Épreuves, oral, notation : le nouveau bac, mode d’emploi
Le ministre de l’Éducation nationale a présenté la nouvelle mouture du bac, dont les premières épreuves se dérouleront en 2021.

Épreuves, oral, notation : le nouveau bac, mode d’emploi

Le ministre de l’Éducation nationale a présenté la nouvelle mouture du bac, dont les premières épreuves se dérouleront en 2021.
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C’est une institution qui va fêter ses 210 ans et qui va connaître une profonde modification dans trois ans. Ce sont les élèves actuellement en classe de troisième qui seront les premiers concernés par la réforme. Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a présenté la nouvelle formule de ce bac (pour les sections générales et technologiques), parlant d’une « remusculation » de l’examen.

Le bac réduit à quatre épreuves en terminale, dont un grand oral

Régulièrement critiqué pour le coût de son organisation et pour son calendrier, le baccalauréat sera réduit à quatre épreuves en terminale (dont un oral), contre une douzaine en moyenne, suivant les filières. Il s'agissait d'une promesse de campagne d'Emmanuel Macron.

Cela « va décongestionner le mois de mai et le mois de juin […] C’est toute l’organisation du lycée qui s’en trouve changée », a souligné le ministre, lors des questions d’actualité à l’Assemblée nationale.

L’année de première ne change pas et les lycéens continueront de passer des épreuves anticipées en français (un écrit et un oral).

En terminale, les candidats passeront deux épreuves écrites correspondant à deux disciplines de spécialité au printemps. Au mois de juin, ce sera au tour de l’épreuve écrite de philosophie. Dernière épreuve, nouvelle par sa forme : une épreuve orale de 20 minutes devant trois examinateurs et adossée à une ou deux disciplines de spécialité, et qui correspondra à un « projet présenté par l’élève ».

Les épreuves terminales constituent 60% de la note à l'examen

Ces épreuves terminales représentent 60% de la note du bac. Le contrôle continu intervient pour 30% du résultat, à travers des « épreuves communes », organisées au niveau des différents établissements en première et terminale, et au moyen d’une « banque nationale numérique de sujets ». Les copies seront anonymisées et corrigées par d’autres enseignants que ceux de l’élève. Les opposants à la réforme craignent que le bac ne perde sa valeur nationale et qu’une inégalité se crée d’un lycée à un autre.  

Le livret scolaire constitue les 10 derniers pourcents de la note. Les oraux de rattrapage sont maintenus.

La suppression des séries ES, L et S

Les séries sont maintenues dans la voie technologie mais disparaissent dans la voie générale. C’est la fin des séries ES, L et S. Elles sont remplacées par un tronc commun, complété par des spécialités que choisiront les élèves : trois en première et deux en terminale, avec la possibilité de changer d’une année à l’autre.

Dans ce « socle de culture commune », les futurs lycéens retrouvent le français, la philosophie, l’histoire-géographie, l’enseignement moral et civique, deux langues vivantes, l’éducation physique et sportive, et une nouvelle matière : « humanités scientifiques et numériques ». Pour Jean-Michel Blanquer, il s’agit avec cet enseignement de « mettre l’accent sur la culture scientifique ». La discipline abordera le raisonnement scientifique et insistera notamment sur les compétences numériques (comme le codage).

Quant aux disciplines de spécialité, 11 choix : les arts ; l’écologie, l’agronomie et territoires ; l’histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques ; humanités, littérature et philosophie ; langues et littératures étrangères ; mathématiques ; numérique et sciences informatiques ; sciences de la vie et de la Terre ; sciences de l’ingénieur ; sciences économiques et sociales ; physique-chimie.

La réforme « va dans le sens de la liberté car les lycéens auront plus de choix. Les disciplines de spécialité correspondront à des goûts », a souligné le ministre.

Quelques modifications en classe de seconde

Des nouveautés sont par ailleurs introduites en seconde, dès la rentrée 2018 : un « test de positionnement » (sous forme numérique) pour tester l’état des compétences en français et mathématiques des élèves, et un « accompagnement personnalisé » sur la maîtrise de l’expression écrite et orale.

Une aide à l’orientation sera introduite dès ce niveau, avec une heure et demie dédiée au choix de parcours des lycéens. Pour Jean-Michel Blanquer, les élèves doivent « préparer leur réussite au-delà du baccalauréat ».

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