Edouard Philippe : « L’introduction de 10 ou 25% de proportionnelle ne remet pas en cause les institutions »

Edouard Philippe : « L’introduction de 10 ou 25% de proportionnelle ne remet pas en cause les institutions »

Interrogé lors des questions d’actualité au gouvernement au Sénat ce jeudi, le premier ministre Edouard Philippe a défendu la volonté du gouvernement d’instaurer, dans le cadre de la révision constitutionnelle, une dose de proportionnelle pour l’élection des députés, conformément à une promesse d’Emmanuel Macron. « Une dose de proportionnelle permettra à des pans assez large des […]
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Interrogé lors des questions d’actualité au gouvernement au Sénat ce jeudi, le premier ministre Edouard Philippe a défendu la volonté du gouvernement d’instaurer, dans le cadre de la révision constitutionnelle, une dose de proportionnelle pour l’élection des députés, conformément à une promesse d’Emmanuel Macron.

« Une dose de proportionnelle permettra à des pans assez large des électeurs d’avoir la garantie d’une représentation au sein de l’Assemblée nationale. Cette dose doit aller entre 10 et 25%, c’est la proposition qui a été faite » lors de ses entretiens cette semaine avec les présidents de groupe des assemblées, a affirmé le premier ministre.

« Ça veut dire que le scrutin majoritaire prévaudra entre 75 et 90 %. Je ne crois pas qu’avec une modification de ce type, nous remettions en cause la logique des institutions. Je ne pense pas que l’introduction de 10, 15, 20 ou 25% de proportionnelle soit de nature à remettre en cause les institutions » a ajouté Edouard Philippe, répondant à une question du sénateur LR des Pyrénées-Atlantiques, Max Brisson, sur le risque d’instabilité politique avec la proportionnelle. La droite, et particulièrement les députés LR, voit d’un mauvais œil l’arrivée de cette dose de proportionnelle.

Partager cet article

Dans la même thématique

Current affairs question session with the government – Politics
4min

Politique

Sénatoriales 2026 : le Parti socialiste lance ses troupes dans la bataille pour conserver sa place de second groupe au Sénat

À un peu plus de trois mois du renouvellement de la moitié du Sénat, le Parti socialiste a dévoilé une première vague de 73 candidats et chefs de file dans les départements concernés par le scrutin du 27 septembre 2026. Fort de son implantation locale consolidée lors des dernières municipales, le PS entend défendre ses positions et préserver sa place de deuxième groupe de la Haute Assemblée.

Le

Chômage après une rupture conventionnelle : le Sénat rétablit la réduction de la durée d’indemnisation
5min

Politique

Centres communaux d’action sociale : un amendement du Sénat fait craindre « une casse du système de solidarité »

Un amendement de la droite sénatoriale soutenu par le gouvernement dans le cadre de l’examen du projet de loi de Simplification des normes, prévoit de rendre facultative la création de centres communaux d’action sociale (CCAS). La majorité sénatoriale défend le principe de libre administration des collectivités, quand la gauche dénonce une future casse du système de solidarité.

Le

MELUN:  Elections senatoriales
4min

Politique

Sénatoriales 2026 :  mode de scrutin, départements concernés, enjeux politiques...Tout comprendre des élections du 27 septembre en six questions 

Les sénatoriales sont les prochaines élections à se tenir en France. Tous les trois ans, le Sénat est renouvelé par moitié : ce sont ainsi 63 départements et une circonscription des Français de l’étranger qui sont concernés. La rédaction de Public Sénat fait le point sur le prochain renouvellement de la chambre haute.

Le