Elections : le Sénat  veut lutter contre les « candidats malgré eux »
Les sénateurs ont adopté à l’unanimité une proposition de loi pour lutter contre l’inscription non consentie de candidats sur des listes aux élections.

Elections : le Sénat veut lutter contre les « candidats malgré eux »

Les sénateurs ont adopté à l’unanimité une proposition de loi pour lutter contre l’inscription non consentie de candidats sur des listes aux élections.
Public Sénat

Temps de lecture :

1 min

Publié le

Mis à jour le

L’astuce est connue. Pour compléter des listes de candidature aux élections, certains partis n’hésitaient à inscrire, en fin de liste, des personnes fragiles comme des personnes âgées, contre leur volonté manifeste. En 2014, aux élections municipales de Giberville, près de Caen, 8 habitants se sont retrouvés sur la liste Front national, croyant simplement voter une pétition.

Pour lutter contre cette pratique, le Sénat a adopté à l’unanimité une proposition de loi socialiste « contre toute manœuvre d’enrôlement de candidats contre leur gré. » Ces méthodes « dupent les électeurs,  pénalisent l'ensemble des listes candidates en portant une atteinte grave aux scrutins. Elles font subir aux personnes abusées un préjudice moral douloureux et peuvent nécessiter l’organisation d’élections partielles, avec les dépenses afférentes » souligne un communiqué du groupe socialiste du Sénat.

Pour éviter les candidatures fantômes, la PPL prévoit donc « deux formalités supplémentaires » dans l’enregistrement des candidatures. « D'une part l'apposition d'une mention manuscrite confirmant la volonté de se présenter et, d'autre part, la transmission d'une copie du justificatif d'identité des candidats » affirme le communiqué.

Partager cet article

Dans la même thématique

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la réaction de Sébastien Lecornu après les fuites sur le budget peine à convaincre au Sénat
7min

Politique

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la contre-attaque de Sébastien Lecornu, après les fuites sur le budget, interpelle au Sénat

La saisine de la procureure de Paris, après la divulgation dans la presse de pistes de travail, non arbitrées, sur la taxation de l’épargne salariale, a surpris au sein de la commission des finances du Sénat. Plusieurs sénateurs n’adhérent pas à la version de fuites qui auraient échappé au contrôle du gouvernement.

Le

Rentrée scolaire Collège Parc Imperial à Nice
7min

Politique

Résultat du classement PISA : « Les ministres passent et le système demeure », martèle Max Brisson

La France atteint son plus bas niveau jamais enregistré dans les trois domaines évalués par PISA. Publiés ce mardi 8 septembre par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les résultats de l’enquête interviennent quelques jours après la rentrée scolaire et à quelques mois de l’élection présidentielle. Ils relancent le débat sur l’état de l’école française et, inévitablement, sur le bilan des années Macron.

Le

France VE Day
5min

Politique

« Décision absurde, inique et inacceptable » : le maire de Paris annonce le lancement de deux enquêtes après l’éviction polémique du personnel féminin de la Tour Eiffel

Emmanuel Grégoire a annoncé lors d'un point presse la mise en œuvre de deux enquêtes après l'éviction des salariées de la tour Eiffel lors d'une visite dispensée à un groupe religieux hindou. Cette mise à l'écart a provoqué un mouvement de colère des salariés et la fermeture du monument lundi.

Le

Illustrations – Reseaux Sociaux – France
8min

Politique

Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : Emmanuel Macron a-t-il tiré un trait sur sa promesse d’une application d’ici la fin de son mandat ?

Après la censure par le Conseil constitutionnel, au mois d'août, d'un texte visant à interdire les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, Emmanuel Macron a demandé, lundi, à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, d'avancer sur un texte européen en la matière. Mais l'harmonisation de cette interdiction au niveau des 27 pourrait prendre du temps et contrecarrer le calendrier du chef de l'État, qui en avait fait un engagement de son dernier quinquennat.

Le