des Congrès, la présidente du groupe socialiste à l’Assemblée nationale lui fait entendre sur la scène que le faux suspense s’éternise. « Il y a une forme d’impatience. Tu le ressentiras peut-être », lui confie dans un clin d’œil Valérie Rabault.
« Vous avez tenu bon »
Devant les sénateurs et les députés, la maire de Paris sème pourtant des petits cailloux menant vers son programme. D’un bout à l’autre du discours, la candidate perce sous la coquille de maire de Paris. Anne Hidalgo revient sur son histoire personnelle, ses racines et son ascension républicaine et le coup de tonnerre de 2017 pour sa famille politique. « Vous avez tenu bon dans une tempête que personne n’attendait de cette ampleur », salue Anne Hidalgo.
Comme une ébauche des grands axes du programme, elle aborde tour à tour des grands sujets : l’école, qu’elle souhaite « remettre au cœur de la promesse d’égalité républicaine », la question du travail, ou encore la transition écologique, qui sera « l’enjeu majeur des mois qui viennent ». Sur la transformation de l’économie, la maire de Paris s’engage aussi sur le créneau de la réindustrialisation, cher à Arnaud Montebourg, mais elle lui ajoute l’adjectif « écologique ».
Sur le plan institutionnel, elle fait part de son envie de « changements importants », redonnant au Parlement une meilleure maîtrise de son agenda, ou encore plus d’attention aux corps intermédiaires. L’international, prérogative présidentielle par excellence, n’est pas en reste. Anne Hidalgo insiste sur la nécessité de développer une Europe de la défense.
Les échanges sur les propositions, et ce qui sera in fine le programme, ont pris une nouvelle dimension lorsque s’est ouverte une séance d’échanges avec les parlementaires. Présents en nombre, ce sont notamment les sénateurs qui ont multiplié les questions, curieux de connaître les idées d’Anne Hidalgo. Inégalités territoriales, jeunesse, entreprise, finances locales encore pollution au plastique, l’éventail est large. Les prises de parole sont aussi l’occasion d’exprimer leur point de vue sur la stratégie. « Nous avons besoin de propositions claires et de clarté dans nos discours », insiste la sénatrice Hélène Conway-Mouret.
Les réponses se font tantôt précises - elle se déclare en faveur du droit de vote à 16 ans ou encore pour une généralisation de l’alternance - tantôt générales. La construction de l’architecture du programme ne fait que commencer, mais Anne Hidalgo cherche à éveiller la curiosité sur son chemin vers la présidentielle. « Nous sommes capables d’être en phase avec ce que les Français attendent, nous sommes en capacité de les rassurer et aussi de les surprendre ». Elle n’en dira pas plus.
« Ton image est très fortement marquée par ta responsabilité de maire de Paris »
Elle s’attarde en revanche sur les questions relatives à son profil, indissociable de la ville capitale. « Ton image est très fortement marquée par ta responsabilité de maire de Paris », souligne le sénateur de Seine-et-Marne Vincent Eblé, conscient que cet aspect peut constituer un « risque ». « Très à l’aise » sur cette question, Anne Hidalgo se présente comme « l’émanation du peuple de Paris », et refuse tout amalgame avec le pouvoir central présent dans la ville. La maire de la capitale retourne même les inquiétudes autour de la figure de la maire de Paris à son avantage. « C’est plutôt un atout. Il n’y a pas beaucoup de candidats potentiels qui ont une expérience de gestion à cette échelle-là », démontre-t-elle. Et d’ajouter, comme une critique à peine dissimulée sur l’actuel quinquennat : « Dans les cinq ans qui viennent, il vaut mieux éviter les improvisations. »
« Anne Hidalgo est maire de Paris, elle représente un territoire, elle ne représente pas le pouvoir national dans cette campagne qui s’ouvre », abonde le sénateur de Paris Rémi Féraud, et ancien maire du 10e arrondissement.
A la fin de la rencontre, les parlementaires que nous avons rencontrés se montrent convaincus par la prestation de leur potentielle candidate. « C’était intéressant. Le programme est en train de se charpenter, il est très emprunté de son expérience de maire », salue le sénateur du Gers Franck Montaugé. « Son expérience personnelle montre qu’elle n’a rien à envier à personne en matière de connaissance des gens », pointe à son tour Didier Marie. Le sénateur de Seine-Maritime considère que la maire de Paris a « toutes les qualités pour porter cette candidature ». Le grand oral devant les parlementaires PS terminé, acquis pour la plupart à sa cause, une autre étape s’engage désormais pour Anne Hidalgo : le grand oral devant les Français.
Si la liberté artistique avait un visage, ce serait le sien. Charlélie Couture ne s’est jamais contenté de pratiquer un seul art, cela ne lui aurait pas suffi. Alors il chante, sculpte, dessine et même photographie. Pour lui, la création est une nécessité, si bien qu’il était parti vivre cette aventure en Amérique, la tête remplie de rêves mais qui se sont peu à peu dissipés en raison du contexte politique. Son dernier livre, Manhattan Gallery (éd. Calmann-Lévy) retrace cette histoire à travers le portrait de 50 personnes rencontrées dans sa galerie new-yorkaise. Invité de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, il revient sur sa carrière, ses engagements et ses innombrables projets.
Au Clos-Toreau, quartier populaire du sud de Nantes, les habitants se battent depuis deux ans pour obtenir l’ouverture d’un centre de santé. A l’approche des élections municipales, la question des déserts médicaux s’impose dans la campagne comme un sujet de préoccupation récurrent, comme en témoigne cet habitant de Nantes dans l’émission Dialogue citoyen.
En annonçant sa candidature à la présidentielle, le patron des Républicains a promis de « renverser la table » en redonnant la parole aux Français par des référendums sur l’immigration et la justice ou encore en redonnant la primauté du droit national sur les normes internationales. Un programme qui nécessite de réviser la Constitution. Il y a quelques années, le sénateur de Vendée avait déposé une proposition de loi constitutionnelle en ce sens, avant de la retirer faute d'avoir pu réunir une majorité au Sénat.
La déclaration de candidature de Bruno Retailleau est loin de solder le problème complexe de la stratégie à adopter pour l’élection de 2027. Le groupe de travail sur le départage doit remettre ses travaux début mars. Plusieurs membres recommandent de ne pas se limiter à un processus de sélection trop resserré au seul parti LR.