Etrangers: Macron privilégie l’obtention de la nationalité au droit de vote
Emmanuel Macron préfère favoriser l'accès à la nationalité française plutôt que donner le droit de vote aux étrangers car il ne...

Etrangers: Macron privilégie l’obtention de la nationalité au droit de vote

Emmanuel Macron préfère favoriser l'accès à la nationalité française plutôt que donner le droit de vote aux étrangers car il ne...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron préfère favoriser l'accès à la nationalité française plutôt que donner le droit de vote aux étrangers car il ne veut "pas faire de propositions qui ne soient pas tenables", a-t-il dit mardi, lors d'un entretien à l'AFP.

Préférant "que l'exercice de la citoyenneté se fasse d’abord par l'accès à la nationalité", le candidat d'En marche! à la présidentielle s'est dit "favorable à clarifier les règles d'accès à la nationalité française, avec un vrai examen de maîtrise de la langue" et souhaite "encourager celles et ceux qui correspondent aux règles de la nationalité française".

Interrogé sur sa position en matière de droit de vote des étrangers, M. Macron a souligné que "cela fait partie de ces propositions qui, depuis la fin des années 70, font l'objet de toutes les campagnes et n'ont jamais été tenues".

"Je propose de ne pas faire de propositions qui ne soient pas tenables", a-t-il ajouté, préférant "lutter contre l'abstentionnisme qui s'est beaucoup trop installé, notamment dans les quartiers" en difficulté, "plutôt que faire une nouvelle promesse".

Lors de la campagne pour la présidentielle de 2012, le candidat socialiste François Hollande avait ainsi promis d'instaurer le droit de vote des étrangers (hors Union européenne) aux élections locales.

L'ancien ministre de l’Économie a aussi plaidé pour "une politique rigoureuse de reconduite à la frontière de celles et ceux qui n'ont pas un titre de séjour régulier".

Interrogé sur l'instauration de statistiques ethniques, le candidat d'En Marche! s'est refusé à lever un "débat théorique inutile dans cette campagne".

"Je suis favorable de manière pragmatique à multiplier le testing, la réponse pénale, et le +name and shame+: aller faire des enquêtes-mystère auprès d'entreprises pour voir si elles ont des pratiques de discrimination à l'embauche, de sanctionner celles qui sont établies et au-delà de rendre publiques chaque semestre les entreprises qui se comportent mal sur ce plan", a-t-il ajouté.

Partager cet article

Dans la même thématique

Etrangers: Macron privilégie l’obtention de la nationalité au droit de vote
3min

Politique

Crise pétrolière : « Avec le transport maritime à la voile on est à 1g de CO2 par tonne de matériel transporté au km » se réjouit cet entrepreneur

Alors que le détroit d’Ormuz est toujours bloqué, et que les prix des hydrocarbures sont toujours au plus haut, certaines solutions de transports maritimes, hier décriées, montrent tout leur intérêt. Avec un taux d’émission de gaz à effet de serre faible et une ressource inépuisable, le transport maritime à la voile développé par une jeune entreprise bretonne a tous les avantages, comme l’explique ce chef d’entreprise dans l’émission « dialogue citoyen » présentée par Quentin Calmet.

Le

4min

Politique

Esclavage : « L’identité française est faite de grands récits et de grands crimes », reconnaît Emmanuel Macron

A l’occasion des 25 ans de la loi Taubira, reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, l’Elysée organisait une cérémonie de commémoration ce jeudi 21 mai. Le Président de la République est revenu sur le devoir de reconnaissance de ces crimes. Il a, pour la première fois, abordé le sujet de la réparation, quelques mois après l’abstention de la France sur le vote de la reconnaissance de l’esclavage et de la traite comme « pire crime contre l’humanité » à l’ONU.

Le

Gabriel Attal walks in Bordeaux
4min

Politique

Présidentielle 2027 : en Aveyron, Gabriel Attal officialise sa candidature

C’est fait, Gabriel Attal a mis fin au faux suspense sur sa candidature à la présidentielle. Le patron de Renaissance a officialisé sa candidature, ce vendredi et devrait être sur la ligne de départ en 2027. Dans l’Aveyron, l’ancien Premier ministre a fait part de son ambition de succéder à Emmanuel Macron. Il faudra d’abord tuer le match avec Edouard Philippe pour être le candidat légitime du bloc central.

Le

French ruling Renaissance party holds political meeting in Arras
6min

Politique

Gabriel Attal, à l’heure du grand saut présidentiel ?

Dans l’Aveyron, loin des ors parisiens, l’ancien premier ministre doit officialiser vendredi sa candidature à l’Élysée. Une entrée en campagne pensée comme un antidote au procès en déconnexion qui colle au macronisme et comme un adversaire à Édouard Philippe pour le leadership du bloc central.

Le