Édouard Philippe « a eu le sentiment de commencer un échange direct et confiant » au Sénat
Le Premier ministre est revenu sur le débat qui l’a opposé avec les sénateurs ce mercredi, à l’occasion de son discours politique général. Une ambiance « respectueuse », qui n’a pas déplu au chef du gouvernement.

Édouard Philippe « a eu le sentiment de commencer un échange direct et confiant » au Sénat

Le Premier ministre est revenu sur le débat qui l’a opposé avec les sénateurs ce mercredi, à l’occasion de son discours politique général. Une ambiance « respectueuse », qui n’a pas déplu au chef du gouvernement.
Public Sénat

Par Propos recueillis par Yann Quercia

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

L’ancien député Édouard Philippe serait-il sous le charme de la « tonalité » du Sénat ? Interrogé par PublicSenat.fr, le Premier ministre ressort avec un bon sentiment de ses deux heures passées à l’hémicycle de la Haute assemblée :

« J’ai eu le sentiment d’être écouté avec d’abord beaucoup de sérieux par les sénateurs, et de commencer un échange, un échange à la fois direct, respectueux, confiant, à certains égards. Parce que je sais qu’au Sénat comme à l’Assemblée nationale il y a des élus qui ont, au fond, envie de faire réussir la France. »

« « On ne sera pas d’accord sur tout, c’est normal »

Il faut dire que le Premier ministre a, dès le début de son intervention, multiplié les marques de sympathie à l’égard du bicamérisme et des travaux de la Haute assemblée (revoir le passage).

Malgré des interventions parfois vigoureuses, venues de Pierre Laurent, David Rachline, ou encore Philippe Dallier, Édouard Philippe espère revoir dans le futur revoir des échanges de la même « tonalité » entre la majorité et l’opposition :

« On ne sera pas d’accord sur tout, c’est normal. Il y aura des oppositions qui se formuleront, c’est légitime, c’est la démocratie. Elles ne font peur ni à l’opposition, ni à la majorité. Mais ça se peut se faire dans une tonalité comme celle qui a prévalu aujourd’hui, c’est-à-dire de sérieux et d’écoute, je pense que tout le monde y gagnera. »

Partager cet article

Dans la même thématique

MANIF FEMINISTE ANTI RASSEMBLEMENT NATIONAL
6min

Politique

Manifestation contre le RN à Orléans : un « aveu de faiblesse » pour la gauche ou un échec de la dédiabolisation de Marine Le Pen ?

20 000 à 30 000 opposants au Rassemblement national sont attendus samedi à Orléans où se tient le congrès du parti. Associations, syndicats, mais aussi responsables politiques comme Olivier Faure, Marine Tondelier ou Bally Bagayoko feront partie du cortège. Signe d’une dédiabolisation qui n’est pas encore aboutie pour le parti de Jordan Bardella et Marine Le Pen ? Ou un aveu d’impuissance de la gauche ? En 1997, une contre-manifestation avait rassemblé 50 000 personnes et les chefs de partis de gauche à Strasbourg où se tenait le congrès du Front national.

Le

7min

Politique

Pas de panier de produits sains à prix coûtant pour les consommateurs français : le texte a été rejeté par le Sénat

Jeudi, la proposition de loi déposée par les écologistes, qui entendait favoriser l’accès à une alimentation saine, a été rejetée par le Sénat. Si la nécessité de garantir l’accès aux produits de première nécessité dans un contexte inflationniste a été unanimement reconnue, plusieurs groupes politiques ont fait part de leur désaccord avec les moyens de sa mise en œuvre.

Le

Marseille: Riots and Protests in Marseille
6min

Politique

« En droit, vous ne pouvez pas avoir une interdiction générale de manifester », explique le constitutionnaliste Benjamin Morel  

Les arrêtés préfectoraux interdisant les manifestations et rassemblements se multiplient dans plusieurs villes avant la journée de mobilisation du 24 octobre et les couvre-feux sont également prolongés dans certains quartiers jusque lundi. Mais quel est le cadre législatif pour interdire des manifestations et imposer des couvre-feux ?

Le