Le Premier ministre Édouard Philippe a assuré mardi à Manuel Valls que la France lui serait "toujours reconnaissante", lors des questions au gouvernement au cours desquelles l'ancien chef du gouvernement a reçu une ovation debout pour sa dernière intervention.
"Vous avez, à des moments où la France était menacée, eu des mots qui étaient justes et exprimé une position qui était solide. De cela, je veux le dire, la France vous sera toujours reconnaissante", a affirmé M. Philippe, en saluant le "choix osé et courageux" de M. Valls de se présenter à la mairie de Barcelone en 2019, et en lui souhaitant le "meilleur".
"Je crois pouvoir dire, monsieur le député, que vous n'avez jamais suscité l'indifférence", a souri M. Philippe, en relevant la "chaleur des réactions" qui ont accueilli les derniers mots à l'Assemblée de M. Valls.
Le député de l'Essonne, qui a remis sa démission mardi au président de l'Assemblée Richard Ferrand, avec prise d'effet mercredi, a de son côté dit sa "reconnaissance" envers la France et ses électeurs, promettant de ne "jamais, jamais" oublier les Français.
Des membres de La France insoumise (LFI) brandissent des pancartes disant "Bon débarras" en direction de Manuel Valls, le 2 octobre 2018 à l'Assemblée nationale
AFP
Si la majorité s'est levée pour applaudir l'ancien Premier ministre, les Insoumis ont accueilli son bref discours en brandissant des pancartes disant "bon débarras".
"Il n'est pas mort que je sache. Il n'y avait donc pas besoin de présenter son oraison funèbre (...) Je rappelle que ce sont les questions d'actualité au gouvernement. Ce n'est pas la caste qui s'auto-célèbre. Et c'est ce à quoi nous avons été invités. Alors nous avons donné notre point de vue", a expliqué le chef de file de LFI Jean-Luc Mélenchon, dans les couloirs de l'Assemblée, en souhaitant "une défaite rude, claire et nette" de Manuel Valls à Barcelone.
La plupart des socialistes sont restés assis, à l'exception de David Habib et de l'ancienne ministre George Pau-Langevin.
"Les embrassades, les ovations… c'est le bal des faux-culs", a dénoncé avant la séance le chef du groupe LR à l'Assemblée Christian Jacob. "Il a été traité par le plus grand mépris par ce groupe. Jamais un Premier ministre n'a été traité de cette manière par (son propre) groupe parlementaire", a-t-il ajouté, en trouvant du "panache" à la démarche de Manuel Valls.
L'ancien Premier ministre Manuel Valls s'adresse à l'Assemblée nationale, durant la séance des questions au gouvernement, le 2 octobre 2018
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"La voix de Manuel Valls portait dans notre majorité. Et donc, oui, Manuel Valls a apporté à notre majorité. Maintenant, on est très heureux qu'il mène ce combat au niveau européen. C'est un beau symbole. On va lui souhaiter bonne chance", a affirmé pour sa part le député LREM Stanislas Guerini.
L'ancien Premier ministre a annoncé la semaine dernière sa candidature à la mairie de Barcelone et sa démission de tous ses mandats.
Dans le cadre des travaux sur le masculinisme, la délégation aux droits des femmes du Sénat organisait, mardi, une table ronde sur les risques de radicalisation. Les différents chercheurs ont relevé des liens entre le masculinisme et différentes radicalités notamment le djihadisme.
Gérard Larcher souhaite voir un « candidat unique » de la droite et du centre « au plus tard » en novembre, y compris via une primaire, quand Bruno Retailleau voit une « usine à gaz » dans l’idée d’une primaire ouverte. Mais chez les sénateurs LR, on tempère les différences entre les deux hommes.
Adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale fin janvier, la proposition de loi visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans arrive au Sénat. Son examen en séance publique est prévu le 31 mars. Le texte a été modifié en commission.
Le président du Sénat, Gérard Larcher vient de saisir le président du comité de déontologie de la chambre haute sur le cas du sénateur LR, Thierry Meignen. Une saisine qui fait suite aux interpellations des groupes de gauche du Sénat sur les propos tenus par l’élu à l’encontre de Nassira El Moaddem, autrice d’un livre-enquête sur Le Blanc-Mesnil aux éditions Stock. La journaliste a déposé plainte mardi contre l'ex-maire LR de cette commune de Seine-Saint-Denis pour menaces de mort.