Invité de la matinale de Public Sénat délocalisée à Marseille, le président LR de la région Sud est revenu sur la situation sanitaire locale. Renaud Muselier a émis des réserves quant à une reprise d’une vie plus normale à la mi-mai et s’est montré en conséquence pas très optimiste sur la tenue des élections régionales en juin. Celui qui sera vraisemblablement candidat à sa propre succession pense qu’il faudra « une revoyure de la clause de revoyure », une position partagée, selon lui, par le président du Sénat.
Renaud Muselier : « Il faut rester prudent sur la tenue des élections régionales en juin »
Invité de la matinale de Public Sénat délocalisée à Marseille, le président LR de la région Sud est revenu sur la situation sanitaire locale. Renaud Muselier a émis des réserves quant à une reprise d’une vie plus normale à la mi-mai et s’est montré en conséquence pas très optimiste sur la tenue des élections régionales en juin. Celui qui sera vraisemblablement candidat à sa propre succession pense qu’il faudra « une revoyure de la clause de revoyure », une position partagée, selon lui, par le président du Sénat.
Par Antoine Comte
Temps de lecture :
4 min
Publié le
Mis à jour le
« Je pense qu’il faut rester prudent sur la tenue des élections régionales en juin, mais comme les candidats, les partis politiques et l’Association des maires de France disent qu’il faut le faire, alors allons-y ! Le président de la République dit qu’on va rouvrir les terrasses en mai, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas tenir les élections en juin ! »
Sur la tenue des élections régionales et départementales au mois de juin, Renaud Muselier reste, au fond de lui, très perplexe. « Quand je vois les conclusions du Conseil scientifique qui dit que ce n’est pas à lui de décider et la liste des contraintes pour tenir les bureaux de vote, ça me paraît quand même compliqué. Je pense qu’il faut faire une revoyure de la clause de revoyure fixée par le gouvernement. C’est une position partagée par Territoires unis et par le président du Sénat », a lancé le président de la région Sud.
Pour rappel, ce double scrutin prévu initialement en mars a été décalé en raison de l’épidémie aux 13 et 20 juin et la loi actant ce report a introduit à son article 3 la possibilité d’une clause de revoyure. Le débat suivi d’un vote mardi et mercredi prochain au Parlement, en faveur d’un nouveau report ou non, sera décisif pour la tenue de ces élections dans deux mois.
« J’ai dit à Castaner qu’on ne pouvait pas se serrer la main en période de covid »
Renaud Muselier qui vient de recevoir le soutien de la Commission nationale d’investiture des Républicains n’a en revanche pas confirmé qu’il serait candidat à sa propre succession.
« J’ai eu le soutien de mon parti à l’unanimité sans être candidat. Je suis un garçon raisonnable, j’aime ce que je fais. Je ne veux pas du RN bien sûr, mais je veux vivre, je veux la réouverture de mes bars et de mes restaurants », a-t-il lancé, avant d’évoquer ces possibles futurs adversaires.
« Christophe Castaner, avec qui j’ai de très bonnes relations, me tend la main. Et donc avec un peu de malice, je lui ai dit que personne ne se serrait la main en période de Covid. Mais j’avais à peine dit cela que dans la seconde, j’ai vu une ministre (Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées, ndlr) débouler pour être candidate ici », a confié le patron LR du conseil régional de PACA, qui ne souhaite « aucun accord d’appareil ».
« C’est tout En Marche ça ! Vous avez un tiers de mecs qui nous aiment bien car ils viennent de la droite, un tiers de mecs qui ne nous aiment pas car ils viennent de la gauche et le dernier tiers, ce sont des opportunistes qui essaient de se placer. Et alors ensuite, c’est systématique : quand vous décidez de discuter avec l’un des trois tiers, les autres se mettent contre vous… », a ajouté Renaud Muselier.
« Nous n’avons aucune écoute du ministère de la Santé »
L’homme fort de la région Sud n’a également pas été tendre avec le gouvernement sur la gestion de la crise sanitaire localement. « Nous n’avons aucune écoute du ministère de la Santé depuis le début de la crise. Et pourtant, nous faisons des propositions sur les tests, les vaccinodromes… A chaque fois, c’est non et puis 3 ou 4 mois après, c’est finalement oui ».
Tout comme le maire PS de Marseille Benoît Payan, Renaud Muselier s’est dit également très inquiet par rapport à la campagne de vaccination qu’il compare à « un robinet ». « Aujourd’hui, on a des doses qui doivent arriver et être ventilées mais elles n’arrivent pas. C’est comme un robinet, vous l’ouvrez et il n’y a plus d’eau, et puis d’un coup vous l’ouvrez à nouveau et il y a beaucoup trop d’eau et donc vous le refermez mais ce n’est pas le bon moment. Il y a un vrai problème de logistique », a-t-il lancé en reconnaissant qu’il va falloir vraiment « apprendre à vivre avec le covid, comme avec n’importe quelle maladie ».
Quelques jours après le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l’Iran, Sébastien Lecornu a annoncé, ce vendredi, une série de mesures destinées à tirer les leçons » de la crise énergétique. Afin de dépendre moins des énergies fossiles, l’installation de chauffages au gaz serait interdite « dès la fin de cette année » dans les constructions neuves. Le gouvernement va aussi doubler son soutien à l’électrification des usages de 5,5 milliards à 10 milliards d’euros par an d’ici 2030.
Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, parti chez Renaissance en 2022, a annoncé par surprise sa candidature aux sénatoriales de septembre prochain, entendant jouer un rôle au plan national, pour la présidentielle. Il veut mener une liste d’union avec la droite. Du côté de la sénatrice LR sortante, Valérie Boyer, on confirme que les discussions sont engagées.
Dimanche, les élections législatives en Hongrie s’annoncent à haut risque pour Viktor Orban. Le Premier ministre nationaliste, proche du Kremlin, est distancé dans les sondages par son principal opposant, Péter Magyar. L’eurodéputé a choisi de mener une campagne de terrain sur des thèmes de politique intérieure, en mettant en exergue les dérives du régime en place depuis 16 ans.
Avec seulement 12 % de femmes à la tête d’une intercommunalité, ces dernières restent exclues de ces postes clefs, en dépit de la parité. Une tribune, signée par Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christiane Taubira, dénonce la situation et appelle à changer la donne.