« Emmanuel Macron n’a pas l’intention de changer de cap politique », déclare Nicolas Bay

« Emmanuel Macron n’a pas l’intention de changer de cap politique », déclare Nicolas Bay

Le député européen du Rassemblement national, Nicolas Bay, « n’attend pas grand-chose » de l’allocution télévisée du président de la République ce lundi 15 avril à 20 heures.
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La conclusion du Grand débat national est arrivée. Ce lundi 15 avril à 20 heures, le chef de l’État doit intervenir à la télévision pour donner ses premières réponses, après deux mois d’échanges avec les Français sur le territoire. Député européen, membre du Rassemblement national, Nicolas Bay « n’attend pas grand-chose de ce rendez-vous ». « Je suis comme beaucoup de Français, je ne me fais pas beaucoup d’illusions sur les intentions d’Emmanuel Macron », explique-t-il dans la matinale de Public Sénat. « Je crois qu’il n’a pas l’intention de changer de cap politique »

Dénigrant une « vaste opération de communication » et une « mise en scène d’Emmanuel Macron », l’eurodéputé porte un regard sévère sur l’utilité du Grand débat national. Il estime que des ajustements sur le terrain de la fiscalité étaient évidents. « S’ils ont dépensé 12 millions d’euros pour s’apercevoir que les Français veulent des baisses d’impôts, ce n’était pas la peine ! Il suffisait juste de tendre un peu l’oreille. »

La « proportionnelle intégrale » attendue par Nicolas Bay

Le parlementaire réclame des mesures fortes dans ce domaine. « Le gouvernement doit, de manière urgente, baisser la fiscalité sur les classes populaires et les classes moyennes », insiste-t-il. Il se dit par exemple favorable à une baisse du niveau de prélèvement sur les premières tranches d’imposition ainsi qu’à une « meilleure progressivité » de l’impôt sur le revenu.

Autres pistes attendues par le représentant du Rassemblement national : des « mesures pour réduire la fracture démocratique ». Il cite notamment l’instauration du référendum d’initiative citoyenne (RIC), demandée par de nombreux gilets jaunes. Mais aussi une « vraie démocratie représentative », qui passera, selon lui, par une « proportionnelle intégrale » ou une « proportionnelle presque intégrale avec une prime majoritaire » accordée au parti arrivé en tête d’un scrutin. « Cela ne peut pas être une dose simplement de proportionnelle de 10, 15 ou 20 % », prévient-il.

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