Enfants de Daesh : « Je veux qu’on en fasse des enfants de la République » affirme Adrien Taquet
Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, le secrétaire d'État chargé de la Protection de l'enfance, Adrien Taquet a expliqué vouloir « protéger » les enfants de djihadistes et en faire « des enfants de la République ».

Enfants de Daesh : « Je veux qu’on en fasse des enfants de la République » affirme Adrien Taquet

Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, le secrétaire d'État chargé de la Protection de l'enfance, Adrien Taquet a expliqué vouloir « protéger » les enfants de djihadistes et en faire « des enfants de la République ».
Public Sénat

Par Yann Quercia

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le gouvernement n'exclut plus, comme c'était le cas jusqu'à maintenant, de rapatrier les jihadistes détenus en Syrie. Les autorités craignent qu'ils ne s'évanouissent dans la nature à la faveur du retrait américain de Syrie, et ne constituent de nouveau une menace. Mais que faire des enfants des djihadistes ? « Aujourd’hui, la situation est toujours confuse sur place. Il faut prendre les situations au cas par cas » précise ce matin Adrien Taquet.

Le secrétaire affirme que ces enfants sont d’abord des victimes : « Il faut d’abord rappeler que ces enfants sont des victimes du terrorisme et de la folie meurtrière de leurs parents. Il semblerait que la majorité des enfants sur place soient de très jeunes enfants. » Adrien Taquet ne donne pas de chiffres précis mais souligne qu’une grande majorité a moins de 7 ans. Il affirme ensuite ne pas vouloir abandonner ces enfants : « Si les parents ont vocation à être judiciarisés, ces enfants doivent être protégés. Les abandonner, risquerait d’en faire des enfants du djihad. Je veux qu’on en fasse des enfants de la République. »

Il conclut : « La deuxième chose importante est que nous savons faire ça. Les enfants sont pris en charge dès leur arrivée sur le territoire d’un point de vue administratif mais aussi sanitaire. Assez rapidement ils voient un juge et sont placés dans des structures sociales. »

Partager cet article

Dans la même thématique

JEUNE FILLE CONNECTEE SUR SON TELEPHONE PORTABLE
6min

Société

Désinformation : la numérisation des pratiques, terreau fertile des ingérences étrangères

Quatre Français sur 10 s’informent quotidiennement sur les réseaux sociaux. Or, les nouveaux espaces informationnels échappent largement aux outils de régulation, une brèche pour les puissances étrangères malveillantes. Ce jeudi 29 janvier, cette question était au cœur d’un colloque organisé par l’Arcom et le Sénat sur la liberté d’expression à l’heure du numérique.

Le

Enfants de Daesh : « Je veux qu’on en fasse des enfants de la République » affirme Adrien Taquet
7min

Société

« Ce n’est pas une crise passagère ! » : les démographes alertent sur la rupture historique de la natalité

Pour la première fois depuis 1945, la France enregistre plus de décès que de naissances. Auditionnés par la commission des affaires sociales du Sénat, les démographes de l’Ined et de l’Insee ont décrit une baisse durable, générale et profondément sociétale de la fécondité, loin des seuls effets économiques ou des politiques natalistes.

Le

Paris: Questions au gouvernement Senat
5min

Société

Fin de vie : suspense au Sénat autour du scrutin sur un texte vidé de sa substance

Mercredi après-midi, le Sénat est amené se prononcer sur la proposition de loi relative à l’aide à mourir. Un scrutin à l’enjeu incertain, car si la ligne la plus conservatrice du groupe LR du Sénat, incarnée par Bruno Retailleau, est parvenue à rendre le texte inopérant, une autre partie de la majorité sénatoriale aimerait qu’un texte sorte de la chambre haute, pour conforter le rôle du Sénat dans le processus législatif.

Le