Donald Trump « joue avec le feu » estime Guillaume Balas
Unilatéralement, le président des États-Unis a décidé de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël. Une décision qui met le feu aux poudres dans une région sous tension. Invité de Territoires d’Infos ce vendredi, l’eurodéputé considère que c’est une « injustice supplémentaire » pour le peuple palestinien.

Donald Trump « joue avec le feu » estime Guillaume Balas

Unilatéralement, le président des États-Unis a décidé de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël. Une décision qui met le feu aux poudres dans une région sous tension. Invité de Territoires d’Infos ce vendredi, l’eurodéputé considère que c’est une « injustice supplémentaire » pour le peuple palestinien.
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Par Héléna Berkaoui

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Invité de Territoires d’Infos ce vendredi, l’eurodéputé Guillaume Balas - proche de Benoît Hamon – juge que la décision de Donald Trump est « une très mauvaise nouvelle » pour les Palestiniens et pour les Israéliens. Le président des États-Unis a annoncé, mercredi 6 novembre, la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël. Enjeu majeur des négociations entre Palestiniens et israéliens, le statut de Jérusalem est une question explosive. La décision unilatérale de Donald Trump aura des répercussions importantes dans la région. Guillaume Balas estime que cela représente « une injustice supplémentaire » pour les Palestiniens. À noter que la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël ne respecte pas le droit international. Depuis la guerre des six jours en 1967 et la prise des quartiers orientaux de cette ville, Israël considère Jérusalem comme sa capitale. La charte de l’ONU souligne que « le statut de Jérusalem doit être décidé à l’issue de négociations. »

« Pour les Palestiniens et pour les Israéliens c’est une très mauvaise nouvelle » juge l’eurodéputé.

« Pour les Palestiniens et pour les Israéliens c’est une très mauvaise nouvelle » juge l’eurodéputé. « Ça va avoir un impact dans les mentalités de voir cette injustice supplémentaire par rapport aux Palestiniens » considère-t-il. Selon lui, Donald Trump a cédé « à la pression d’un certain nombre de lobbies chrétiens conservateurs qui sont influents au sein du parti républicain. » Une analyse partagée par les observateurs. Proche de Benoît Hamon, il considère également que « la reconnaissance de l’État palestinien » par la France « peut être un contre balancement » à cette décision. Actuellement, l’État palestinien a seulement le statut d’État observateur à l’ONU, au même titre que le Vatican. Conscient de l’embrasement que va provoquer l’annonce de Donald Trump, Guillaume Balas dénonce « une attaque contre la sécurité d’Israël. » Et juge que « la France a raison de s’opposer à cela. »

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