Emmanuel Macron « a avancé comme un bulldozer » selon Éric Coquerel
Le député de la France insoumise était l’invité de Territoires d’Infos, ce lundi. Il reproche la méthode gouvernementale visant à mettre en place des réformes « comme un bulldozer » et remet en cause la véritable « majorité » du président de la République. 

Emmanuel Macron « a avancé comme un bulldozer » selon Éric Coquerel

Le député de la France insoumise était l’invité de Territoires d’Infos, ce lundi. Il reproche la méthode gouvernementale visant à mettre en place des réformes « comme un bulldozer » et remet en cause la véritable « majorité » du président de la République. 
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Par Helena Berkaoui

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Invité de Territoires d’Infos, ce lundi, le député France insoumise de Seine-Saint-Denis critique la méthode du gouvernement dans la mise en œuvre de ses réformes et remet en cause sa légitimité. « Les gens n’ont pas voté pour casser le code du travail, ils n’ont pas voté pour l’austérité, ils n’ont pas voté pour la sélection à l’université, ils ont voté pour battre Marine le Pen » telle est l’analyse d’Éric Coquerel concernant l’élection d’Emmanuel Macron. Selon lui, « le gouvernement n’a pas de majorité, en réalité, pour appliquer cette politique. » Le député de la France insoumise note qu’il « a avancé comme un bulldozer en cinq mois. » Il reprouve cette méthode. Pour Éric Coquerel « c’est une technique qui est très bien mise au point. » Et de prendre l’exemple du dernier vote à l’Assemblée nationale : « Vendredi on a siégé jusqu’à 5 heures du matin pour passer rapidement le projet de loi finances sur la sécurité sociale. Quand vous passez comme ça en force, quand vous accélérez les rythmes ça a un objectif. Un groupe de 17 députés comme le nôtre (…) face à plus de 300 personnes… Inutile de dire où se situe la fatigue. »

Le spleen de Jean-Luc Mélenchon

Samedi, au micro de France info, le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a reconnu : « c’est lui qui a le point, il ne faut pas chercher à le cacher » à propos d’Emmanuel Macron. Jean-Luc Mélenchon estime « que l’avalanche devrait avoir lieu » tout en constatant, un peu tristement, que la jeunesse – qui pourrait modifier le rapport de force -  ne se met pas en mouvement. « On aimerait bien que ce que l’on ressent dans la société puisse bloquer le projet d’Emmanuel Macron, parce que c’est un projet grave pour la France » ajoute Éric Coquerel. Il estime toutefois que « les choses peuvent évoluer. » Selon lui, l’enjeu est qu’il « y a un mur de mécontentement qu’il faut réussir à faire émerger » et d’évoquer la possibilité « d’une très grande marche citoyenne » avec les partenaires sociaux fin novembre.  

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