Européennes: les propositions phares des principaux partis
Voici les propositions phares des sept listes ayant, selon les sondages, le plus de chance d'avoir des élus aux élections...

Européennes: les propositions phares des principaux partis

Voici les propositions phares des sept listes ayant, selon les sondages, le plus de chance d'avoir des élus aux élections...
Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

Voici les propositions phares des sept listes ayant, selon les sondages, le plus de chance d'avoir des élus aux élections européennes de dimanche en France.

LE RASSEMBLEMENT NATIONAL ("Prenez le pouvoir"):

- Arrêter l'immigration légale et expulser les clandestins, sortir de l'espace Schengen et rétablir les contrôles aux frontières nationales

- Défendre le localisme, en détaxant les circuits courts et surtaxant les importations mondialisées

- Garder l'euro mais changer le mandat de la Banque centrale européenne, en lui assignant la lutte contre le chômage

- Supprimer la Commission européenne et baisser la contribution de la France au budget de l'UE

- Renégocier les traités commerciaux au nom du "juste échange"

LA RÉPUBLIQUE EN MARCHE/MODEM ("Renaissance"):

- Mettre en place un "budget de la zone euro"

- Créer une banque du climat pour financer des projets écologiques et investir au moins 1.000 milliards d'euros dans la transition écologique

- Instaurer une taxe européenne des géants du numérique

- Construire une armée européenne

- Refuser les accords de libre-échange avec les pays qui ne respectent pas l'accord de Paris

LES RÉPUBLICAINS ("Union de la droite et du centre")

- Instaurer une "double protection aux frontières" (frontières de l'UE et frontières nationales)

- Ramener systématiquement les bateaux de migrants sur les côtes africaines et faire en sorte que les demandes d'asile soient traitées hors de l'UE

- Refuser tout nouvel élargissement de l'UE, et stopper l’extension de l’espace Schengen

- Adopter un "bouclier européen anti-islamiste"

- Instaurer une "barrière écologique" au moyen de " droits de douane anti-pollution sur les produits importés"

EUROPE ÉCOLOGIE LES VERTS ("Europe Écologie"):

- Adopter un traité environnemental et instaurer un protectionnisme vert avec l'instauration d'une taxe carbone aux frontières de l'UE

- Créer une banque européenne du climat et de la biodiversité pour financer un plan d’investissement de 100 milliards pour les énergies renouvelables et l’isolation des logements

- Mettre en place une constituante européenne et des référendum européens contraignants d'initiative parlementaire ou citoyenne

- Interdire les pesticides et tous les OGM en Europe

- Réorienter la Politique agricole commune vers une agriculture bio, paysanne, et privilégiant les circuits courts

LA FRANCE INSOUMISE ("La France insoumise"):

- Sortir des traités européens actuels ou au moins les réviser

- Instaurer un SMIC à 75% du salaire médian de chaque pays et un salaire maximum, avec un écart de 1 à 20 entre les salariés les mieux payés et les moins payés

- Mettre en place une "planification écologique" européenne, une "Agence de la règle verte", et un "tribunal international de justice climatique"

- Défendre le protectionnisme solidaire et écologique avec notamment une taxe carbone aux frontières en fonction de la distance parcourue et des conditions de production, et la remise en cause des traités de libre-échange avec l'extérieur

- Lutter contre l'évasion fiscale en faisant figurer le Luxembourg et l'Irlande dans la liste officielle des paradis fiscaux

PS/PLACE PUBLIQUE ("Envie d'Europe"):

- Sortir les dépenses liées à la transition écologique du calcul des 3% de déficit public autorisés.

- Suspendre le CETA et les nouveaux accords de libre-échange

- Etablir "une solidarité européenne dans l'accueil des réfugiés"

- Etendre le congé parental à huit mois, réparti à égalité entre les deux parents et rémunéré aux trois quarts du salaire brut

-Mise en place d'un "Erasmus pour tous" permettant à chaque européen de 16 à 25 ans de bénéficier d’une bourse à la mobilité allant jusqu’à 5.000 euros

DEBOUT LA FRANCE ("Le courage de défendre les Français"):

- Récupérer "80% des 9 milliards d'euros que les Français versent en excédent" à l'UE

- Supprimer la Commission européenne pour un "secrétariat allégé" sous l'autorité des chefs de gouvernement

- Supprimer les accords de Schengen

- Annuler la directive des travailleurs détachés

- Instaurer le Référendum d'initiative populaire

Partager cet article

Dans la même thématique

Européennes: les propositions phares des principaux partis
4min

Politique

Ultra droite dans les rues le 24 octobre : « Il n'y a eu aucune complaisance des forces de l'ordre », selon Laurent Nuñez

Interpellé par le sénateur PS Hussein Bourgi durant les questions au gouvernement sur les violences des groupuscules d’extrême droite lors de la manifestation du 24 octobre, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez affirme qu’il n’y a eu « aucune complaisance » des forces de l’ordre et qu’il y aura bien « des actions judiciaires ».

Le

lisnard ok
13min

Politique

« Personne ne le connaît, mais tout le monde en parle » : David Lisnard, réel « engouement » ou « bulle algorithmique » ?

C’est le « caillou dans la chaussure » de Bruno Retailleau. David Lisnard, candidat très libéral et conservateur, vient bousculer la campagne du président des LR, qui peine à décoller. Grâce à une stratégie savamment orchestrée sur les réseaux sociaux, qui a fait connaître la « marque » Lisnard et lui a ouvert la porte des sondages, le maire de Cannes espère jouer sa carte. Reste à savoir jusqu’où.

Le

Européennes: les propositions phares des principaux partis
5min

Politique

« Dérive autoritaire » : la gauche sénatoriale vent debout après l’adoption d’un amendement sur le blocage de certains contenus sur les réseaux sociaux 

En séance, le gouvernement a fait adopter un amendement permettant à l’autorité administrative de bloquer des contenus issus des réseaux sociaux lorsque des appels à la violence et au pillage y sont diffusés. Un amendement qui a provoqué la colère de la gauche sénatoriale dénonçant une dérive autoritaire.

Le