Entreprises françaises en Iran: Bardella (FN) favorable à « un bras de fer » avec Trump
Le porte-parole du Front national Jordan Bardella s'est dit vendredi favorable à ce que la France engage "un bras de fer" avec...

Entreprises françaises en Iran: Bardella (FN) favorable à « un bras de fer » avec Trump

Le porte-parole du Front national Jordan Bardella s'est dit vendredi favorable à ce que la France engage "un bras de fer" avec...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le porte-parole du Front national Jordan Bardella s'est dit vendredi favorable à ce que la France engage "un bras de fer" avec Donald Trump pour soutenir les entreprises françaises qui commercent avec l'Iran face aux menaces américaines de sanctions.

Il a estimé sur CNews que la France et ses partenaires européens avaient raison de vouloir maintenir l'accord sur le nucléaire iranien, "mais à quel prix ?", a-t-il demandé.

"S'il y a un bras de fer à entamer avec Donald Trump il va falloir l'entamer", a-t-il poursuivi, car "la question qui se pose c'est: est-ce qu'on va accepter que Washington impose à des entreprises françaises impliquées en Iran de se retirer?", a-t-il interrogé, évoquant les cas de "Peugeot, Renault, qui ont énormément de marchés sur le territoire iranien".

"Est-qu'Emmanuel Macron va encore une fois se soumettre aux revendications américaines ou va-t-il décider de faire respecter les intérêts nationaux et faire entendre la voix de la France? C'est le débat qui va s'ouvrir", a-t-il insisté, prônant une position française "indépendante, libre, souveraine".

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a jugé vendredi sur Europe 1 qu'il était "temps que l'Europe passe des paroles aux actes en matière de souveraineté économique", pour se défendre face aux sanctions que les Etats-Unis veulent appliquer aux entreprises étrangères travaillant en Iran.

Il a dit avoir appelé mercredi son homologue américain, le secrétaire au Trésor Steve Mnuchin, pour demander "soit des exemptions", soit "des délais d'application plus longs" pour les entreprises françaises présentes en Iran, sans se faire "trop d'illusions sur la réponse américaine".

Partager cet article

Dans la même thématique

Green party leaders attend Stephane Baly campaign rally in Lille
7min

Politique

Municipales 2026 : l’heure est à « l’introspection » chez les écologistes au lendemain de la perte de plusieurs grandes villes  

Bordeaux, Strasbourg, Poitiers, Annecy… les écologistes ont subi de nombreuses pertes aux élections municipales après leur percée de 2020. Le signe d’un parti qui peine, à l’inverse d’il y a six ans, à apparaitre comme une force motrice à gauche, à l’heure où les propositions écologiques locales sont reprises par ses adversaires, y compris à droite.

Le

Gregory Doucet,Municipal and metropolitan elections in Lyon Vote
6min

Politique

Municipales à Lyon : victoire à la Pyrrhus pour les écologistes, qui perdent la Métropole

La victoire de Grégory Doucet à Lyon a médiatiquement éclipsé la défaite des écologistes à la Métropole, alors que celle-ci dispose d’un budget et de compétences bien plus importantes. La droite conduite par Véronique Sarselli dispose d’une majorité confortable, si la coalition formée autour de Jean-Michel Aulas se maintient telle quelle.

Le

« Un parti déjà solide et bien implanté » : malgré la perte de Nice, Horizons consolide son assise dans les villes et met le cap vers 2027
7min

Politique

« Un parti déjà solide et bien implanté » : malgré la perte de Nice, Horizons consolide son assise dans les villes et met le cap vers 2027

Le parti fondé par l’ancien Premier ministre Édouard Philippe à l’automne 2021 a remporté 17 villes de plus de 30 000 habitants aux élections municipales. Sa présence dans la France très urbaine est globalement stable, bien que marquée par la perte brutale de Nice, cinquième ville de France. Grâce à son maillage de petites villes, Horizons revendique une progression territoriale.

Le

Paris : Rachida Dati after the results of the first round of France s  2026 municipal elections of Paris
11min

Politique

« On a fait tout ce qu’il fallait faire pour perdre » : Rachida Dati, anatomie d’une cuisante défaite à Paris

ANALYSE – Rachida Dati a perdu son pari électoral dans la capitale, même si elle reste maire du 7e arrondissement. Entre les effets de bord de la loi PLM, qu'elle a elle-même soutenue, et les tensions locales avec Horizons et Renaissance malgré un passage au gouvernement, retour sur une campagne où la cheffe de file de la droite parisienne, réputée pour son franc-parler et sa détermination, semble avoir fini par se couper d’une partie de son électorat.

Le