Éric Ciotti : « Le général de Villiers a été extrêmement courageux. Lui défend l’intérêt national »
Éric Ciotti , député et président du conseil général des Alpes-Maritimes, était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. Il s’inquiète de la baisse du budget de la Défense et soutient ainsi le chef d’état-major des armées.

Éric Ciotti : « Le général de Villiers a été extrêmement courageux. Lui défend l’intérêt national »

Éric Ciotti , député et président du conseil général des Alpes-Maritimes, était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. Il s’inquiète de la baisse du budget de la Défense et soutient ainsi le chef d’état-major des armées.
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Par Alice Bardo

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« Le général de Villiers a été extrêmement courageux. Lui défend l’intérêt national. Le Président se trompe. » Éric Ciotti ne tarit pas d’éloges vis-à-vis du chef d’état-major des armées. La semaine dernière, devant la commission Défense de l’Assemblée, celui-ci s’était alarmé des coupes annoncées dans le budget de la Défense. Le recadrage d’Emmanuel Macron ne s’était alors pas fait attendre. « Je suis votre chef », lui avait rétorqué le Président à la veille de la fête nationale. Une passe d’armes lourde de conséquences puisque, ce matin, Pierre de Villiers vient d’annoncer sa démission.

Pour le député des Alpes-Maritimes, le Président « a cédé à Bercy, à M. Darmanin, qui n’a qu’une vision comptable ». Éric Ciotti considère qu’il s’agit là de « la première faute lourde de Macron » : « Porter atteinte aux moyens de protection des Français est grave. »

« Une baisse des moyens régaliens de l’État »

Il n’y a pas que le budget de la Défense qui l’inquiète : « 850 millions sur la Défense, plus de 500 millions sur le ministère de l’Intérieur. Et la Justice voit aussi ses moyens diminuer. Défense, Intérieur, Justice c’est une baisse des moyens régaliens de l’État. » Il déplore des « erreurs dans les choix » faits pour diminuer la dépense publique, et notamment « le manque de courage » de l’exécutif pour réduire les « 34% de dépenses publiques qui viennent de la protection sociale ».

Il regrette également que « les mêmes vieilles ficelles que sous Hollande » soient reprises : « On demande un effort majeur aux collectivités locales, l’État social n’en fait pas beaucoup. Je ne vois pas de réelle volonté réformatrice. » Éric Ciotti craint qu’ « il y ait  une continuité dans l’augmentation de la pression fiscale », induite en particulier « par la hausse de la CSG » de 1.7 point. « C’est un poids qui va peser sur les classes moyennes, les indépendants, les fonctionnaires et 8 millions de retraités. »

Eric Ciotti : « On demande un effort majeur aux collectivités locales, l’Etat social n’en fait pas beaucoup. Je ne vois pas de réelle volonté réformatrice. »
01:12

Éric Ciotti tient toutefois à rappeler qu’« aujourd’hui, la priorité, c’est la Défense de la Nation ». Au-delà des coupes dans le budget de la Défense, le député des Alpes-Maritimes n’est pas satisfait du projet de loi antiterrorisme qui, selon lui, « va affaiblir notre niveau de protection » : « Il ne contiendra pas des mesures aussi fortes que celles prévues dans le cadre de l’état d’urgence. J’aurais préféré qu’on pérennise plus fortement ces mesures dans le droit commun », même si cela implique de réformer la Constitution. 

Eric Ciotti considère que le projet de loi antiterrorisme « va affaiblir notre niveau de protection »
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