Dupont-Aignan va lancer une « plateforme participative » pour bâtir un programme
Nicolas Dupont-Aignan (DLF) a décliné dimanche son nouveau credo de l'union des droites face à "l'arnaque" représentée selon lui...

Dupont-Aignan va lancer une « plateforme participative » pour bâtir un programme

Nicolas Dupont-Aignan (DLF) a décliné dimanche son nouveau credo de l'union des droites face à "l'arnaque" représentée selon lui...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Nicolas Dupont-Aignan (DLF) a décliné dimanche son nouveau credo de l'union des droites face à "l'arnaque" représentée selon lui par Emmanuel Macron et annoncé le lancement d'une "plateforme participative" pour bâtir un programme.

"A l'intérieur du bel emballage en papier glacé il y avait ces mesures cachées que rêvaient d’imposer depuis si longtemps bon nombre de gouvernements ou de lobbys", a lancé à Paris le président de Debout la France et ancien candidat à la présidentielle lors de l'université de rentrée de son parti.

"En vérité une oligarchie sans scrupule s'est emparée du pouvoir" avec l'élection de M. Macron, a ajouté M. Dupont-Aignan, selon le discours transmis par son entourage.

Celui qui s'était allié avec Marine Le Pen durant l'entre-deux tours de la présidentielle a appelé ses partisans à ne pas "se résigner". "Car si ce pouvoir a l’apparence de la force il est en réalité bien fragile. Jupiter est un colosse aux pieds d’argile ! Il ne durera pas", veut-il croire.

"Les Français commencent d'ailleurs à découvrir l'arnaque", a-t-il ironisé, ajoutant qu'Edouard Philippe n'est que "le clone d'Alain Juppé".

Face à ce nouvel exécutif, le député de l'Essonne appelle au rassemblement de "tous les amoureux de la France". "Les Républicains, du moins ceux qui croient encore en l’indépendance de la France, ne gagneront pas seuls. Debout la France, malgré votre talent et votre énergie, ne gagnera pas seule. Le Front National ne gagnera pas seul", a-t-il détaillé.

"Malheureusement l’union ne viendra pas par le haut, par les appareils politiques attachés à leur survie. Trop d’ego, trop de ressentiment, trop d’arrière-pensées. La question du candidat qui fédérera les patriotes et les républicains en 2022 ne doit surtout pas se poser maintenant", préconise M. Dupont-Aignan.

"Aujourd’hui, il n’est pas question de Laurent Wauquiez, de Marine le Pen ou de Nicolas Dupont-Aignan", martèle-t-il.

Selon lui, "pour réussir, nous devons relever deux défis : bâtir un programme commun à l’écoute des Français puis convaincre une large majorité d’électeurs de se rassembler pour reprendre leur destin en main".

Pour bâtir ce programme, "nous allons lancer prochainement une plateforme participative pour que chaque Française et chaque Français qui veut s’investir et contribuer au redressement national puisse le faire". M. Dupont-Aignan va aussi créer une fondation qui "aura pour but de réunir les analyses et proposer des solutions innovantes afin de nourrir le débat public".

Partager cet article

Dans la même thématique

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Municipales : les points chauds à suivre dimanche pour le premier tour

De Paris, que la gauche tente de conserver face à la droite de Rachida Dati, à Lyon, où les écologistes sont menacés par Jean-Michel Aulas, en passant par Le Havre, où Edouard Philippe joue son avenir, ou encore Nice, où Eric Ciotti et Christian Estrosi se mènent une guerre fratricide, tour d’horizons des principales villes à suivre pour le premier tour des municipales.

Le

Élections municipales 2026 : l’incertitude de l’ampleur du rebond de la participation
5min

Politique

Élections municipales 2026 : l’incertitude sur l’ampleur de la participation

Après une forte abstention lors des dernières élections municipales de 2020, le scrutin de dimanche devrait être marqué par un rebond logique de la participation. L’ampleur du retour des électeurs dans les urnes fait partie des grandes inconnues. Certains instituts rappellent que le déclin de la mobilisation est devenu structurel depuis les années 90.

Le

Iraq France
5min

Politique

Mort d’un soldat français en Irak : le « pouvoir terroriste d’Iran » fait payer à la France son implication militaire dans la région

Une attaque de drones a ciblé une base militaire dans le nord de l’Irak, faisant un mort et six blessés parmi les forces françaises engagées en soutien des Kurdes. Derrière cette frappe menée vraisemblablement par un groupe pro-iranien, les exhortations du régime islamique à faire payer à la France le prix de son soutien militaire dans la région sont en cause. Une énième illustration de la stratégie iranienne de réplique tous azimuts.

Le