Emmanuel Macron : « L’État ne peut pas réussir seul »
Lors de son discours au Conseil constitutionnel, à l’occasion du soixantième anniversaire de la Constitution de la Ve République, Emmanuel Macron a cherché à rassurer les collectivités locales, leur rappelant le « partenariat » qui les unit à l’État.

Emmanuel Macron : « L’État ne peut pas réussir seul »

Lors de son discours au Conseil constitutionnel, à l’occasion du soixantième anniversaire de la Constitution de la Ve République, Emmanuel Macron a cherché à rassurer les collectivités locales, leur rappelant le « partenariat » qui les unit à l’État.
Public Sénat

Par Alice Bardo

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« L’État ne peut pas réussir seul », assure Emmanuel Macron. Quelques jours après l’appel de Marseille des élus locaux, qui réclament plus d’autonomie, le chef de l’État a tenu à rassurer ceux qu’ils considèrent être les « premiers acteurs de nombreuses politiques publiques, sociales culturelles ou environnementales ». Contrant le jacobinisme dont il a été accusé, il a vanté le « pacte girondin conclu avec les collectivités locales », qui leur permet « d’adopter une démarche partenariale avec l’État ».

Le chef de l’État s’est également référé à l’article 72 de la Constitution, qui fête ses 60 ans ce jeudi. Un article qui vise à « permettre aux collectivités locales d’adapter dans leur domaine de compétence les lois et règlements aux réalités de leurs territoires » comme il l’a rappelé.

« Pour renouer avec l’efficacité, nous devons accepter de rompre avec le carcan, non pas de l’égalité, mais de l’uniformité, et permettre aux collectivités de se différencier dans le respect des grands principes et de nos institutions », insiste-t-il. Il s’est aussi référé au principe de subsidiarité, « qui renforce l’État en lui permettant de se concentrer à l’échelle centrale sur ses fonctions essentielles ». Ce principe permet en effet à l’État, s’il le juge opportun, de déléguer certains de ses pouvoirs aux collectivités territoriales.

Le Président a toutefois mis en garde contre « tout mouvement qui viendrait affaiblir l’unité de la nation et réveiller de nouvelles formes de féodalisme ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Philippe TABAROT visite du technicentre SNCF
6min

Politique

Sénatoriales : candidat dans les Bouches-du-Rhône, Renaud Muselier entend faire une liste commune avec LR

Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, parti chez Renaissance en 2022, a annoncé par surprise sa candidature aux sénatoriales de septembre prochain, entendant jouer un rôle au plan national, pour la présidentielle. Il veut mener une liste d’union avec la droite. Du côté de la sénatrice LR sortante, Valérie Boyer, on confirme que les discussions sont engagées.

Le

Hungary US Vance
7min

Politique

Elections en Hongrie : « Orban est comblement bousculé dans cette campagne »

Dimanche, les élections législatives en Hongrie s’annoncent à haut risque pour Viktor Orban. Le Premier ministre nationaliste, proche du Kremlin, est distancé dans les sondages par son principal opposant, Péter Magyar. L’eurodéputé a choisi de mener une campagne de terrain sur des thèmes de politique intérieure, en mettant en exergue les dérives du régime en place depuis 16 ans.

Le

illustration: petite Mairie et son drapeau francais.
3min

Politique

Une tribune signée Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christine Taubira appelle les femmes à « prendre le pouvoir » dans les intercommunalités

Avec seulement 12 % de femmes à la tête d’une intercommunalité, ces dernières restent exclues de ces postes clefs, en dépit de la parité. Une tribune, signée par Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christiane Taubira, dénonce la situation et appelle à changer la donne.

Le

L’Assemblée nationale valide la suspension de la réforme des retraites
4min

Politique

Travail le 1er mai : après son rejet à l’Assemblée, le texte file en commission mixte paritaire où députés et sénateurs devront s’accorder

Les députes macronistes ont fait rejeter vendredi à l’Assemblée une proposition de loi sénatoriale qu’ils soutenaient visant à autoriser les salariés des boulangeries et fleuristes à travailler le 1er mai. Une manière de s’éviter des débats tendus face à une gauche vent debout contre la mesure. Les députés de la majorité espèrent s’accorder avec les sénateurs en commission mixte paritaire dans les prochains jours.

Le