Édouard Philippe à Valls: « La France vous sera toujours reconnaissante »
Le Premier ministre Édouard Philippe a assuré mardi à Manuel Valls que la France lui serait "toujours reconnaissante", lors des questions au...

Édouard Philippe à Valls: « La France vous sera toujours reconnaissante »

Le Premier ministre Édouard Philippe a assuré mardi à Manuel Valls que la France lui serait "toujours reconnaissante", lors des questions au...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le Premier ministre Édouard Philippe a assuré mardi à Manuel Valls que la France lui serait "toujours reconnaissante", lors des questions au gouvernement au cours desquelles l'ancien chef du gouvernement a reçu une ovation debout pour sa dernière intervention.

"Vous avez, à des moments où la France était menacée, eu des mots qui étaient justes et exprimé une position qui était solide. De cela, je veux le dire, la France vous sera toujours reconnaissante", a affirmé M. Philippe, en saluant le "choix osé et courageux" de M. Valls de se présenter à la mairie de Barcelone en 2019, et en lui souhaitant le "meilleur".

"Je crois pouvoir dire, monsieur le député, que vous n'avez jamais suscité l'indifférence", a souri M. Philippe, en relevant la "chaleur des réactions" qui ont accueilli les derniers mots à l'Assemblée de M. Valls.

Le député de l'Essonne, qui a remis sa démission mardi au président de l'Assemblée Richard Ferrand, avec prise d'effet mercredi, a de son côté dit sa "reconnaissance" envers la France et ses électeurs, promettant de ne "jamais, jamais" oublier les Français.

Des membres de La France insoumise (LFI) brandissent des pancartes disant
Des membres de La France insoumise (LFI) brandissent des pancartes disant "Bon débarras" en direction de Manuel Valls, le 2 octobre 2018 à l'Assemblée nationale
AFP

Si la majorité s'est levée pour applaudir l'ancien Premier ministre, les Insoumis ont accueilli son bref discours en brandissant des pancartes disant "bon débarras".

"Il n'est pas mort que je sache. Il n'y avait donc pas besoin de présenter son oraison funèbre (...) Je rappelle que ce sont les questions d'actualité au gouvernement. Ce n'est pas la caste qui s'auto-célèbre. Et c'est ce à quoi nous avons été invités. Alors nous avons donné notre point de vue", a expliqué le chef de file de LFI Jean-Luc Mélenchon, dans les couloirs de l'Assemblée, en souhaitant "une défaite rude, claire et nette" de Manuel Valls à Barcelone.

La plupart des socialistes sont restés assis, à l'exception de David Habib et de l'ancienne ministre George Pau-Langevin.

"Les embrassades, les ovations… c'est le bal des faux-culs", a dénoncé avant la séance le chef du groupe LR à l'Assemblée Christian Jacob. "Il a été traité par le plus grand mépris par ce groupe. Jamais un Premier ministre n'a été traité de cette manière par (son propre) groupe parlementaire", a-t-il ajouté, en trouvant du "panache" à la démarche de Manuel Valls.

L'ancien Premier ministre Manuel Valls s'adresse à l'Assemblée nationale, durant la séance des questions au gouvernement, le 2 octobre 2018
L'ancien Premier ministre Manuel Valls s'adresse à l'Assemblée nationale, durant la séance des questions au gouvernement, le 2 octobre 2018
AFP

"La voix de Manuel Valls portait dans notre majorité. Et donc, oui, Manuel Valls a apporté à notre majorité. Maintenant, on est très heureux qu'il mène ce combat au niveau européen. C'est un beau symbole. On va lui souhaiter bonne chance", a affirmé pour sa part le député LREM Stanislas Guerini.

L'ancien Premier ministre a annoncé la semaine dernière sa candidature à la mairie de Barcelone et sa démission de tous ses mandats.

Partager cet article

Dans la même thématique

Clashes During Paris Austerity Protests
6min

Politique

Après les pillages du 17 octobre, faut-il couper les réseaux sociaux ?

Gabriel Attal relance l’idée d’un blocage temporaire des plateformes dans les zones touchées par les violences, après le chao du week-end. Elles facilitent les rassemblements et démultiplient les images de casse, mais leur rôle dépasse la seule organisation des émeutes.

Le

Paris France Protests
9min

Politique

Violences du 17 octobre : pourquoi l’état d’urgence est écarté par le gouvernement ?

Après un week-end marqué par des scènes de chaos et de pillages dans plusieurs villes, l’exécutif exclut pour le moment le recours à l’état d’urgence, préférant la mise en place de « couvre-feux localisés ». De quels moyens dispose l’exécutif pour rétablir l’ordre ? Inventaire de la boîte à outils sécuritaire dont dispose le gouvernement pour rétablir l’ordre.

Le

NORD – RASSEMBLEMENT MAIRIE
3min

Politique

Après les violences du 17 octobre, les maires font front devant leurs mairies

Au lendemain d’une mobilisation contre la vie chère qui a dégénéré en pillages et en assauts contre des hôtels de ville, l’Association des maires de France (AMF) appelle à un rassemblement ce lundi 19 octobre, à partir de midi. Les maires de Paris, Lyon et Marseille seront reçus par Sébastien Lecornu, à leur demande.

Le

France: Emmanuel MACRON Addresses The French People After Violent Protests
6min

Politique

Violences du 17 octobre : Macron exprime sa « colère » et sa « honte » et promet « toute la transparence »

Au lendemain des pillages et des dégradations qui ont frappé plusieurs villes françaises, le chef de l’État a promis de tirer « toutes les leçons » de la journée du 17 octobre. Face aux appels de la droite à décréter l’état d’urgence, il a privilégié le renforcement des mesures de protection et tenté de dissocier les violences des revendications contre la vie chère.

Le