Double procuration, débat entre les candidats : le Sénat adopte une proposition de loi sur l’organisation de la présidentielle
Le texte adopté par les sénateurs prévoit de permettre la double procuration pour l’élection présidentielle. Une mesure destinée à faciliter l’exercice du vote sous covid-19. La proposition de loi ne pourra cependant pas être adoptée par les députés avant le scrutin.

Double procuration, débat entre les candidats : le Sénat adopte une proposition de loi sur l’organisation de la présidentielle

Le texte adopté par les sénateurs prévoit de permettre la double procuration pour l’élection présidentielle. Une mesure destinée à faciliter l’exercice du vote sous covid-19. La proposition de loi ne pourra cependant pas être adoptée par les députés avant le scrutin.
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A moins de deux mois de la présidentielle, le Sénat a adopté une proposition de loi centriste, déposée par le sénateur Philippe Bonnecarrère, visant à assurer « la qualité du débat démocratique et à améliorer les conditions sanitaires d’organisation de l’élection présidentielle ».

Le texte, adopté par 216 voix contre 24, prévoit qu’« au moins un débat (soit) organisé entre l’ensemble des candidats avant le premier tour de scrutin » dans « le respect des principes d’équité et d’égalité qui gouvernent le traitement de la campagne présidentielle par les médias audiovisuels ».

Sur le plan sanitaire, la proposition de loi prévoit la possibilité pour chaque électeur de disposer de deux procurations et d’établir les procurations depuis son domicile. La proposition de loi facilite aussi l’augmentation du nombre de bureaux de vote. Une proposition de loi organique a été adoptée pour la présidentielle, et une proposition de loi simple, pour les législatives.

A noter que le 9 février dernier, la ministre chargée de la Citoyenneté, Marlène Schiappa, s’était prononcée contre la double procuration, « qui s’avère sans effet ». « C’est moins de 20.000 électeurs », avait souligné la ministre.

Bien qu’adoptée par le Sénat, la proposition de loi n’ira pas plus loin et n’entrera pas en vigueur avant le scrutin. Pour être adoptée définitivement par le Parlement, il faudrait que l’Assemblée nationale l’inscrive à son calendrier. Or la session parlementaire est maintenant terminée, du fait de la campagne électorale.

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