Édouard Philippe « a eu le sentiment de commencer un échange direct et confiant » au Sénat
Le Premier ministre est revenu sur le débat qui l’a opposé avec les sénateurs ce mercredi, à l’occasion de son discours politique général. Une ambiance « respectueuse », qui n’a pas déplu au chef du gouvernement.

Édouard Philippe « a eu le sentiment de commencer un échange direct et confiant » au Sénat

Le Premier ministre est revenu sur le débat qui l’a opposé avec les sénateurs ce mercredi, à l’occasion de son discours politique général. Une ambiance « respectueuse », qui n’a pas déplu au chef du gouvernement.
Public Sénat

Par Propos recueillis par Yann Quercia

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

L’ancien député Édouard Philippe serait-il sous le charme de la « tonalité » du Sénat ? Interrogé par PublicSenat.fr, le Premier ministre ressort avec un bon sentiment de ses deux heures passées à l’hémicycle de la Haute assemblée :

« J’ai eu le sentiment d’être écouté avec d’abord beaucoup de sérieux par les sénateurs, et de commencer un échange, un échange à la fois direct, respectueux, confiant, à certains égards. Parce que je sais qu’au Sénat comme à l’Assemblée nationale il y a des élus qui ont, au fond, envie de faire réussir la France. »

« « On ne sera pas d’accord sur tout, c’est normal »

Il faut dire que le Premier ministre a, dès le début de son intervention, multiplié les marques de sympathie à l’égard du bicamérisme et des travaux de la Haute assemblée (revoir le passage).

Malgré des interventions parfois vigoureuses, venues de Pierre Laurent, David Rachline, ou encore Philippe Dallier, Édouard Philippe espère revoir dans le futur revoir des échanges de la même « tonalité » entre la majorité et l’opposition :

« On ne sera pas d’accord sur tout, c’est normal. Il y aura des oppositions qui se formuleront, c’est légitime, c’est la démocratie. Elles ne font peur ni à l’opposition, ni à la majorité. Mais ça se peut se faire dans une tonalité comme celle qui a prévalu aujourd’hui, c’est-à-dire de sérieux et d’écoute, je pense que tout le monde y gagnera. »

Partager cet article

Dans la même thématique

France Protests
4min

Politique

Mobilisation du 31 octobre : à quoi faut-il s’attendre ?

Le samedi 31 octobre s’annonce comme une journée sous haute tension en France. Après la mobilisation du 24 octobre qui s’est déroulée relativement dans le calme, la coordination des gilets jaunes et les organisations syndicales des lycéens et des étudiants ont appelé à « un acte III », une nouvelle journée de mobilisation sociale contre la vie chère. Face au risque « très élevé » de débordements, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez prévoit de mobiliser 70 000 forces de l’ordre.

Le

Paris. french socialist parti national council.
15min

Politique

« Je ne veux pas devenir un vieux con » : du mouvement lycéen à Raphaël Glucksmann, David Assouline, l’ancien trotskiste toujours dans les coulisses

Ancienne figure du mouvement étudiant contre la loi Devaquet, en 1986, David Assouline fait aujourd’hui partie de ceux qui œuvrent au succès de la campagne de Raphaël Glucksmann. Formé à l’école trotskiste, cet ancien de la LCR a rejoint le PS dans les années 90, avant de passer 19 ans comme sénateur. « Tacticien et stratège », ce natif d’une famille juive marocaine, naturalisé à l’âge de 13 ans, sait ferrailler dans l’appareil socialiste. Il met aujourd’hui son expérience au profit de Raphaël Glucksmann, prédisant une « recomposition » et « un moment de dépassement » pour le PS.

Le

Nationwide protests over cost of living – Dijon
6min

Politique

Mouvement lycéen : Un « semi mea culpa » du gouvernement sur la gestion de la crise

Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.

Le

FRA – ASSEMBLEE – 4 COLONNES
8min

Politique

Après la proposition de primaire de Gabriel Attal, rejetée par le camp Philippe et Retailleau, le blocage perdure

En proposant une « grande primaire des démocrates », Gabriel Attal ne fait qu’un « exercice de communication » pour avoir un « prétexte » pour se maintenir, dénonce-t-on dans l’équipe de campagne d’Edouard Philippe. « Ce ne sont pas les ego qui doivent parler mais bien le sens de la responsabilité », soutient la députée Prisca Thévenot, proche du candidat Renaissance.

Le