Didier Guillaume : « Je souhaite que les socialistes soient dans la majorité présidentielle »
Didier Guillaume, président du groupe socialiste au Sénat, était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. S’il ne s’est pas mis « en marche » à proprement parler, il soutient l’action du Président et se dit satisfait du mouvement de recomposition politique qui est en cours. 

Didier Guillaume : « Je souhaite que les socialistes soient dans la majorité présidentielle »

Didier Guillaume, président du groupe socialiste au Sénat, était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. S’il ne s’est pas mis « en marche » à proprement parler, il soutient l’action du Président et se dit satisfait du mouvement de recomposition politique qui est en cours. 
Public Sénat

Par Alice Bardo

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

L’annonce de la composition du nouveau gouvernement, qui devait avoir lieu hier, a été reportée à aujourd’hui 15h. En cause, la volonté du Président d’ « introduire un temps de vérification » de la situation fiscale des ministres nommés, ainsi que de leur déclaration d’intérêt. « C’est indispensable pour qu’on ne revive pas ce qu’on a vécu jusque-là », commente Didier Guillaume. Une allusion aux affaires Cahuzac et Thévenoud, qui ont entaché le début du quinquennat précédent. 

« Il faut qu’il aille au bout »

Ce « temps de vérification » ne semble toutefois pas être la seule et unique raison de ce report. « Le Président et le Premier ministre ont dû discuter, ce ne sont pas des amis d’enfance, ils ne se connaissent pas vraiment », suppose le président du groupe socialiste au Sénat. Et d’ajouter : « Le Premier ministre doit vouloir imprimer sa marque, le Président a pris des engagements.» Il espère que les nouveaux ministres correspondront aux critères énoncés par Emmanuel Macron, à savoir un mélange de différentes sensibilités politiques et des personnalités issues de la société civile. « Il faut qu’il aille au bout, il ne peut pas se renier après avoir été élu », conclut Didier Guillaume.

Didier Guillaume : « Le Premier ministre doit vouloir imprimer sa marque, le Président a pris des engagements.»
00:24

Le sénateur salue la volonté présidentielle de vouloir « faire travailler ensemble des progressistes (…) d’accord sur des orientations politiques » et sur le projet porté par le Président sans l’être forcément sur tout. « Comme dans nos mairies, où les gens sont d’accord avec le projet municipal », ajoute-t-il.

« Je soutiens l’action du Président »

S’il reste socialiste et que, contrairement à certains membres de son parti, il n’a pas adhéré à En Marche, lui aussi adhère au programme d’Emmanuel Macron. « Je soutiens l‘action du Président », affirme le président du groupe socialiste au Sénat.

Didier Guillaume : « Je soutiens l’action du Président »
00:19

Conscient de l’échec des partis de gauche à l’élection présidentielle, il se félicite de la recomposition politique en cours et accepte le sort de son parti : « Est-ce qu’il ne fallait pas que ces partis se rénovent ? » « Les électeurs nous ont quittés il y a très longtemps », constate-t-il. « Il ne faut pas perdre notre identité mais avancer.» Par avancer, entendre se placer dans la majorité présidentielle. Plus encore, le sénateur estime que « le PS est dans cette majorité parce que Macron est un progressiste qui porte beaucoup de nos idées » et que « les premières mesures proposées par le Président correspondent totalement à ce que nous avons fait lors du quinquennat précédent ». Des propos que juge « inacceptables » le sénateur PS Luc Carvounas. Invité sur LCP, il a qualifié le comportement du président du groupe socialiste de « pyromane ».

Pas de report des élections sénatoriales

Didier Guillaume appelle les députés et sénateurs à valider la déclaration de politique générale du Président, qui devrait être faite peu après les législatives. Quant à la rumeur sur le report de sénatoriales, il  confirme avoir « travaillé » à cette  proposition. « Si on veut que la réduction du nombre de parlementaires se voie pendant ce quinquennat, la seule possibilité est que ça passe par le Sénat et en 2021 », se justifie-t-il. Il annonce toutefois que le projet a été enterré. Les élections sénatoriales se tiendront donc bien en 2017 et l’actuel président du groupe socialiste a l’intention de postuler à sa propre succession.

Didier Guillaume confirme que le projet de report des sénatoriales est enterré
00:43

Partager cet article

Dans la même thématique

David Lisnard officialise sa candidature a la mairie de Cannes
1min

Politique

David Lisnard « pense qu’il n’a plus rien à faire chez LR »

Mécontent des trois scénarios définis, mardi soir, lors du bureau politique de LR, pour désigner leur candidat à l’Élysée en 2027, le président de l’Association des maires de France, lui-même candidat à la présidentielle dénonce « un vote triqué ». Il indique qu’il va s’entretenir avec Bruno Retailleau pour lui annoncer son départ du parti.

Le

FRA – ELECTIONS MUNICIPALES – LR RETAILLEAU
11min

Politique

Entre appels à la « clarification » face au RN et mode de désignation du candidat, la tension revient chez les LR, malgré « un bilan positif » des municipales

Les sénateurs LR ont débriefé des municipales jugées réussies dans les villes moyennes, malgré les défaites de Paris et Lyon. Reste le cas de Nice, où Bruno Retailleau n’a pas appelé à battre Eric Ciotti, allié au RN. La sénatrice LR Dominique Estrosi Sassone, présente sur la liste de Christian Estrosi, dénonce « l’absence de clarification de (sa) famille politique ». Le bureau politique de ce mardi soir devrait permettre quelques franches explications…

Le

France Presidential Election
10min

Politique

LR, PS, RN, LFI,… objectif 2027 : que révèlent les chiffres des municipales ?

À un an de la présidentielle, les résultats des élections municipales offrent un premier aperçu des forces et faiblesses des principaux partis, sans pour autant prédire ce que va donner la bataille pour 2027. Entre ancrages locaux solides et fragilités stratégiques, la droite (LR), la gauche (PS, LFI), le centre et l’extrême droite (RN) dessinent un paysage fragmenté et incertain, où chaque camp commence déjà à se positionner pour 2027.

Le