Eurodéputés: un assistant du FN conteste un manquement aux règles
Philippe Chevrier, assistant parlementaire d'une eurodéputée FN, a contesté jeudi avoir évoqué un manquement aux règles du...

Eurodéputés: un assistant du FN conteste un manquement aux règles

Philippe Chevrier, assistant parlementaire d'une eurodéputée FN, a contesté jeudi avoir évoqué un manquement aux règles du...
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Philippe Chevrier, assistant parlementaire d'une eurodéputée FN, a contesté jeudi avoir évoqué un manquement aux règles du Parlement européen de la part de Marine Le Pen, après avoir assuré à l'AFP et au Monde que celle-ci "décidait de tout" en matière d'embauche d'assistants parlementaires.

Le FN fait l'objet d'une enquête sur des soupçons d'emplois fictifs d'assistants parlementaires européens.

Lors d'une rencontre avec l'AFP et Le Monde, M. Chevrier avait notamment affirmé que Mme Le Pen avait fait embaucher une dizaine de permanents du parti en tant qu'assistants parlementaires européens: "+Marine+ a nommé une dizaine de secrétaires départementaux dans chaque circonscription européenne comme assistants locaux après les élections. Elle a décidé de ça, elle décide de tout", avait-il dit.

M. Chevrier a contesté jeudi dans un SMS à l'AFP "que leurs emplois auraient été fictifs", ou qu'il "accuse Marine Le Pen d'avoir embauché des assistants +fictifs+ au Parlement Européen."

"Ces assistants locaux n'avaient d'autre fonction que d'assister leurs députés dans leurs circonscriptions respectives conformément aux règles du Parlement européen et c'est ce qu'ils ont fait", a-t-il affirmé.

M. Chevrier est actuellement assistant de l'eurodéputée FN Marie-Christine Boutonnet qui, comme Marine Le Pen, a refusé de se rendre à une convocation des juges enquêtant sur des soupçons d'emplois fictifs.

Egalement conseiller régional élu sur les listes FN en Île-de-France fin 2015, M. Chevrier a été mis au ban du Front national après sa participation au défilé du 1er mai 2016 de Jean-Marie Le Pen, alors qu'il était patron du parti dans les Yvelines.

Le FN nie avoir voulu faire des "économies" en faisant rémunérer des permanents par le Parlement européen mais des éléments recueillis par les enquêteurs, notamment une lettre du trésorier à Marine Le Pen dévoilée par Le Monde, et des témoignages à l'AFP jettent le trouble.

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