Trains, bus, écoles, ramassage des ordures... Plusieurs millions de salariés du public et du privé sont appelés à faire grève le 5 décembre...
Enseignants, cheminots, avocats… qui fera grève le 5 décembre ?
Trains, bus, écoles, ramassage des ordures... Plusieurs millions de salariés du public et du privé sont appelés à faire grève le 5 décembre...
Par Marie-Pierre FEREY
Temps de lecture :
5 min
Publié le
Trains, bus, écoles, ramassage des ordures... Plusieurs millions de salariés du public et du privé sont appelés à faire grève le 5 décembre contre la réforme des retraites.
La CGT, FO, la FSU et Solidaires ont pris l'initiative d'une mouvement de grève interprofessionnel. La CFE-CGC a appelé à manifester, la CFTC laissant ses syndicats libres de rallier le mouvement.
Transports
Les syndicats de la RATP promettent une mobilisation "aussi forte" que le 13 septembre, qui avait mis Paris quasiment à l'arrêt. Mais cette fois, ils appellent à une grève illimitée.
A la SNCF, trois syndicats représentatifs - la CGT-Cheminots, l'Unsa ferroviaire et SUD-Rail - ont aussi lancé un appel à un mouvement illimité. En déposant un préavis, la CFDT-Cheminots menace de faire grève et espère des engagements du gouvernement.
Grève du 5 décembre, état des lieux au 28 novembre
AFP
En outre, la CGT, FO et Solidaires appellent à une grève illimitée dès le 5 décembre dans le transport urbain et routier de voyageurs, de marchandises et de fonds. Un appel qui concerne également les ambulanciers, déménageurs ou les taxis.
Dans le transport aérien, trois syndicats d'Air France particulièrement implantés auprès du personnel au sol ont déposé des préavis, mais les syndicats des personnels navigants n'ont pas appelé à la grève.
Éducation
La plupart des syndicats enseignants (Snes-FSU, Snuipp-FSU, le SE-Unsa, le Snalc, Solidaires...) ont appelé les quelque 900.000 enseignants des premier et second degrés à la grève.
Selon Francette Popineau, secrétaire générale du Snuipp-FSU (le premier syndicat du primaire), 10 à 20% d'écoles annoncent déjà qu'elles seront fermées le 5 décembre, et 60% d'enseignants seront grévistes. Les enseignants ont jusqu'à 48H00 avant le jour de grève pour se prononcer, mais elle prévoit d'ores et déjà "un mouvement très suivi".
Le service d'accueil dans les écoles sera "très compliqué car il y aura des grévistes également du côté des personnels non enseignants (Atsem), personnels de cantine et aussi des transports".
La gare de Nord le 24 avril 2018, jour de grève des cheminots
AFP/Archives
Des syndicats lycéens (Fidl, UNL, MNL) se sont joints au mouvement, ainsi que des syndicats étudiants comme l'Unef, dans la foulée des mobilisations pour alerter sur la précarité étudiante.
Energie
Trois des quatre syndicats représentatifs - CGT, FO et l'alliance CFE-CGC-Unsa - appellent à la grève alors que les 140.000 électriciens et gaziers ont leur propre régime.
Les foyers n'ont pas à craindre de coupure de courant, mais la CGT appelle à des baisses de production d'électricité, des coupures de bâtiments publics d’État (hors lieux de santé) d'opérateurs privés et "d'entreprises qui licencient".
Carburants
"Il y a des appels à la grève dans les sept raffineries françaises", précise la CGT Chimie, qui n'exclut pas des arrêts de production. Toutefois, les stocks rendent improbable une pénurie à la pompe à court terme.
Déchets
Les personnels des régies privées ou publiques chargées de la collecte des ordures ménagères et de leur traitement devraient être fortement mobilisés avec d'importants mouvements déjà prévus à Marseille et Montpellier notamment, selon la CGT des services publics.
Automobile
La CGT de Renault appelle à la grève "avec l'objectif de poursuivre" au-delà du 5. La CGT de PSA appelle les salariés à se mobiliser à la fois contre la réforme des retraites "et contre le projet d'un 3e accord de compétitivité" chez ce constructeur.
Hôpitaux
Dans un contexte de grève des urgences qui dure depuis huit mois, CGT, FO, SUD et le collectif Inter-Urgences ont relayé l'appel à la grève du 5, mais la date ne fait pas l'unanimité dans le secteur où une journée d'action spécifique est programmée le 17 décembre. Les internes sont appelés à la grève à partir du 10.
Justice
Le Conseil national des barreaux a voté une journée "justice morte" pour le 5 décembre. Les avocats veulent défendre leur "régime autonome" qui, selon eux, fonctionne "parfaitement" et ne coûte "pas un euro" à l'Etat.
Le Syndicat de la magistrature et le Syndicat des avocats de France, tous deux classés à gauche, ont également appelé à la grève, à la fois sur les retraites et contre "des projets de réforme mal conçus qui ne font que dégrader le service public de la justice".
Police
Les syndicats Alliance et Unsa ont lancé un appel pour des actions le 5 décembre de 10H à 15H dans tous les services de police.
Fermeture symbolique des commissariats, refus de rédiger des PV, contrôles renforcés aux aéroports et aux péages: diverses actions sont prévues. Pas question pour autant de rejoindre les cortèges de manifestants, a affirmé mercredi à l'AFP le secrétaire général d'Alliance Fabien Vanhemelryck, expliquant qu'il s'agissait pour les policiers de "manifester autrement".
Alors que la France est confrontée à des incendies d’une ampleur inédite, le gouvernement de Sébastien Lecornu est devenu la cible d’une partie de l’opposition. Le sénateur et ancien pompier, Pascal Martin, plaide pour une refonte globale des doctrines opérationnelles françaises et du mode de financement des SDIS.
Cinq après l’ouverture du ferroviaire à la concurrence, un rapport sénatorial salue l’efficacité budgétaire de la réforme, mais regrette l’impréparation de l’Etat face aux bouleversements engendrés par la fin du monopole de la SNCF. L’éclatement du réseau et le sous-financement des lignes moins rentables préoccupent particulièrement les sénateurs.
Le président de la République va se rendre dans le département de la Gironde, durement touché par un incendie en cours depuis le 22 juillet et ayant brûlé 42 000 hectares.
Les sénatrices de la délégation aux droits des femmes appellent à faire de la lutte contre le masculinisme « une priorité de politique publique ». Après sept mois d’enquête, elles décrivent un mouvement politique structuré, alimenté par les réseaux sociaux, qui menace l’égalité entre les femmes et les hommes et constitue, selon elles, un risque croissant pour « la démocratie ».