En Auvergne-Rhône-Alpes, grève contre la gestion de la fusion des deux régions
Des agents d'Auvergne-Rhône-Alpes étaient en grève jeudi contre la gestion de la fusion des deux anciennes régions par son...

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Des agents d'Auvergne-Rhône-Alpes étaient en grève jeudi contre la gestion de la fusion des deux anciennes régions par son...
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Des agents d'Auvergne-Rhône-Alpes étaient en grève jeudi contre la gestion de la fusion des deux anciennes régions par son président, Laurent Wauquiez (LR) et ils étaient des centaines à s'être rassemblés devant le siège lyonnais de l'institution.

"La fusion est effective depuis un an et les choses tardent à se mettre en place, il y a un entre-deux relativement anxiogène pour le personnel", explique Jérôme Fiorentino, secrétaire général de la CGT à la région.

"Le problème, c'est la mauvaise gestion de Laurent Wauquiez (...) Il a dit qu'il serait attentif mais les gens sont placardisés. Dans les lycées, la colère monte car ils sont de moins en moins nombreux. La région est complètement grippée", pointe de son côté Viviane Huber, de la CFDT.

Quatre syndicats - CGT, CFDT, Unsa et FSU - avaient appelé à la mobilisation. Selon la direction, 15% des agents étaient en grève dans les deux sièges, à Lyon et Clermont-Ferrand et près de 50% dans les lycées. Auvergne-Rhône-Alpes emploie au total 8.600 personnes.

Quelques centaines de personnes, venant des 12 départements, manifestaient également au pied du siège lyonnais criant: "agents, en colère".

Selon les syndicats, près de 500 postes sont non pourvus dans les 290 lycées de la région et il n'y a eu aucun recrutement depuis un an.

"Les discussions sont ouvertes depuis plusieurs mois sur le temps de travail avec un objectif de convergence des deux systèmes sur les régimes d'indemnité" qui s'appliquaient dans chacune des régions, répond un porte-parole de la région.

La fusion a nécessité un gros effort de réorganisation: "on est passé de 60 directeurs à une vingtaine aujourd'hui. On avait 180 chefs de service et l'objectif est d'en avoir une soixantaine", poursuit-il.

Sur les lycées, la direction promet des embauches et ne nie pas les difficultés inhérentes à la fusion.

Fin mars, des agents de la région Grand Est, également dirigée par la droite, s'étaient mobilisés pour manifester leurs inquiétudes après le rapprochement des trois ex-régions Alsace, Lorraine et Champagne-Ardenne.

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