« Emmanuel Macron a disloqué l’Europe » selon Franck Proust
Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, Franck Proust, candidat sortant (PPE) soutenu par Les Républicains, à fustiger l’attitude d’Emmanuel Macron sur la scène européenne.

« Emmanuel Macron a disloqué l’Europe » selon Franck Proust

Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, Franck Proust, candidat sortant (PPE) soutenu par Les Républicains, à fustiger l’attitude d’Emmanuel Macron sur la scène européenne.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

A quatre jours des élections européennes, les candidats n’hésitent plus à lâcher leurs coups. Franck Proust n’hésite pas à attaquer Emmanuel Macron et sa stratégie européenne : « Emmanuel Macron joue la stratégie de la peur dans cette élection. Mais qui a disloqué l’Europe ? Monsieur Macron lui-même. » Il ajoute : « Il a voulu s’adresser aux chefs d’Etat européens comme il s’adresse aux Français. Il y a deux conditions si on veut être crédible en Europe : le respect et le dialogue. On peut contester un chef de gouvernement mais les chefs de gouvernement au sein de l’Union européenne sont aussi élus au suffrage universel. »

Le député du PPE estime « qu’Emmanuel Macron n'a enregistré aucun succès sur le plan européen » : « Macron n’a pas tenu ses engagements en Europe. Nous allons présenter un budget déficitaire de plus de 3%. Macron a dépensé deux fois que ses prédécesseurs. Il y a eu un grand engouement quand il a été élu Président de la République et aujourd’hui il y a une déception à la hauteur. »

« Les députés de la Renaissance seront les députés de l’isolement »

Interrogé sur le futur Parlement européen, Franck Proust se montre très dur avec les futurs députés Renaissance et RN : « Je pense que les députés de la liste Renaissance seront les députés de l’isolement (…). L’enjeu est de savoir si l’Europe est capable de répondre aux grands défis du 21e siècle. L’isolement de la France c’est à la fois le parti de Monsieur Macron qui ne pèsera pas au Parlement européen et les élus du Rassemblement national mais que sont-ils devenus ? Ils n’ont pas changé la face du Parlement et  un certain nombre qui ne servent à rien. »  

 

« Les députés de la Renaissance seront les députés de l’isolement »
01:39

Partager cet article

Dans la même thématique

Philippe Brun
5min

Politique

Primaire PS : la justice rejette la demande de réintégration de Philippe Brun, qui dénonce « un coup monté » après des révélations du Canard Enchaîné

La justice a rejeté la demande du député de l’Eure d’être réintégré à la primaire PS/Place Publique. Mais face à de nouvelles révélations du Canard Enchaîné, Philippe Brun annonce faire appel de la décision et demande toujours à être réintégré à la primaire. « On a menti au bureau national du PS, en lui faisant croire qu’une plaignante s’était manifestée la veille du dépôt des candidatures, et a la justice », dénonce le député PS.

Le

10min

Politique

« Les sénateurs sont vraiment des alliés » : les maires comptent sur les sénatoriales, mais de plus en plus sont « désabusés »

Dernière ligne droite avant les élections sénatoriales dimanche 27 septembre. Chez les maires, qui représentent 95 % des grands électeurs, il y a « beaucoup d’attentes vis-à-vis de l’institution sénatoriale ». Mais de nombreux élus sont aussi « résignés, blasés, désabusés », face à « des annonces pas forcément tenues » par le gouvernement, à commencer par le plan canicule pour les écoles. Paroles de maires.

Le

Illustration of the  Cour des Comptes in Paris
7min

Politique

Nouvel impôt sur la fortune, taxe sur les holdings, révision du Pacte Dutreil : les pistes de la Cour des comptes accueillies froidement par la majorité sénatoriale

Dans une note destinée à nourrir le débat public, la Cour des comptes préconise une légère hausse de la fiscalité du patrimoine via la création d'un nouvel impôt sur la fortune personnelle, une taxe sur les holdings ou encore la révision du Pacte Dutreil. Ces pistes sont destinées à répondre « au sentiment d'injustice, qui altère le consentement à l'impôt », mais vont à rebours de la position de la majorité sénatoriale pour qui le redressement de l'économie passe au contraire par un allégement de charges et la facilitation des transmissions des biens professionnels.

Le