En Auvergne-Rhône-Alpes, grève contre la gestion de la fusion des deux régions
Des agents d'Auvergne-Rhône-Alpes étaient en grève jeudi contre la gestion de la fusion des deux anciennes régions par son...

En Auvergne-Rhône-Alpes, grève contre la gestion de la fusion des deux régions

Des agents d'Auvergne-Rhône-Alpes étaient en grève jeudi contre la gestion de la fusion des deux anciennes régions par son...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Des agents d'Auvergne-Rhône-Alpes étaient en grève jeudi contre la gestion de la fusion des deux anciennes régions par son président, Laurent Wauquiez (LR) et ils étaient des centaines à s'être rassemblés devant le siège lyonnais de l'institution.

"La fusion est effective depuis un an et les choses tardent à se mettre en place, il y a un entre-deux relativement anxiogène pour le personnel", explique Jérôme Fiorentino, secrétaire général de la CGT à la région.

"Le problème, c'est la mauvaise gestion de Laurent Wauquiez (...) Il a dit qu'il serait attentif mais les gens sont placardisés. Dans les lycées, la colère monte car ils sont de moins en moins nombreux. La région est complètement grippée", pointe de son côté Viviane Huber, de la CFDT.

Quatre syndicats - CGT, CFDT, Unsa et FSU - avaient appelé à la mobilisation. Selon la direction, 15% des agents étaient en grève dans les deux sièges, à Lyon et Clermont-Ferrand et près de 50% dans les lycées. Auvergne-Rhône-Alpes emploie au total 8.600 personnes.

Quelques centaines de personnes, venant des 12 départements, manifestaient également au pied du siège lyonnais criant: "agents, en colère".

Selon les syndicats, près de 500 postes sont non pourvus dans les 290 lycées de la région et il n'y a eu aucun recrutement depuis un an.

"Les discussions sont ouvertes depuis plusieurs mois sur le temps de travail avec un objectif de convergence des deux systèmes sur les régimes d'indemnité" qui s'appliquaient dans chacune des régions, répond un porte-parole de la région.

La fusion a nécessité un gros effort de réorganisation: "on est passé de 60 directeurs à une vingtaine aujourd'hui. On avait 180 chefs de service et l'objectif est d'en avoir une soixantaine", poursuit-il.

Sur les lycées, la direction promet des embauches et ne nie pas les difficultés inhérentes à la fusion.

Fin mars, des agents de la région Grand Est, également dirigée par la droite, s'étaient mobilisés pour manifester leurs inquiétudes après le rapprochement des trois ex-régions Alsace, Lorraine et Champagne-Ardenne.

Partager cet article

Dans la même thématique

En Auvergne-Rhône-Alpes, grève contre la gestion de la fusion des deux régions
4min

Politique

« Ce soir, je suis candidate à l’élection présidentielle » : malgré sa condamnation, Marine Le Pen se lance et se pourvoit en cassation

En dépit de sa condamnation pour détournement de fonds publics, la leader du RN annonce sa candidature à la présidentielle. Elle a décidé de se pourvoir en cassation, ce qui rend suspensif la décision de la Cour d’appel, lui permettant de faire campagne sans bracelet électronique. Assurant former un « couple politique » avec Jordan Bardella, ils mèneront campagne « en binôme ».

Le

Marine Le Pen Convicted in National Rally Appeal Trial
7min

Politique

Condamnation de Marine Le Pen : une éventuelle candidature à la présidentielle attaquée sous l'angle de l'éthique, à gauche comme à droite

Le délibéré de la Cour d'appel dans l'affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN laisse le personnel politique dans l'expectative. Condamnée mais éligible, Marine Le Pen peut, en théorie, être candidate à l'élection présidentielle. À droite comme à gauche, on met en avant la dimension éthique et morale d'une potentielle candidature de Marine Le Pen à la présidentielle.

Le

Marine Le Pen Convicted in National Rally Appeal Trial
4min

Politique

Marine Le Pen peut-elle vraiment faire campagne sous bracelet électronique si elle décide d'être candidate ?

Dans l'affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, la cour d'appel de Paris a pris en compte « la liberté des candidatures » et « la liberté de choix de l'électeur » en condamnant Marine Le Pen à quinze mois ferme d'inéligibilité. Les juges ont aussi condamné la députée RN à un an de prison aménageable sous bracelet électronique. Une peine qui pourrait être suspendue si Marine Le Pen décidait de se lancer dans la course à la présidentielle.

Le

« Matignon, we are dans la mouise », réagit le rapporteur général du budget au Sénat à l’issue du comité d’alerte des finances publiques
6min

Politique

« Matignon, we are dans la mouise », réagit le rapporteur général du budget au Sénat à l’issue du comité d’alerte des finances publiques

Le sénateur (LR) Jean-François Husson ressort mécontent d’une réunion sur les perspectives des finances publiques, à laquelle a participé le gouvernement, des parlementaires, des représentants des collectivités locales ou encore de la Sécurité sociale. « Beaucoup de communication et très peu d’action », déplore le sénateur. Bercy annonce des mesures supplémentaires de freinage de la dépense, à hauteur de 3 milliards d’euros.

Le