Environ 135 députés lancent un collectif transpartisan pour le climat
Quelque 135 députés issus de six des sept groupes politiques de l'Assemblée ont officiellement lancé mardi un collectif...

Environ 135 députés lancent un collectif transpartisan pour le climat

Quelque 135 députés issus de six des sept groupes politiques de l'Assemblée ont officiellement lancé mardi un collectif...
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Quelque 135 députés issus de six des sept groupes politiques de l'Assemblée ont officiellement lancé mardi un collectif transpartisan d'"un genre nouveau", qui entend "se retrousser les manches" pour "peser" ensemble face à l'"urgence climatique".

Après une photo de famille dans les jardins de l'Assemblée avec des pancartes "Oui! Accélérons pour la transition écologique et solidaire", plusieurs membres du collectif ont expliqué leur démarche présentée comme "ambitieuse" et "historique", au cours d'une conférence de presse.

L'idée est de "peser et d'avoir des avancées", a affirmé Matthieu Orphelin (LREM). Ce proche de Nicolas Hulot en a expliqué la genèse par le départ tonitruant du ministre "mais surtout les appels répétés des scientifiques", notamment le dernier rapport alarmant des experts climat de l'ONU (Giec).

"Il n'y a qu'à ouvrir la fenêtre, il fait 25 degrés" en plein mois d'octobre, a abondé Guillaume Garot (PS), tandis qu'une autre élue a eu une pensée pour les victimes des inondations dans l'Aude.

"Les questions climatiques et environnementales, c'est une urgence et chaque rapport vient nous le rappeler d'une façon cruelle", a souligné Cédric Villani (LREM). Le scientifique plaide pour traiter "ce problème éminemment politique sans chercher à désigner les coupables mais en retroussant les manches".

"C'est l'éthique, pas l'étiquette", a affirmé Sophie Auconie (UDI-Agir), tandis que Dominique Potier (PS) a estimé que "ce n'était pas l'auberge espagnole, mais plutôt la maison commune". A leurs côtés étaient également présents le communiste Jean-Paul Dufrègne ou Maina Sage (UDI-Agir).

L'ensemble des députés avaient été invités la semaine dernière à rejoindre ce collectif par ses 15 premiers membres fondateurs issus de tous les groupes à l'exception de celui de La France insoumise, pour lequel "la porte reste ouverte".

Concrètement, le collectif entend se réunir deux fois par mois pour unir analyses et votes "sur des points clefs et des avancées décisives", "y compris en déposant des amendements à l'identique".

Ses membres comptent être force de proposition dès les discussions sur le projet de budget 2019, notamment pour s'assurer que le plan hydrogène soit bien financé.

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