Etudiant immolé : «Le gouvernement n’entend pas ce cri de désespoir des étudiants» selon le sénateur PCF Pierre Ouzoulias
Selon le sénateur PCF Pierre Ouzoulias, l’immolation d’un étudiant à Lyon reflète la « grande misère estudiantine », alors qu’« un étudiant sur deux qui ne mange pas à sa faim ».

Etudiant immolé : «Le gouvernement n’entend pas ce cri de désespoir des étudiants» selon le sénateur PCF Pierre Ouzoulias

Selon le sénateur PCF Pierre Ouzoulias, l’immolation d’un étudiant à Lyon reflète la « grande misère estudiantine », alors qu’« un étudiant sur deux qui ne mange pas à sa faim ».
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L’immolation vendredi 8 novembre d’un étudiant de 22 ans, à Lyon, a marqué les esprits. Le jeune homme était toujours entre la vie et la mort mardi. Il est en difficulté financière, après avoir perdu sa bourse en triplant sa deuxième année de licence à l'université Lyon 2. Il a expliqué son geste dans un message lu mardi par une camarade. « Aujourd'hui je vais commettre l'irréparable, si je vise le bâtiment du Crous ce n'est pas par hasard, je vise un lieu politique, le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, et par extension le gouvernement », a indiqué l'étudiant.

« Il y a un étudiant sur deux qui ne mange pas à sa faim »

Selon le sénateur PCF Pierre Ouzoulias, lui-même universitaire, « il y a une grande misère estudiantine qui dure depuis longtemps. Et aujourd’hui, elle provoque des drames personnels qui sont terribles. Malheureusement, le cas de cet étudiant n’est pas isolé. Il y a des suicides qui sont nombreux. Et il y a un sentiment général des étudiants qui pensent qu’ils n’intéressent pas le gouvernement. (…) C’est finalement une génération sacrifiée. (…) Il y a une forme de mépris qui est insupportable pour les étudiants » estime le sénateur communiste (voir les images de Jérôme Rabier).

« Il y a un étudiant sur deux qui ne mange pas à sa faim. On le sait, cela a été dit par la presse, il y en a quelques-uns qui vivent grâce aux épiceries solidaires et car ils trouvent une partie de la nourriture dans les poubelles. Que dans la cinquième puissance économique mondiale, des étudiants fassent les poubelles, c’est insupportable. Et le gouvernement n’entend pas ce cri de désespoir » ajoute Pierre Ouzoulias.

« On est à la veille, je le crains, d’un nouveau grand bouleversement social qui sera comparable à celui des gilets jaunes »

Invitée ce mercredi matin de la matinale de Public Sénat, la secrétaire d’Etat chargée des Affaires européennes, Amélie de Montchalin, n’a pas voulu voir dans le drame de Lyon une action politique. « Je ne pense pas qu'on puisse dire que c'est un acte politique », même si elle « comprend bien qu'il y a des revendications, des difficultés » (voir la vidéo).

Des propos qui font réagir Pierre Ouzoulias. « Ça montre bien tout le décalage entre le gouvernement et ce que vit la population. Malheureusement, des suicides, (…) il y en a partout dans les services publics » souligne le sénateur des Hauts-de-Seine. « Que le gouvernement ne comprenne pas ça montre bien tout le décalage entre lui et la population. On est à la veille, je le crains, d’un nouveau grand bouleversement social qui sera comparable à celui des gilets jaunes » ajoute Pierre Ouzoulias, « le gouvernement n’a pas compris le message social qui a été envoyé et on va revivre la même chose. C’est insupportable »

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