Didier Guillaume : « Demain il faudra repenser notre organisation sociale et alimentaire »

Didier Guillaume : « Demain il faudra repenser notre organisation sociale et alimentaire »

Fermeture des marchés, soutien de la filière agricole, patriotisme alimentaire, Didier Guillaume le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation répond aux questions d’Oriane Mancini. Il est l’invité politique de Public Sénat.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Sur la fermeture des marchés :

« Je suis favorable au maintien de l’ouverture des marchés de plein vent. Dans certains territoires, ils sont indispensables aux populations comme aux petits producteurs. En relation avec le Préfet, les maires vont donc avoir le choix de les conserver sous réserve que les conditions de sécurité soient assurées. C’est parfois le seul endroit où l’on peut faire ses courses. C’est aux maires de prendre leurs responsabilités et j’en appelle au bon sens. »

 

La grande distribution :

« J’ai appelé et j’appelle la grande distribution à soutenir nos agriculteurs et elle s’est engagée dans cette campagne de patriotisme alimentaire. Des efforts seront par exemple faits en matière de délais de paiement. Et si les grandes surfaces doivent ouvrir le dimanche pour étaler la fréquentation et bien il faudra que ce soit autorisé.»

 

Les conséquences économiques :

« Il faut défendre nos agriculteurs et sécuriser la chaîne alimentaire. Il n’y aura pas de pénurie ou de rupture de cette chaîne. L’idée du projet de loi sur l’État d’urgence sanitaire est de donner de la flexibilité. À situation exceptionnelle, il faut des moyens exceptionnels et temporaires.

Nous avons par exemple un problème de main-d’œuvre pour les prochaines récoltes. 200 000 postes sont à pourvoir et nous travaillons dans plusieurs directions. Il faut pouvoir adapter les contrats ou encore permettre à certains travailleurs saisonniers étrangers de venir en France.

La filière de la pêche est également en grande difficulté. Pour répondre à cette crise, il y a actuellement des discussions au niveau européen pour soutenir cette filière.

Je pense que demain, il faudra repenser notre organisation globale, sociale comme alimentaire.»

 

Pendant toute la période du confinement, retrouvez chaque jour de semaine à midi notre interview politique, en ligne sur publicsenat.fr et notre chaîne YouTube.

Dans la même thématique

Didier Guillaume : « Demain il faudra repenser notre organisation sociale et alimentaire »
7min

Politique

Panthéonisation du résistant communiste Missak Manouchian : « Vous entrez ici en soldat avec vos camarades », salue Emmanuel Macron

« La France reconnaissante vous accueille », a déclaré le président de la République pour la panthéonisation de Missak Manouchian et de sa femme Mélinée, lors d’une cérémonie émouvante. A travers lui, ce sont ses 23 compagnons d’armes fusillés par les nazis, et tous les Francs-tireurs et partisans - main-d’œuvre immigrée, les FTP-MOI, à qui la France rend hommage. « La France de 2024 se devait d’honorer ceux qui furent 24 fois la France », a affirmé Emmanuel Macron.

Le

Des agriculteurs bloquent le peage de l’autoroute A43 a Saint-Quentin Fallavier en direction de Lyon et Grenoble – Farmers block the toll of the A43 motorway in Saint-Quentin Fallavier towards Lyon and Grenoble
4min

Politique

Sondage : 91% des Français soutiennent le mouvement des agriculteurs

Selon un sondage Odoxa – Backbone Consulting pour le Figaro, les personnes interrogées soutiennent très largement la mobilisation des agriculteurs. Pire encore, le soutien au mouvement n’a jamais été aussi haut avec 91% des Français (en hausse de 2 points) déclarant approuver le mouvement lancé il y a près de 3 mois.

Le

Didier Guillaume : « Demain il faudra repenser notre organisation sociale et alimentaire »
3min

Politique

Passe d’armes entre le Premier Ministre et le RN sur l’agriculture : « Le Rassemblement National dit tout et son contraire » tacle Gabriel Attal

Au cours de sa conférence de presse et quelques heures après avoir proposé un débat à Marine le Pen sur l’agriculture dans le journal Le Figaro, le Premier Ministre est revenu sur la passe d'armes qui l'oppose à la présidente du groupe RN à l’Assemblée. Critiquant les « changements de pied incessants » du RN, le Premier Ministre a taclé l'ex-finaliste à l’élection présidentielle, l'accusant de ne pas être « très à l'aise sur ces questions » et d'avoir « peur que cela se voit ».

Le