Emmanuel Macron tacle les « esprits chagrins » qui critiquent son séjour à Chambord
Emmanuel Macron a critiqué dimanche les "esprits chagrins" qui ont vu un symbole monarchique dans son week-end près du château de Chambord (Loir...

Emmanuel Macron tacle les « esprits chagrins » qui critiquent son séjour à Chambord

Emmanuel Macron a critiqué dimanche les "esprits chagrins" qui ont vu un symbole monarchique dans son week-end près du château de Chambord (Loir...
Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron a critiqué dimanche les "esprits chagrins" qui ont vu un symbole monarchique dans son week-end près du château de Chambord (Loir-et-Cher) où il a célébré un "Noël avant l'heure" en famille.

"Il ne faut pas tomber dans cette espèce d'esprit chagrin qu'ont beaucoup qui voudraient voir toujours des symboles", a déclaré le président de la République à l'AFP et RTL, au cours d'un entretien devant le château.

Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon s'était auparavant dit "content" que M. Macron "soit allé à Chambord parce que ça donne de lui une image monarchique qui me semble correspondre à l'idée qu'il se fait de lui-même."

"Dans la monarchie présidentielle, tout est spectaculaire, le +corps du roi+, comme on dit, est quasi sacré", a-t-il analysé, sur le plateau du "Grand rendez-vous" CNews-Europe1-Les Echos, estimant que sous la Ve République un président ne "fait pas ce qu'il veut" concernant sa vie privée.

"Mais honnêtement, on ne va pas aller lui chercher pouilles, c'est la Constitution qu'il faut changer", a poursuivi M. Mélenchon, partisan d'une VIe République.

Jean-Luc Mélenchon, le 11 octobre 2017 à Grenoble
Jean-Luc Mélenchon, le 11 octobre 2017 à Grenoble
AFP/Archives

M. Macron a au contraire fait valoir que le château de Chambord avait, au-delà de la royauté française, "une vraie histoire républicaine" : "C'est une histoire de nature, où on réconcilie l'attachement à la nature et à la biodiversité et la tradition de la chasse", a-t-il dit. "Moi, les polémiques, c'est pas la première, elles ne m'intéressent pas beaucoup."

Le président est arrivé vendredi à Chambord pour un "Noël avant l'heure" avec une quinzaine de membres de sa famille. Ils ont séjourné dans un gîte près du château, loué 800 euros le week-end et payé sur les deniers du président.

- 'Coût raisonnable' -

"J'aurais pu décider de passer mon Noël en famille à l'Élysée et j'aurais pu faire comme beaucoup de mes prédécesseurs, profiter des lieux de la République", a relevé M. Macron.

"Il y a plus d'un million de visiteurs (par an au château, ndlr) et je ne suis pas sûr que ce soit un million de privilégiés", a-t-il souligné, au côté de Jean d’Haussonville, directeur du domaine national de Chambord. "C'est un coût raisonnable que peut se payer un président de la République qui veut faire plaisir à sa famille", a-t-il ajouté.

Après s'être rendu samedi au zoo de Beauval qui héberge le premier bébé panda né en France, dont Brigitte Macron est la marraine, le couple présidentiel a effectué une visite ludique de la demeure royale avec les enfants et petits-enfants de Brigitte Macron, avant de se réunir dans une salle de la demeure royale louée pour environ 600 euros, selon l'Elysée.

Dimanche, le chef de l'Etat a fait un footing le long du canal puis a assisté au spectacle "La belle et la bête, une nouvelle histoire".

Le président du groupe LREM à l'Assemblée nationale Richard Ferrand a tenté de clore le débat, estimant dimanche qu'il ne "casse pas trois pattes à un canard".

"Que se passe-t-il? Le Président de la République, son épouse et sa famille ont loué des gîtes ruraux dans le Loir-et-Cher, à proximité de Chambord, tous les Français peuvent le faire, sur ses deniers personnels", a-t-il développé au "Grand Jury" RTL-LCI-Le Figaro.

"Il y a suffisamment d'occasions et de raisons de critiquer Emmanuel Macron pour ses choix politiques pour ne pas s'engouffrer dans ce genre de polémiques", a déclaré le vice-président du Front national, Nicolas Bay, invité de Questions politiques France Inter-France Info-Le Monde. "Emmanuel Macron, pendant la campagne présidentielle nous expliquait qu'il n'y a pas de culture française, je vois qu'il a changé d'avis", a-t-il néanmoins raillé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Blois: Political figure at summer convention campusPS.
6min

Politique

François Ruffin tenté par la primaire du PS, mais rabroué par Raphaël Glucksmann : que disent les règles de participation à ce scrutin ?

François Ruffin espère participer à la primaire co-organisée par le Parti socialiste, une idée que laisse prospérer Olivier Faure, le Premier secrétaire du PS. Présenté comme le favori de cette primaire, Raphaël Glucksmann défend le mode d'organisation actuel, et rappelle que le principe d’un scrutin limité à l’arc social-démocrate a été validé par un vote des militants socialistes.

Le

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la réaction de Sébastien Lecornu après les fuites sur le budget peine à convaincre au Sénat
7min

Politique

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la contre-attaque de Sébastien Lecornu, après les fuites sur le budget, interpelle au Sénat

La saisine de la procureure de Paris, après la divulgation dans la presse de pistes de travail, non arbitrées, sur la taxation de l’épargne salariale, a surpris au sein de la commission des finances du Sénat. Plusieurs sénateurs n’adhérent pas à la version de fuites qui auraient échappé au contrôle du gouvernement.

Le

Rentrée scolaire Collège Parc Imperial à Nice
7min

Politique

Résultat du classement PISA : « Les ministres passent et le système demeure », martèle Max Brisson

La France atteint son plus bas niveau jamais enregistré dans les trois domaines évalués par PISA. Publiés ce mardi 8 septembre par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les résultats de l’enquête interviennent quelques jours après la rentrée scolaire et à quelques mois de l’élection présidentielle. Ils relancent le débat sur l’état de l’école française et, inévitablement, sur le bilan des années Macron.

Le

France VE Day
5min

Politique

« Décision absurde, inique et inacceptable » : le maire de Paris annonce le lancement de deux enquêtes après l’éviction polémique du personnel féminin de la Tour Eiffel

Emmanuel Grégoire a annoncé lors d'un point presse la mise en œuvre de deux enquêtes après l'éviction des salariées de la tour Eiffel lors d'une visite dispensée à un groupe religieux hindou. Cette mise à l'écart a provoqué un mouvement de colère des salariés et la fermeture du monument lundi.

Le