Elargissement de l’Europe: qui est pour, qui est contre?
Face à cinq pays formellement candidats à l'intégration dans l'Union européenne (Albanie, Macédoine du Nord, Monténégro, Turquie...

Elargissement de l’Europe: qui est pour, qui est contre?

Face à cinq pays formellement candidats à l'intégration dans l'Union européenne (Albanie, Macédoine du Nord, Monténégro, Turquie...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Face à cinq pays formellement candidats à l'intégration dans l'Union européenne (Albanie, Macédoine du Nord, Monténégro, Turquie et Serbie), deux pays (Kosovo et Bosnie) qui envisagent d'être candidats et deux autres (Roumanie et Bulgarie) qui voudraient intégrer la zone euro et l'accord de Schengen, quelle est la position des candidats français aux Européennes ?

Manon Aubry (LFI): "Nous n'y sommes pas favorables tant que nous ne sommes pas capables au sein de l'UE de faire l'harmonie fiscale et sociale."

Florian Philippot (Les Patriotes): "Non, c'est une folie, l'élargissement était déjà une folie en Europe de l'Est. Je suis le seul à vouloir qu'il n'y ait plus d'Union européenne. Il faut qu'on coopère avec le monde entier, vous êtes complètement gelés sur le traité de 1957."

Yannick Jadot (EELV): "Si pour les pays des Balkans, ils répondent à l'acquis européen, ils peuvent rentrer, mais la Turquie est à des années-lumières d'être dans l'UE."

Raphaël Glucksmann (PS/Place publique): "non pour la Turquie et oui pour les Balkans. On ne peut pas dire non à la Serbie, quand la Croatie est membre de l'Union européenne (...)."

Ian Brossat (PCF): "Je n'y suis pas favorable. Un pays comme la Serbie c'est un Smic à 234 euros. (...) On va ajouter de la concurrence à de la concurrence."

Jean-Christophe Lagarde (UDI): "La Turquie n'a rien à faire dans l'UE, tous ceux qui sont dans les Balkans, dès lors qu'ils sont prêts, oui".

Nathalie Loiseau (LREM-MoDem): "Non, l'Europe n'est pas en état, et ces pays ne sont pas en état de la rejoindre".

François-Xavier Bellamy (LR): "La réponse est non, bien sûr".

Benoît Hamon (Générations): "L'Europe est paralysée, tant qu'on n'a pas de progrès en terme d'intégration, c'est illusoire et dangereux de s'élargir à d'autres pays".

Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France): "Non, on ne peut pas construire quelque chose de sérieux parce qu'on est dans le dumping fiscal et social permanent".

Jordan Bardella (RN): "J'ai trop d'amitié pour les peuples européens pour leur conseiller de nous rejoindre en prison". "La Turquie n'est pas un pays européen".

Partager cet article

Dans la même thématique

Gare SNCF Toulouse MATABIAU
7min

Politique

« Rien n’a été prévu » : un rapport du Sénat dresse un bilan sévère sur l’ouverture du réseau ferroviaire à la concurrence

Cinq après l’ouverture du ferroviaire à la concurrence, un rapport sénatorial salue l’efficacité budgétaire de la réforme, mais regrette l’impréparation de l’Etat face aux bouleversements engendrés par la fin du monopole de la SNCF. L’éclatement du réseau et le sous-financement des lignes moins rentables préoccupent particulièrement les sénateurs.

Le

International Women’s Day – Demonstration – Lyon
6min

Politique

Masculinisme : « Le mode de radicalisation est exactement le même que lorsqu'on radicalisait des gens pour les faire partir en Syrie », alerte Dominique Vérien

Les sénatrices de la délégation aux droits des femmes appellent à faire de la lutte contre le masculinisme « une priorité de politique publique ». Après sept mois d’enquête, elles décrivent un mouvement politique structuré, alimenté par les réseaux sociaux, qui menace l’égalité entre les femmes et les hommes et constitue, selon elles, un risque croissant pour « la démocratie ».

Le