Edouard Philippe voit dans le « plan Creuse » un modèle pour sortir du grand débat
Le Premier ministre Edouard Philippe a estimé vendredi que la méthode qui a débouché sur la signature d'un "plan particulier"...

Edouard Philippe voit dans le « plan Creuse » un modèle pour sortir du grand débat

Le Premier ministre Edouard Philippe a estimé vendredi que la méthode qui a débouché sur la signature d'un "plan particulier"...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le Premier ministre Edouard Philippe a estimé vendredi que la méthode qui a débouché sur la signature d'un "plan particulier" pour le département de la Creuse pourrait servir d'exemple "dans le cadre de la sortie du grand débat" national.

"Il y a quelque chose d'extrêmement prometteur dans la méthode mise en œuvre ici et dans le résultat auquel nous sommes parvenus. Peut-être d'ailleurs faudra-t-il s'inspirer de cette méthode dans le cadre de la sortie du grand débat", a-t-il déclaré, au sujet à la concertation mise en place pour répondre à la crise des "gilets jaunes".

"Car en laissant aux partenaires locaux le soin d'identifier les projets auxquels ils tiennent véritablement et en faisant en sorte d'en accompagner la définition et le développement, l'Etat remplit son rôle, celui d'un partenaire, éventuellement d'un accélérateur de développement, et pas celui (d'une institution) qui dicterait ses priorités depuis Paris."

Le plan particulier pour la Creuse, signé vendredi par M. Philippe à Felletin en présence d'élus locaux, "prévoit 118 projets, définis par les acteurs locaux, et la mise à disposition de 80 millions d'euros de la part de l'Etat pour les accompagner". L'objectif étant d'innover pour redynamiser l'un des départements les plus défavorisés de France.

Il a été mené à bien "pendant plus d'un an" par "17 groupes de travail qui se sont réunis en Creuse, avec des élus, des chefs d'entreprise, des organisations diverses" et démontre "la capacité des territoires, lorsque les acteurs se rassemblent et travaillent en bonne intelligence avec l'Etat, de définir les projets auxquels ils tiennent", a-t-il fait valoir.

Le Premier ministre a également indiqué que l'exemple du plan Creuse, département sinistrée par la désertification rurale, pourrait être reproduit dans d'autres départements en difficulté. "Peut-être pourrons nous dire un jour que tout a commencé dans la Creuse", a-t-il dit.

Le "plan Creuse" a été lancé en octobre 2017 par Emmanuel Macron à la suite du conflit social qui avait émaillé la reprise de l'ex-équipementier creusois GM&S Industry -aujourd'hui La Souterraine Industrie - (156 emplois perdus sur 276).

Peu auparavant, lors d'une visite présidentielle en Corrèze, des élus creusois et des ouvriers de GM&S venus à la rencontre de M. Macron avaient été reçus à coup de gaz lacrymogène.

Le président avait alors "réuni autour de lui à l'Elysée les élus du département et proposé la création d'un contrat qui permettrait d'accompagner les projets choisis par le territoire dans son développement", a rappelé M. Philippe. "Ce faisant, (Emmanuel Macron) a créé une méthode nouvelle et y a affecté des moyens. Il a souhaité construire une relation avec les territoires et les élus locaux d'une nature très différente de celle qui prévalait jusqu'à présent."

Partager cet article

Dans la même thématique

Edouard Philippe voit dans le « plan Creuse » un modèle pour sortir du grand débat
3min

Politique

Candidature de Gabriel Attal pour 2027 : « On s’y prépare, il s’y prépare depuis des années », explique Franck Riester

Invité de la matinale de Public Sénat, Franck Riester détaille les raisons de son soutien à Gabriel Attal et considère qu’il est le mieux placé pour être le candidat du bloc central pour l’élection présidentielle de 2027. L’ancien ministre de la Culture estime par ailleurs qu’une candidature commune pour le bloc central pour 2027 pourrait être actée “en début d’année prochaine”.

Le

Edouard Philippe voit dans le « plan Creuse » un modèle pour sortir du grand débat
5min

Politique

Elections provinciales en Nouvelle-Calédonie : Naïma Moutchou propose l’entrée de 1 500 à 1800 personnes dans le corps électoral en tant que conjoints de natifs 

Alors que se tiendra le 28 juin, les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement s’appuie sur une proposition de loi du Sénat pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral aux natifs de l’Archipel. Mais l’exécutif compte aller plus loin en y intégrant également leurs conjoints. Auditionnée mercredi par la commission des lois du Sénat, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou s’est vu opposer une fin de recevoir par les élus. 

Le

Paris: Examens projets de loi Senat
8min

Politique

Gérald Darmanin recule sur le plaider-coupable : « Un mauvais service rendu aux victimes », dénonce la rapporteure du texte au Sénat

Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin a, largement, revu à la baisse la portée du dispositif de plaider-coupable, la réforme phare et controversée de son projet de loi sur la justice criminelle, adopté au Sénat le mois dernier. Face à la pression des avocats, le ministre propose désormais d’exclure du dispositif tous les crimes sexuels et l’ensemble des crimes passibles de la cour d’assises. « Certains se servent des victimes contre l’intérêt », dénonce Dominique Vérien, présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat et co-rapporteure du texte.

Le