Droit du travail : le recours aux ordonnances est une « procédure normale » pour Bourlanges
Jean-Louis Bourlanges, candidat Modem pour la République en marche (REM) dans la douzième circonscription des Hauts-de-Seine, était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. Favorable à la procédure par ordonnances, il a également défendu la réforme de l’éducation.  

Droit du travail : le recours aux ordonnances est une « procédure normale » pour Bourlanges

Jean-Louis Bourlanges, candidat Modem pour la République en marche (REM) dans la douzième circonscription des Hauts-de-Seine, était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. Favorable à la procédure par ordonnances, il a également défendu la réforme de l’éducation.  
Public Sénat

Par Alice Bardo

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Tour à tour, Le Parisien puis Libération ont publié des documents révélant, selon leurs informations, des «pistes » explosives de la réforme du droit du travail. Côté gouvernement, on récuse tout « plan caché », ce qu’a confirmé Jean-Louis Bourlanges.

Le candidat Modem pour REM aux législatives a ensuite défendu la méthode employée par l’exécutif pour faire passer sa réforme, à savoir le recours aux ordonnances. « Un équilibre politique assez subtil entre l’initiative gouvernementale et le rôle du Parlement », estime-t-il. À titre de comparaison, il se réfère à l’adoption de la loi El-Khomri, pour laquelle le gouvernement a « pris par surprise » les électeurs.

Il considère également que, contrairement à l’utilisation du 49-3, la procédure par ordonnances est « normale » et « ne court-circuite pas le Parlement ». Cette méthode permet un dialogue très approfondi avec les syndicats », a-t-il ajouté. Et de conclure : « Entre l’habilitation et la ratification, les syndicats et le gouvernement pourront dire comme les gens qui s’aiment : enfin seuls. »

Bourlanges : « Entre l’habilitation la ratification les syndicats et le gouvernement pourront dire comme els gens qui s’aiment : enfin seuls. »
00:16

Jean-Michel Blanquer, un « spécialiste remarquable »

Autre réforme, celle de l’éducation défendue par Jean-Michel Blanquer, qui a présenté sa feuille de route dans Le Parisien ce jeudi. Un « spécialiste remarquable » de la problématique du décrochage scolaire, qui fait « extrêmement attention à toutes les enquêtes théoriques et surtout empiriques sur (s)es causes ».

Jean-Michel Blanquer, un « spécialiste remarquable » selon Bourlanges
00:15

Parmi les mesures proposées par le ministre de l’Éducation : « autoriser à nouveau le redoublement », qui est quasiment interdit depuis 2015. « Ce que dit M. Blanquer, c’est que dans certains cas, très limités, le redoublement peut être la moins mauvaise solution », justifie Jean-Louis Bourlanges, qui invite toutefois à « inventer des filières de réadaptation pour les gens en situation de pré-décrochage »

Le ministre de l’Éducation a également annoncé la fin des devoirs à la maison pour la rentrée 2017, grâce à la mise en place d’un dispositif nommé « Devoirs faits ». Celui-ci prendrait la forme d’une « étude dirigée » à l’école, encadrée par des enseignants volontaires ainsi que des intervenants extérieurs. Une mesure à laquelle souscrit le candidat dans la 12e circonscription des Hauts-de-Seine, qui pointe « l’inégalité des situations des enfants devant les devoirs ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
7min

Politique

Budget : « On a des signaux dans notre direction », salue le PS Patrick Kanner, mais « un trou dans la raquette » sur les recettes

Le premier ministre a mis sur la table une série de concessions, qui s’adressent surtout au PS, sur le budget. Mais « sur la partie recettes, je reste fortement sur ma faim », pointe le président du groupe PS du Sénat, Patrick Kanner, qui attend des précisions d’ici mardi, notamment sur la taxation des grandes entreprises et des hauts revenus.

Le

BRUSSELS FARMERS PROTEST MERCOSUR
10min

Politique

Mercosur : une saisine de la Cour de justice de l’Union européenne va-t-elle suspendre l’application provisoire du traité ?

Après la signature prévue samedi au Paraguay entre les pays latino-américains du Mercosur et l’Union européenne, les députés européens se prononceront mercredi sur l’opportunité de saisir la Cour de Justice de l’Union européenne contre cet accord controversé. Si la Commission européenne s’est engagée à suspendre l’application provisoire du traité en cas de vote de la résolution, rien pourtant ne l’y oblige.

Le