Lors du débat organisé en amont du prochain conseil européen, plusieurs sénateurs se sont émus de la décision du président turc Erdogan de sortir de la convention d’Istanbul. Ce traité du Conseil de l’Europe était un instrument juridique contraignant, protégeant les femmes contre les violences.
Émoi au Sénat, après le retrait de la Turquie d’une convention en faveur des droits des femmes
Lors du débat organisé en amont du prochain conseil européen, plusieurs sénateurs se sont émus de la décision du président turc Erdogan de sortir de la convention d’Istanbul. Ce traité du Conseil de l’Europe était un instrument juridique contraignant, protégeant les femmes contre les violences.
La Turquie sera une fois encore au menu des discussions des membres du Conseil européen les 25 et 26 mars. Après une année 2020 marquée par de fortes tensions dans le bassin méditerranéen, la Turquie a une nouvelle fois fait parler d’elle, en sortant samedi d’une Convention du Conseil de l’Europe, signée il y a toute juste dix ans sur son sol à Istanbul. Ce traité international sur la prévention et la lutte contre la violence à égard des femmes et la violence domestique était juridiquement contraignant. Recep Tayyip Erdogan a mis fin à son application par décret présidentiel, pour donner des gages aux courants les plus conservateurs du pays.
Lors du débat organisé au Sénat dans la nuit du 23 au 24 mars, la décision du président turc a été sévèrement condamnée. Elle a effacé le relatif apaisement, qui a suivi le retrait de son navire de recherche gazière turc des eaux territoriales grecques. « Cela montre que derrière les paroles apaisantes, les désaccords de fond sont profonds », a estimé Christian Cambon, président (LR) de la commission des affaires étrangères du Sénat. Le sénateur du Val-de-Marne a d’ailleurs jugé que la tension restait « palpable en Méditerranée orientale ». Pour le sénateur Franck Menonville (Les Indépendants – République et territoires), la position turque est « de plus en plus préoccupante ». « Elle s’éloigne de plus en plus de nos valeurs », s’est-il inquiété.
« La Commission [européenne] veut l’apaisement, la reconduction de l’accord migratoire, un agenda positif. D’accord. Mais la réponse de M. Erdogan sur ces prépositions, c’est le retrait de son pays de la Convention d’Istanbul du Conseil de l’Europe, premier traité fixant des normes juridiques contraignantes pour prévenir les violences sexistes », s’est insurgé aussi le socialiste Didier Marie (voir la vidéo en tête). Le sénateur considère que le président turc « souffle le chaud et le froid ».
Après un sommet européen en décembre, qui avait débouché sur des sanctions individuelles portant sur les activités « illégales et agressives » d’exploration gazière de la Turquie, l’annonce du retrait de la convention d’Istanbul est venue alimenter des « signaux préoccupants », selon Clément Beaune. Le secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes a indiqué que les ministres du quai d’Orsay avaient « profondément regretté » cette décision unilatérale.
Il a expliqué que la France défendrait au Conseil européen une logique de « préparation à une réponse de fermeté », sans fermer la porte d’un dialogue. « Nous avons préparé des mesures restrictives, si besoin était de les utiliser, mais nous donnerons sans doute jusqu’au mois de juin à la Turquie pour un nouveau rendez-vous, pour clarifier la position de la Turquie, sa volonté de dialogue ou d’escalade ».
Le haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères, Josep Borrell, doit d’ailleurs remettre son rapport aux dirigeants européens cette semaine sur le dossier turc.
Alors que le détroit d’Ormuz est toujours bloqué, et que les prix des hydrocarbures sont toujours au plus haut, certaines solutions de transports maritimes, hier décriées, montrent tout leur intérêt. Avec un taux d’émission de gaz à effet de serre faible et une ressource inépuisable, le transport maritime à la voile développé par une jeune entreprise bretonne a tous les avantages, comme l’explique ce chef d’entreprise dans l’émission « dialogue citoyen » présentée par Quentin Calmet.
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C’est fait, Gabriel Attal a mis fin au faux suspense sur sa candidature à la présidentielle. Le patron de Renaissance a officialisé sa candidature, ce vendredi et devrait être sur la ligne de départ en 2027. Dans l’Aveyron, l’ancien Premier ministre a fait part de son ambition de succéder à Emmanuel Macron. Il faudra d’abord tuer le match avec Edouard Philippe pour être le candidat légitime du bloc central.
Dans l’Aveyron, loin des ors parisiens, l’ancien premier ministre doit officialiser vendredi sa candidature à l’Élysée. Une entrée en campagne pensée comme un antidote au procès en déconnexion qui colle au macronisme et comme un adversaire à Édouard Philippe pour le leadership du bloc central.