Édouard Philippe : « Monsieur Hollande aurait pu faire preuve d’humilité »
Invité de l’émission Territoires d’infos sur Public Sénat en partenariat avec les Indés Radios, le Premier ministre Édouard Philippe a répondu à François Hollande. Le Premier ministre n'apprécie pas que François Hollande critique la France de l'étranger.

Édouard Philippe : « Monsieur Hollande aurait pu faire preuve d’humilité »

Invité de l’émission Territoires d’infos sur Public Sénat en partenariat avec les Indés Radios, le Premier ministre Édouard Philippe a répondu à François Hollande. Le Premier ministre n'apprécie pas que François Hollande critique la France de l'étranger.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Si dans un pays, l'idée s'installe qu'il y a finalement une fiscalité allégée pour les riches et alourdie pour les plus modestes ou pour les classes moyennes, alors c'est la productivité globale du pays, c'est la capacité qu'il a à se mobiliser pour son avenir, qui se trouve mise en cause ». Par cette phrase François Hollande a vertement critiqué, depuis une conférence qu’il donnait à Séoul ce week-end, la réforme de l’ISF voulue par Emmanuel Macron.

Une pique que n’a pas vraiment appréciée Édouard Philippe. « Lorsque je suis à l’étranger je m’interdis tout commentaire sur la politique nationale (…) Si M. Hollande voulait être critique, il aurait pu peut-être faire preuve d’une forme d’humilité ». Édouard Philippe fait ici référence à une décision récente du Conseil Constitutionnel qui a totalement invalidé la taxe à 3 % sur les dividendes instaurée en 2012. « 10 milliards d’euros qui ont été indûment prélevés à des entreprises »  a chiffré le Premier ministre. « C’est une mauvaise nouvelle pour tout le monde ».

« J’aimerais que ceux qui aujourd’hui à 10 000 km, alors qu’ils ne se sont pas présentés aux élections pour défendre leur bilan, commentent de façon acide et acerbe ce que nous faisons aujourd’hui pour réparer le pays, prennent une certaine forme d’humilité sur ce qu’ils ont fait hier, et sur les responsabilités qu’ils ont dans les dérèglements de l’économie française ».

« Je le dis pour l’ancien président de la République. Ça vaut aussi pour d’anciens responsables ministériels, M. Sapin ou M. Eckert qui sont toujours prompts à donner des leçons mais qui assument moins bien la part qu’ils ont eue dans les problèmes que nous vivons » a-t-il ajouté.

Partager cet article

Dans la même thématique

Édouard Philippe : « Monsieur Hollande aurait pu faire preuve d’humilité »
2min

Politique

Violences urbaines : « La République n'est plus tenue, ni sur le plan social, ni sur le plan économique, budgétaire ou démocratique », tacle Patrick Kanner

Interrogé par Public Sénat sur les violences urbaines du 17 octobre, Patrick Kanner dresse un constat sévère du bilan du gouvernement, tout en ciblant les propos « outranciers » de La France insoumise. À la veille d'une réunion à Matignon avec le Premier ministre, le patron des sénateurs socialistes indique que les représentants du PS proposeront « un agenda pour sortir de la crise ».

Le

Édouard Philippe : « Monsieur Hollande aurait pu faire preuve d’humilité »
2min

Politique

Maintien de l’ordre : Laurent Nuñez prêt à reprendre les propositions du Sénat 

Interpellé à plusieurs reprises lors des questions d’actualité au gouvernement, Laurent Nuñez s’est dit prêt à reprendre plusieurs propositions issues des travaux de la majorité sénatoriale de la droite et du centre, comme l’interdiction administrative de manifester pour les personnes susceptibles de troubler gravement l’ordre public. 

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
5min

Politique

Violences du 17 octobre : Sébastien Lecornu accuse LFI de porter « une atteinte très grave à l’État de droit »

Lors des questions au gouvernement, le sénateur Claude Malhuret a livré une charge virulente contre Jean-Luc Mélenchon et sa stratégie politique, qu’il accuse de « tout conflictualiser » pour favoriser une confrontation entre les deux extrêmes à la présidentielle. Le Premier ministre lui a répondu pour partager son constat sur la menace de l’ultragauche, qu’il accuse de porter atteinte à l’indépendance de la justice et aux institutions.

Le