Environnement: Macron reçoit des ONG et s’engage à les revoir
Emmanuel Macron a reçu mardi à l’Élysée les représentants de 14 ONG actives dans les domaines de l'environnement et du...

Environnement: Macron reçoit des ONG et s’engage à les revoir

Emmanuel Macron a reçu mardi à l’Élysée les représentants de 14 ONG actives dans les domaines de l'environnement et du...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron a reçu mardi à l’Élysée les représentants de 14 ONG actives dans les domaines de l'environnement et du développement, et s'est engagé à les revoir régulièrement.

Avec Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, et Jean-Yves Le Drian, chef de la diplomatie, M. Macron a débattu pendant environ deux heures, notamment du plan Climat, avec les responsables du WWF Pascal Canfin, de Greenpeace Jean-François Julliard ou d'Oxfam France, Claire Fehrenbach.

"Ces échanges nous ont permis de croiser nos inquiétudes, nos espoirs et nos attentes, et, pour nous, de faire de la pédagogie sur notre propre stratégie", a déclaré M. Hulot à l'issue de la rencontre. "C'est un format que nous allons essayer de reproduire au minimum tous les trimestres".

"C'est de bonne augure" car "les discussions ont été riches" et "productives", s'est félicitée Audrey Pulvar, présidente de la Fondation pour la Nature et l'Homme.

Cette réunion s'est tenue la veille de la présentation par M. Hulot en Conseil des ministres du projet de loi sur "l'interdiction de l'exploitation des hydrocarbures" sur le territoire français à l'horizon 2040.

Cette décision est "plus que symbolique", a affirmé M. Hulot. La France deviendra "le premier grand pays industriel à oser prendre unilatéralement cet engagement".

Interrogé par Greenpeace sur la transition énergétique du pays, le président "a eu une réponse offensive, au moins dans les mots", a rapporté le directeur de l'ONG, qui lors de cette réunion a déploré "le retard de la France dans le développement des énergies renouvelables et l'incapacité du pays à enclencher une vraie transition sur le nucléaire".

Emmanuel Macron "a confirmé, sans dire combien, que des centrales allaient être fermées, qu'il n'y aurait pas de +procrastination+, qu'on allait +entrer dans le dur+, mais qu'il fallait le faire de manière ordonnée", a indiqué à l'AFP M. Julliard.

Confirmant ses déclarations de campagne, M. Macron a dit, toujours selon cette source, attendre "les recommandations de l'ASN" sur la sûreté des centrales, attendues au plus tard fin 2018.

"Cela nous inquiète, car la sûreté est un critère parmi d'autres", a commenté le directeur de Greenpeace. "Il y a un choix politique à faire au-delà de la sûreté".

Concernant les États généraux de l'alimentation, en cours, les ONG se sont préoccupées des choix qui seront faits à la fin de ce processus.

"Qui va arbitrer, et comment? M. Macron n'a pas répondu précisément," a encore indiqué M. Julliard.

Les représentants des ONG spécialisées dans le développement ont pour leur part appelé M. Macron à augmenter le budget de l'aide au développement, récemment rogné par le gouvernement dans le cadre des économies prises en juillet.

"Le président nous a assuré que le budget allait augmenter dès 2018", a déclaré Friederike Roeder, directrice de l'ONG One France.

M. Macron avait confirmé en juillet vouloir porter l'aide au développement à 0,55% du PIB en 2022, contre environ 0,38% cette année (9,4 milliards d'euros).

Partager cet article

Dans la même thématique

Attal porte parole
9min

Politique

« Ce n’est pas la saison 3 du macronisme, ni un retour à l’UMP » : Gabriel Attal joue la carte des « nouveaux visages » pour marquer sa différence avec Edouard Philippe

Avec un mélange de « nouveaux visages » et de fidèles pour former son équipe, Gabriel Attal entend enclencher une « nouvelle phase » de sa campagne présidentielle. Il continue de marquer sa différence avec Edouard Philippe et compte créer la dynamique cet automne. « Les Français ne supporteraient pas d’élire un Président par défaut », soutient le candidat Renaissance.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
6min

Politique

Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau veut « renverser la table » avec une profonde réforme constitutionnelle

S’il est élu président de la République en 2027, Bruno Retailleau veut faire de la réforme constitutionnelle sa première grande réforme. Le président des Républicains entend engager, dès le début de son mandat, une refonte des institutions destinée à renforcer le pouvoir des citoyens, réaffirmer la primauté du droit français et donner davantage de marges de manœuvre au Parlement, notamment sur l’immigration et la sécurité.

Le

Blois: Raphael Glucksmann at summer convention campusPS
10min

Politique

« Si Raphaël Glucksmann veut jouer la finale de la Ligue des champions, il ne peut pas avoir peur des barrages » : tensions autour de l’organisation des débats de la primaire PS

Alors que l’équipe de Raphaël Glucksmann prône l’organisation d’un seul débat, sur le service public, dans le cadre de la primaire PS/Place Publique, les autres candidats en veulent trois. « Les bras m’en tombent. Je ne comprends pas le raisonnement », pointe le sénateur Rémi Cardon, soutien d’Olivier Faure, lui aussi candidat. « Ça ne pose aucun problème à Raphaël Glucksmann qu’il y ait deux ou trois débats », assure pourtant le sénateur Place Publique Bernard Jomier, qui pointe des polémiques « pas à la hauteur », y compris de la part de soutiens socialistes de son candidat…

Le

Bourgoin-Jallieu  demonstation against sexual violence targeting women and children
6min

Politique

Loi intégrale contre les violences sexuelles : « Que le gouvernement aborde l'examen de ce texte avec humilité et en ayant en tête son bilan », enjoint Laurence Rossignol

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé l'inscription de la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles comme premier texte de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale lors de la reprise de la session ordinaire, début octobre. Ce texte de 69 articles est inspiré des 140 propositions élaborées par une coalition d'associations féministes et de défense des droits des enfants. Le meurtre dramatique de la jeune Lyhanna avait mis la pression sur l'exécutif, poussé par l'opposition de gauche et le bloc central, à aborder les violences sexuelles et sexistes dans une approche systémique.

Le