Énergies renouvelables : « C’est tout à fait possible de trouver un compromis à l’Assemblée nationale », veut croire Agnès Pannier-Runacher
Alors que le projet de loi du gouvernement doit prochainement être examiné à l’Assemblée, le compromis voté par le Sénat pour l’implantation des éoliennes fait bondir certains élus, dont le président du groupe les Républicains à l’Assemblée, qui demande le retour du droit de véto des maires. Malgré les tensions, la ministre de la Transition écologique espère un « compromis ». 

Énergies renouvelables : « C’est tout à fait possible de trouver un compromis à l’Assemblée nationale », veut croire Agnès Pannier-Runacher

Alors que le projet de loi du gouvernement doit prochainement être examiné à l’Assemblée, le compromis voté par le Sénat pour l’implantation des éoliennes fait bondir certains élus, dont le président du groupe les Républicains à l’Assemblée, qui demande le retour du droit de véto des maires. Malgré les tensions, la ministre de la Transition écologique espère un « compromis ». 
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le projet initial se voulait simple. Début novembre, le projet de loi du gouvernement sur la simplification des règles d’implantation pour les énergies renouvelables débute son parcours législatif par la Haute assemblée. Une volonté du gouvernement pour espérer faciliter les choses, ensuite, au Palais Bourbon. Jusque-là tout va bien ; en commission, les sénateurs penchent pour une sorte de droit de véto pour les maires au sujet d’implantation d’éoliennes.

Mais dans l’hémicycle, surprise. Après une séance rocambolesque, un compromis est finalement trouvé avec le gouvernement. Exit le véto des maires, remplacé par la définition d’une zone prioritaire d’implantation, avec un avis conforme du conseil municipal.

A l’Assemblée, les députés LR ne sont pas du même avis, avec en chef de file, le patron du groupe, Olivier Marleix qui a déclaré sur Public Sénat : « Ils ont voté un dispositif qui est un peu alambiqué à mon goût. Ils ont essayé de faire de la planification et dire qu’il y a une sorte de droit de véto global. Ce texte est très cafouilleux. On n’y comprend pas grand-chose, avec des zones d’implantation prioritaire.  »

« Ne nous donnez pas ce cadeau empoisonné »

Voilà pour le contexte. Aujourd’hui, la ministre de la transition écologique, Agnès Pannier-Runacher a donc tenu à clarifier le projet. Sur le droit de véto, elle explique « avoir été à l’écoute des maires de l’Association des maires ruraux de France : « Tous nous disent « ne nous donnez pas ce cadeau empoisonné » parce que ce n’est pas de cela dont nous avons besoin. Ce dont on a besoin ce n’est pas d’être dans la position où un mois après la réception d’un projet, sans avoir aucune idée de son empreinte environnementale […], nous devons dire oui ou non au sein de notre conseil municipal. On ne souhaite pas non plus que les communes en covisibilité sur un projet donnent un avis sur notre territoire ».

En revanche, la ministre met en avant la volonté des maires de pouvoir décider des zones dans lesquelles les éoliennes et autres énergies renouvelables seront implantées. Et Agnès Pannier-Runacher de poursuivre : « Je ne vois pas comment on peut être contre un projet de loi qui répond à notre défi climatique, un projet qui va dans le sens de la compétitivité de nos entreprises, du pouvoir d’achat des Français, et un projet au service des territoires. Pour ces raisons, je pense qu’il est tout à fait possible de trouver un compromis à l’Assemblée nationale et ensuite un texte commun avec le Sénat. »

Le projet devrait permettre d’implanter des éoliennes et autres panneaux solaires dans des zones choisies, sans toucher au PLU (plan local d’urbanisme) ou au Scot (schéma de cohérence territoriale), et impulser une nouvelle dynamique en quatre mois.

Partager cet article

Dans la même thématique

4min

Politique

Esclavage : « L’identité française est faite de grands récits et de grands crimes », reconnaît Emmanuel Macron

A l’occasion des 25 ans de la loi Taubira, reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, l’Elysée organisait une cérémonie de commémoration ce jeudi 21 mai. Le Président de la République est revenu sur le devoir de reconnaissance de ces crimes. Il a, pour la première fois, abordé le sujet de la réparation, quelques mois après l’abstention de la France sur le vote de la reconnaissance de l’esclavage et de la traite comme « pire crime contre l’humanité » à l’ONU.

Le

Gabriel Attal walks in Bordeaux
4min

Politique

Présidentielle 2027 : en Aveyron, Gabriel Attal officialise sa candidature

C’est fait, Gabriel Attal a mis fin au faux suspense sur sa candidature à la présidentielle. Le patron de Renaissance a officialisé sa candidature, ce vendredi et devrait être sur la ligne de départ en 2027. Dans l’Aveyron, l’ancien Premier ministre a fait part de son ambition de succéder à Emmanuel Macron. Il faudra d’abord tuer le match avec Edouard Philippe pour être le candidat légitime du bloc central.

Le

French ruling Renaissance party holds political meeting in Arras
6min

Politique

Gabriel Attal, à l’heure du grand saut présidentiel ?

Dans l’Aveyron, loin des ors parisiens, l’ancien premier ministre doit officialiser vendredi sa candidature à l’Élysée. Une entrée en campagne pensée comme un antidote au procès en déconnexion qui colle au macronisme et comme un adversaire à Édouard Philippe pour le leadership du bloc central.

Le

ZFE la fin des Zones a Faibles Emissions votee par l Assemblee Nationale
3min

Politique

Loi de « simplification » : le Conseil constitutionnel censure la suppression des ZFE et l’assouplissement du ZAN

Le Conseil constitutionnel a censuré ce jeudi 21 mai plusieurs articles emblématiques de la loi de « simplification économique », parmi lesquels la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) et un assouplissement des règles du « zéro artificialisation nette » (ZAN). Jugées sans rapport direct avec le projet de loi initial, ces dispositions ont été qualifiées de « cavaliers législatifs ». Au total, 25 articles sur 84 ont été censurés totalement ou partiellement, au terme d’un feuilleton parlementaire de deux ans.

Le