François Kalfon, membre de la direction collégiale du Parti socialiste, a annoncé lundi qu'il soutenait la candidature de Luc Carvounas, député du Val-de-Marne, à la tête du parti.
"Je veux un congrès d'engagement, je ne veux pas un congrès de faux-semblants", a expliqué l'ancien directeur de campagne d'Arnaud Montebourg sur Sud Radio. "Je veux un congrès d'engagement et je veux un congrès de rassemblement", a-t-il ajouté.
"C'est pourquoi je vais soutenir Luc Carvounas, qui est un homme d’engagement, qui est un homme qui finalement vient du fond de la salle, comme on dit, a conquis ses mandats et souhaite opérer ce rassemblement".
"Car nous n'allons pas rejoué l’opposition entre ceux qui étaient les hollandais et les frondeurs, ça n'aurait aucun sens", a-t-il poursuivi.
François Kalfon, membre de la direction collégiale du Parti socialiste (G), au siège du parti, le 17 juillet 2017
AFP/Archives
"Je ne veux pas d'un congrès où nous aurions sur l'avant-scène des socialistes qui sont dans la fierté" et qui seraient "finalement dans les coulisses (...) soit la force supplétive d'Emmanuel Macron dans quelques années, soit peut-être ceux qui rallieraient La France insoumise", a-t-il encore affirmé.
Cet ex-soutien d'Arnaud Montebourg ne voit pas de problème à apporter aujourd'hui son soutien à Luc Carvounas, lui-même ex-soutien de Manuel Valls. "Tout ça c'est le passé, il faut construire l'avenir", a-t-il dit.
Interrogé sur l'idée d'une coprésidence à la tête du PS, comme l'a suggéré Julien Dray, M. Kalfon a jugé qu'"il faut de l'incarnation". "Je pense que nous devons avoir un homme ou une femme à la direction de ce parti".
François Kalfon a toutefois déclaré qu'il aurait "souhaité qu'un ticket puisse s'opérer entre un homme et une femme". "Je vais vous révéler que Luc Carvounas l'a proposé à quelques personnes, à quelques femmes qui étaient potentiellement candidates", a-t-il glissé.
Les 62 sénateurs PS vont élire ce mercredi leur président de groupe. Le sortant Patrick Kanner, président depuis 2018, voit son poste convoité par Rachid Temal, qui pointe le manque de collégialité. Entre grands oraux passés ce mardi par le courant d’Olivier Faure et discussions de couloirs, cette campagne courte et discrète n’en est pas moins intense.
La hausse des taux d’intérêt continue de s’élever à un rythme qui n’avait pas été anticipé. Elle renchérit à la fois le coût des nouvelles émissions de dette mais aussi le renouvellement des anciens bons du Trésor. Selon l’économiste Anthony Morlet-Lavidalie, la charge annuelle de la dette pourrait à moyen terme retrouver des niveaux que la France n’avait plus connu depuis l’entre-deux-guerres.
Parti de revendications sur les moyens, le manque d’enseignants ou les conditions d’étude, le mouvement lycéen s’étend de ville en ville. Le soutien affiché de La France insoumise et la réponse ferme du gouvernement ont progressivement déplacé la contestation sur le terrain politique. Mais les sociologues insistent sur l’autonomie des élèves et redoutent que l’affrontement entre adultes ne finisse par éclipser leurs revendications.
Dans la tourmente depuis lundi et l’article de Mediapart qui a révélé des écrits antisémites datant de 2013, le président du RN, Jordan Bardella, a annoncé dans la foulée le dépôt d’une plainte pour diffamation et dénonce une opération destinée à le « tuer politiquement ». Cette mise en avant d’une « manipulation » n’est pas sans rappeler la défense de François Fillon il y a 10 ans et pose la question d’une future mise à l’écart de celui censé former un ticket avec Marine Le Pen pour l’élection présidentielle.