En Marche! demande « le retrait » de Peillon de la campagne de Hamon
Le porte-parole d'En Marche! Benjamin Griveaux a demandé vendredi dans un communiqué "le retrait de Vincent Peillon de la...

En Marche! demande « le retrait » de Peillon de la campagne de Hamon

Le porte-parole d'En Marche! Benjamin Griveaux a demandé vendredi dans un communiqué "le retrait de Vincent Peillon de la...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le porte-parole d'En Marche! Benjamin Griveaux a demandé vendredi dans un communiqué "le retrait de Vincent Peillon de la campagne de Benoît Hamon", après une référence hasardeuse aux chambres à gaz faite par l'ancien ministre de l'Éducation, qui a refusé de se retirer.

Interrogé sur ses propos sur CNews, mercredi, selon lesquels Emmanuel Macron serait la "vérification expérimentale des propos de (Marine) Le Pen" sur l'"UMPS", M. Peillon a expliqué: "il semblerait qu'il y ait des gens de l'UMP et du PS qui se mettent ensemble. Vous savez, il y a quelque chose heureusement de têtu dans l'Histoire, c'est comme ça qu'on sait qu'il y a eu des chambres à gaz, et qu'on ne peut pas le nier, il y a aujourd'hui des gens de l'UMP, il me semble (Jean-Paul) Delevoye, il y a des gens du PS, il me semble (Bertrand) Delanoë…".

"Je suis sur des faits (...) On n'est pas dans l'interprétation", a poursuivi M. Peillon.

Ces propos confinent à "l'ignominie", selon En Marche!

"Libre à chaque candidat et à chaque campagne de trahir ses valeurs, de renier ses convictions et les combats qui ont été les siens depuis des décennies (...) Mais la comparaison d'En Marche! avec les chambres à gaz est un point de non-retour", accuse le porte-parole du mouvement de M. Macron.

"C'est pourquoi nous condamnons avec la plus grande force ce dérapage inqualifiable et demandons à M. Hamon la mise à l'écart définitive de Monsieur Peillon de la campagne présidentielle", conclut-t-il.

"Je refuse cette polémique, il est malhonnête et irresponsable de vouloir faire croire que j'ai établi une comparaison entre ce mouvement politique, En Marche!, et un épisode tragique de l'histoire", a réagi M. Peillon auprès de l'AFP. "J'ai voulu rappeler qu'on a le droit de dire des faits, et qu'il faut faire attention à ceux qui tentent de les manipuler, tout comme il ne faut pas manipuler l'opinion en faisant croire à un amalgame que je n'ai pas fait", a-t-il ajouté.

Consentant "une maladresse", il a précisé qu'il n'était "pas question de retrait".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
7min

Politique

Budget : « On a des signaux dans notre direction », salue le PS Patrick Kanner, mais « un trou dans la raquette » sur les recettes

Le premier ministre a mis sur la table une série de concessions, qui s’adressent surtout au PS, sur le budget. Mais « sur la partie recettes, je reste fortement sur ma faim », pointe le président du groupe PS du Sénat, Patrick Kanner, qui attend des précisions d’ici mardi, notamment sur la taxation des grandes entreprises et des hauts revenus.

Le

BRUSSELS FARMERS PROTEST MERCOSUR
10min

Politique

Mercosur : une saisine de la Cour de justice de l’Union européenne va-t-elle suspendre l’application provisoire du traité ?

Après la signature prévue samedi au Paraguay entre les pays latino-américains du Mercosur et l’Union européenne, les députés européens se prononceront mercredi sur l’opportunité de saisir la Cour de Justice de l’Union européenne contre cet accord controversé. Si la Commission européenne s’est engagée à suspendre l’application provisoire du traité en cas de vote de la résolution, rien pourtant ne l’y oblige.

Le