El Guerrab face à « sa conscience » pour la suite de son mandat, selon Ferrand
Le député M'jid El Guerrab, qui a quitté La République en marche (REM) après sa mise en examen pour "violences volontaires avec...

El Guerrab face à « sa conscience » pour la suite de son mandat, selon Ferrand

Le député M'jid El Guerrab, qui a quitté La République en marche (REM) après sa mise en examen pour "violences volontaires avec...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le député M'jid El Guerrab, qui a quitté La République en marche (REM) après sa mise en examen pour "violences volontaires avec arme", est "face à sa conscience" et "ses électeurs" pour la suite de son mandat, a jugé jeudi Richard Ferrand, sans l'appeler explicitement à démissionner.

M. El Guerrab, élu de la 9e circonscription des Français de l'étranger, a violemment agressé la semaine dernière à coups de casque le responsable socialiste Boris Faure lors d'une altercation à Paris.

"Lorsque j'ai eu connaissance des faits, j'avais fait appeler ce collègue et je lui ai indiqué que puisqu'il était en tout cas accusé d'avoir eu une altercation, une rixe, et qu'à l'occasion il avait lui-même reconnu avoir porté un mauvais geste", "il me semblait qu'il valait mieux qu'il soit totalement libre pour se défendre, que le groupe ne pouvait pas être solidaire en tant que tel de la phase judiciaire qui l'attendait, et qu'il valait mieux qu'il se mette en retrait. Et l'intéressé a admis que c'était mieux ainsi", a expliqué le président du groupe REM à l'Assemblée sur LCI.

Mardi, "il est allé devant les instances du parti La République en marche, où je ne siège pas, et il a mis sa démission sur la table, ce qui était plus simple pour tout le monde, y compris pour lui", a poursuivi Richard Ferrand.

Doit-il à présent démissionner de son mandat de député ? "Ca, c'est lui qui, en conscience, doit faire face aux électrices et aux électeurs de son territoire d'élection. Maintenant, il est non inscrit, il est avec sa conscience et face aux électrices et aux électeurs auxquels il doit expliquer pourquoi il choisit de continuer ou d'arrêter", a répondu M. Ferrand.

Partager cet article

Dans la même thématique

Pierre-Yves Bournazel Holds Major Campaign Rally in Paris
8min

Politique

Présidentielle 2027 : « Le comité de liaison a acté qu’il y avait sur la primaire un désaccord entre Edouard Philippe et Gabriel Attal »

Le comité de liaison du bloc central, qui réunit Horizons, Renaissance, Modem, UDI et Parti radical, ne suit pas Gabriel Attal, qui n’écarte pas de recourir à une primaire, début 2027, pour départager les candidats. « Très majoritairement, cette idée de primaire a été plutôt mise de côté », confie un membre du conclave, qui s’est réuni ce mercredi à la questure du Sénat. Prochaines réunions : en juillet, puis les mois suivants.

Le

El Guerrab face à « sa conscience » pour la suite de son mandat, selon Ferrand
2min

Politique

Affaire Lyhanna : le groupe communiste demande une nouvelle fois la création d’une délégation des droits de l’enfant au Sénat

A la sortie des questions d’actualité au gouvernement, la présidente du groupe communiste du Sénat, Cécile Cukierman a indiqué qu’elle avait demandé au président du Sénat, Gérard Larcher, la création d’une délégation des droits de l’enfant au Sénat. Une demande rejetée à plusieurs reprises par la chambre haute ces dernières années.

Le

El Guerrab face à « sa conscience » pour la suite de son mandat, selon Ferrand
3min

Politique

« Liste noire » dans l’Education nationale : « Aucun individu dangereux ne doit pouvoir mettre les pieds dans une école », défend le ministre

Le gouvernement souhaite lister dans un fichier les personnels licenciés par l’administration en raison de comportements inappropriés avec les mineurs, même sans décision de justice. « Ils ne pourront plus rentrer par la fenêtre quand on les a chassés par la porte », défend Édouard Geffray le ministre de l'Éducation nationale.

Le

El Guerrab face à « sa conscience » pour la suite de son mandat, selon Ferrand
3min

Politique

Affaire Lyhanna : « Le viol est un problème d’hommes, le meurtre est un problème d’hommes », dénonce la sénatrice écologiste, Mélanie Vogel

Dans la foulée du meurtre de la jeune Lyhanna dans le Gers et de celle de Noahm à Metz sur fond d’homophobie, la sénatrice écologiste, Mélanie Vogel a livré un réquisitoire sévère contre « le système des violences masculines », lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat.

Le