La droite et l'extrême droite ont émis des doutes mercredi sur le plan de lutte contre le "séparatisme" islamiste présenté la veille par Emmanuel Macron, tandis que la gauche exprimait sa déception.
Le maire LR de Meaux (Seine-et-Marne) Jean-François Copé s'est dit sur France 2 "sceptique" et a souhaité l'instauration d'un "code législatif pour la laïcité et les cultes". "C'est plus qu'une urgence quand on voit la montée de toutes les formes de tension, de violence, l'antisémitisme, la xénophobie dans tous les sens du terme, et donc du coup l'islamophobie", a-t-il affirmé.
Pour Valérie Pécresse, le diagnostic d'Emmanuel Macron est "incomplet" et par conséquent les remèdes proposés "largement insuffisants". "Il balaye d'un revers de main la question de la laïcité", a regretté la présidente ex-LR de la région Île-de-France sur Europe 1.
Le député RN et porte-parole du parti, Sébastien Chenu, a jugé "très faiblardes" les propositions du chef de l'Etat, allant des imams étrangers au financement des mosquées. "On ne traite pas les causes. On sait très bien que l'immigration de masse amène le repli communautaire", a déclaré sur franceinfo l'élu du Nord.
Le vice-président du RN et eurodéputé Jordan Bardella a jugé dans un communiqué que ces "timides avancées ne relèveront pas l'immense défi". "La France n'est plus confrontée à un simple +séparatisme+, mais à un communautarisme de conquête".
L'ancien Premier ministre socialiste Manuel Valls, qui avait dénoncé "l'apartheid" social et ethnique de certains quartiers, a en revanche jugé qu'Emmanuel Macron posait "le bon diagnostic sur le mal" .
Le député européen EELV Yannick Jadot, le 30 novembre 2019 à Saint-Denis, près de Paris
AFP/Archives
Pour l'eurodéputé des Verts Yannick Jadot, le président a "raison de rappeler que la République est Une" et de "combattre un projet politique (...) qui veut qu'une communauté se replie sur elle-même". Mais il regrette que M. Macron "ait mis de côté le plan banlieues" et "supprimé tous les emplois aidés qui faisaient vivre les associations dans ces quartiers". L'élu écologiste relève aussi une "ambiguité" quand le chef de l'Etat demande au Conseil français du culte musulman d'agir alors qu'il "est depuis son origine malheureusement davantage une représentation des pays d'origine qu'une représentation des Français musulmans".
Le président du groupe socialiste au Sénat Patrick Kanner a jugé, sur Public sénat, "intelligent" le terme de "séparatisme" "parce que le communautarisme n'est pas un délit" et que le diagnostic est "juste". Mais il s'est déclaré "déçu" par des "mesures faibles et pas chiffrées".
Désormais, Zakia Khudadadi concourt sous les couleurs de la France. Un épilogue heureux pour cette championne de para-taekwondo qui a fui son pays en 2021 lors de la prise de pouvoir des talibans. Un récit émouvant, ainsi qu’un combat personnel mené aussi bien sur les tapis que dans la vie, qu’elle raconte au micro de Caroline Delage dans Sport etc… sur Public Sénat.
Présentée le 13 octobre à la presse, la proposition de loi déposée par le sénateur écologiste Guillaume Gontard vise à renforcer l’encadrement de la production, de la traçabilité et de la distribution des produits à base de cannabidiol (CBD).
Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).
Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.