Édouard Philippe : « Cette année va être une année de bagarre »
Édouard Philippe a clôturé les journées parlementaires de La République en marche, à Tours, en insistant sur le social et l’écologie mais sans dire un mot sur la question du déficit. Retrouvez les principales déclarations du premier ministre et de Richard Ferrand, candidat LREM au perchoir.

Édouard Philippe : « Cette année va être une année de bagarre »

Édouard Philippe a clôturé les journées parlementaires de La République en marche, à Tours, en insistant sur le social et l’écologie mais sans dire un mot sur la question du déficit. Retrouvez les principales déclarations du premier ministre et de Richard Ferrand, candidat LREM au perchoir.
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Deuxième et dernier jour pour le séminaire de la majorité à Tours (Indre-et-Loire), pour préparer la rentrée et les prochains mois de travail au Parlement. Les deux présidents de groupe, Richard Ferrand, pour l’Assemblée nationale, et François Patriat, pour le Sénat, prendront la parole, mais aussi le Premier ministre Édouard Philippe.

L’événement est à suivre en direct sur les chaînes parlementaires et leurs sites internet ce mardi matin à partir de 9h45.

11H : Europe : « la seule vraie question, c’est to be or not to be » estime Edouard Philippe

Tours: la seule vraie question sur l'Europe "c'est be or not to be" pour Edouard Philippe
02:21

À l’approche des élections européennes, Édouard Philippe a d’abord constaté « que ceux qui avaient milité bruyamment en faveur du Brexit, en ont profité politiquement avant d’en laisser à d’autres le soin d’en assumer les conséquences politiques ».

Pour Édouard Philippe, il n’existe pas de « plan B à l’Europe ». « C’est la première fois que l’élection européenne posera de façon explicite la question de savoir si on veut construire ou déconstruire l’union ». « La seule vraie question, à ce stade, pour l’Europe, c’est to be or not to be » a-t-il conclu.

10h55. « Cette année, mes amis, va être une année de bagarre », prévient Édouard Philippe

« Cette année, mes amis, va être une année de bagarre », prévient Édouard Philippe
05:31

« Je crois que nous devons rester nous-mêmes », conseille le Premier ministre aux parlementaires, dans l’optique de « l’an 2 » qui s’annonce. Rester fidèles à la devise du macronisme – « libérer, protéger, unir » – mais aussi « rester humbles, déterminés, ambitieux » ou encore « calmes et solides ».

Car « on nous fera 1000 reproches », prévient Édouard Philippe, avant de pointer des contradictions dans le discours de ses adversaires politiques. « On nous reprochera nos hésitations lorsque nous serons exigeants […] On nous reprochera notre irrésolution lorsque nous serons nuancés. On nous reprochera notre brutalité ou notre pusillanimité lorsque nous avancerons. On cherchera à discerner dans nos groupes des divisions quand il y a des débats. Ne vous inquiétez pas, on dénoncera notre servilité lorsque nous serons unanimes ! »

Estimant que la France se trouve à l’une de ses périodes charnières, le chef du gouvernement appelle à « saisir » ce moment « et à ne pas le gâcher ». « Cette année, mes amis, va être une année de bagarre, politique, et pacifique », pronostique-t-il. Avec une « échéance majeure » : les européennes de mai 2019.

10h45. Edouard Philippe : « La France aux avant-postes de la transition écologique »

Edouard Philippe : « La France aux avant-postes de la transition écologique »
02:16

Edouard Philippe a tenu a exprimé la volonté écologique du gouvernement, alors que la rentrée de la majorité a été polluée par la démission de Nicolas Hulot. Il a défendu « une France aux avant-postes de cette transition écologique, dont nous mesurons tous l’urgence et l’immense risque qu’elle représente dans l’hypothèse où nous ne serions pas à la hauteur ». Il a au passage « redit le plaisir » qu’il a eu à « travailler avec Nicolas Hulot », alors que les deux hommes n’étaient pas toujours sur la même ligne.

Il a fait de l’arrivée de François de Rugy au ministère de la Transition écologique un signe fort. « Le fait que François de Rugy ait accepté de passer de la présidence de l’Assemblée nationale à un grand ministère est tout sauf neutre. Ça n’a rien d’une mauvaise manière faite par l’exécutif à l’Assemblée nationale, au contraire. Si le sujet est urgent, et il l’est, s’il exige un réveil des consciences, (…) alors il faut s’en saisir à bras-le-corps ».

« Ce que François de Rugy a fait, c’est dire explicitement que ses convictions profondes justifiaient le fait de descendre dans l’arène politique, dans le réel, de se confronter aux difficultés, parfois aux contradictions de la société, parfois à nos contradictions propres, pour faire avancer la cause et obtenir des résultats. C’est un choix qui l’honore ».

10h31. Édouard Philippe: le gouvernement porte l’exigence « d’une France de solidarité réelle »

Tours: Edouard Philippe défend la « France de l’émancipation »
11:34

Édouard Philippe a par la suite défini le « macronisme », synonyme pour lui et le chef de l’État de « France de l’émancipation ». « C’est une France où nos concitoyens sont libres de pouvoir faire des choix et de les assumer. C’est une France où l’ascenseur social fonctionne à nouveau. C’est une France où le mérite républicain reprend tout son sens ».

Les premières réformes du quinquennat en sont, pour lui, l’illustration, citant la loi travail, la réforme de l’apprentissage, Parcoursup, ou encore la loi Elan destinée à mettre fin à « l’assignation à résidence ».

C’est encore pour mettre en marche, « cette France de l’émancipation » que sera présenté à la fin du mois de septembre, le projet de loi pacte. « Pour faire en sorte que ceux qui ont le désir d’entreprendre, puissent l’assouvir ».

Conscient que de nombreuses critiques se concentrent sur la faiblesse du volet social des premières mesures, Édouard Philippe a affirmé que l’exécutif « marchait sur ses deux jambes », assurant porter l’exigence « d’une France de solidarité réelle ». « Mais trop souvent, cette solidarité s’est résumée à des déclarations de droits et à des versements monétaires. Il nous paraît que ce n’est pas véritablement de la solidarité » a-t-il déploré.

En ce sens, le Premier ministre a cité pour cet automne le démarrage de « 6 chantiers majeurs qui sont tous sociaux » : plan pauvreté, transformation du système de santé, des projets de lois concernant la question de la dépendance et des retraites, la transformation de l’assurance chômage, et un texte sur la santé au travail.

10h28. « Comment les choses pourraient être faciles ? » s’interroge Édouard Philippe

« Comment les choses pourraient être faciles ? » s’interroge Édouard Philippe
03:31
« Oui je sais, parfois ça cause des surprises », lâche Édouard Philippe, après avoir exprimé sa préférence pour la matinale de France Inter

L’ambiance a totalement changé en un an. « Tourbillon », « maelström des chaînes d’infos en continu et des réseaux sociaux » : le chef de la majorité estime que ce contexte rend la tâche « encore plus difficile » pour le gouvernement.

« Réparer un pays qui va mal, relancer une Europe qui doute, redonner confiance dans la politique, se départir du cynisme et de l’électoralisme de court terme, remettre à l’endroit des politiques publiques qui se sont dispersées […] obtenir des résultats visibles, rien de cela n’est facile, rien n’est rapide », a concédé Édouard Philippe, qui s’est remémoré ses paroles devant les parlementaires de la majorité l’an dernier :

« Il m’est arrivé de vous dire il y a un an, lorsque les choses semblaient simples, qu’elles deviendraient plus difficiles. Je ne vous ai pas menti. À la vérité, mes amis, comment pourraient être faciles ? »

Se présentant comme un fidèle auditeur de la matinale de la matinale de France Inter, le Premier ministre s’est inscrit « totalement en faux » contre la vision du macronisme d’un des éditorialistes de la station, qui ne serait, selon lui, qu’un pragmatisme et non « une vision pour la France », « ni un appareil intellectuel et politique défini ».

10h10. Richard Ferrand : « L’an II sera un grand cru »

Richard Ferrand : "l'an II sera un bon cru"
07:28

Plus tout à fait président de groupe, mais pas encore président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand a pris la parole, mardi 11 septembre, à Tours, pour le séminaire de La République En Marche. Au lendemain de sa désignation pour être candidat au perchoir par un vote interne des députés LREM, le député du Finistère a salué un groupe qu’il présente comme uni.

« Au fond, notre groupe est solidaire, volontaire, mû par une forme d’empressement à pouvoir faire avec votre gouvernement, à pouvoir faire toujours mieux et toujours plus », a-t-il affirmé, alors que les 85 voix obtenues par Barbara Pompili la veille montrent que le groupe n’est pas si unanime derrière la candidature de Richard Ferrand, qui a quand même rassemblé près des deux tiers des voix.

« Nous restons unis. Et là est l’essentiel sur le sens de ce que nous portons et la méthode que nous partageons » insiste Richard Ferrand. Il ajoute encore : « Aujourd’hui, c’est un moment de grande unité, de détermination dans l’action que nous partageons, à Tours, pays de vin. Permettez-moi de vous dire que l’an II sera un grand cru ».

Après un mot pour la nomination au ministère de la Transition écologique de François de Rugy, salué par des applaudissements polis, Richard Ferrand s’est fait le porte-voix des députés face au calendrier parlementaire surchargé des derniers mois. « N’imaginez pas, Monsieur le premier ministre, que nous voudrions que le rythme s’intensifie encore » a-t-il souri. Ajoutant que « les députés veulent que tout se fasse avec vous et que rien ne se fasse sans eux », il défend « une logique de co-construction. « On a remarqué qu’on pouvait maîtriser les horloges, mais on pouvait guère maîtriser le temps » ajoute Richard Ferrand, qui devra se démontrer qu’il peut être maître du Palais bourbon.

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