Didier Guillaume : « La droite va gagner les sénatoriales » et « Larcher sera président du Sénat »

Didier Guillaume : « La droite va gagner les sénatoriales » et « Larcher sera président du Sénat »

Didier Guillaume, président du groupe PS du Sénat, était l’invité de L’Epreuve de vérité, en partenariat avec l’AFP et Les Echos, ce jeudi. Interrogé sur les élections sénatoriales du 24 septembre prochain, il a confirmé que la droite devrait garder la majorité à la Haute assemblée. Le sénateur de la Drôme a affirmé qu’« il n’y […]
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Didier Guillaume, président du groupe PS du Sénat, était l’invité de L’Epreuve de vérité, en partenariat avec l’AFP et Les Echos, ce jeudi. Interrogé sur les élections sénatoriales du 24 septembre prochain, il a confirmé que la droite devrait garder la majorité à la Haute assemblée.

Le sénateur de la Drôme a affirmé qu’« il n’y aura pas de surprise ». « Gérard Larcher sera président du Sénat le 2 octobre » a-t-il même ajouté.

« Nous allons perdre des sièges, le moins possible j’espère. La droite va en gagner, le moins possible j’espère. La droite continuera à être majoritaire au Sénat, c’est évident. Quelqu’un qui voudrait dire l’inverse, ce serait une langue de bois absolument ahurissante. Et il y aura de nouveaux élus La République En Marche, sans aucun doute. J’ai entendu des chiffres, 50 ou 60. A mon avis, il y en aura deux fois moins » selon Didier Guillaume.

« Le gouvernement et LREM ont commis des erreurs »

Didier Guillaume estime que « le gouvernement et LREM ont commis des erreurs en faisant ces annonces », évoquant la baisse des APL, les dotations et la suppression des contrats aidés, « la goutte d’eau qui fait déborder le vase ». « C’est trop brutal » estime le sénateur PS.

« Nous, on en a perdu 20 ou 25 lors des dernières élections. Les municipales nous sont défavorables, on va peut-être en perdre le même nombre. Le moins possible » ajoute le président du groupe PS, qui en compte actuellement 86.

« Je ne vais pas vous raconter des histoires. On ne va pas la gagner cette élection. La droite va la gagner et sera majoritaire au Sénat. Raison de plus de renforcer le groupe socialiste pour faire contrepoids à la droite » a-t-il insisté.

Retailleau quitte la région et reste au Sénat : « Attention au bonneteau électoral »

Bruno Retailleau va choisir de quitter la région pour le Sénat : « Attention au bonneteau électoral » réagit Didier Guillaume
00:53

Interrogé sur le choix du président du groupe LR, Bruno Retailleau, de lâcher la présidence de la région Pays de la Loire pour rester au Sénat, pour cause de non-cumul, Didier Guillaume a mis son collègue en garde : « Il faut faire attention de jouer au bonneteau électoral. Quand on se présente à la présidence d’une région, en principe, c’est pour 6 ans ». Bruno Retailleau a été élu à la tête de la région en 2015. Il devrait annoncer sa décision demain (voir notre article sur le sujet).

« Si on veut réhabiliter la politique, une fois qu’on est sur un poste, on doit y rester » dit-il, tout en ajoutant « comprendre qu’il fasse le choix du national. Il a été directeur de campagne de François Fillon, (…) peut-être sera-t-il candidat à présidence de LR, nous verrons bien ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Sophia Chikirou and Jean Luc Melenchon in a meeting for the municipal elections at Mutualite in Paris
6min

Politique

« L'arbitre de la compétition » : aux municipales, LFI veut se rendre indispensable à gauche malgré son isolement

Avec ses centaines de listes indépendantes, La France insoumise (LFI) veut passer un cap à l’échelon local et assume de faire du scrutin des 15 et 22 mars le « premier tour » de l'élection présidentielle. De quoi espérer remporter plusieurs municipalités de banlieue et se mêler à la bataille du second tour dans les grandes villes, où socialistes et écologistes ne pourront se passer des voix insoumises pour l’emporter.

Le

Paris: PY Bournazel reunion publique campagne municipale Paris
7min

Politique

Municipales : faute d’implantation locale, Renaissance contraint de faire profil bas

La formation de Gabriel Attal a fait le choix d’une campagne a minima pour les élections municipales, avec 360 listes menées sur son nom. Faute d’implantation locale, Renaissance a surtout choisi de former des coalitions avec ses partenaires du centre et de droite pour augmenter le nombre de ses conseillers municipaux. Enjamber les municipales pour mieux lancer la campagne présidentielle, c’est le pari de l’ancien Premier ministre.

Le

Marseille: Marine Le Pen and Franck Allisio at the end of their meeting for the municipal elections
9min

Politique

Municipales 2026 : le Rassemblement national joue sa carte présidentielle

Le parti à la flamme va devoir montrer qu'il est bien implanté localement et qu'il n'a pas perdu sa dynamique avant la présidentielle de 2027. Dans ce cadre, les enjeux des élections municipales jouent un rôle décisif, car actuellement peu ancré localement, chaque mairie gagnée devient pour le Rassemblement national un marchepied stratégique pour le national.

Le