Européennes : Pierre Moscovici pourrait soutenir la liste LREM mais ne sera pas candidat
Invité de l’émission « Audition publique » sur Public Sénat et LCP, le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, n’a pas nié qu’il pourrait soutenir la liste LREM aux élections européennes mais affirme qu’il ne sera pas candidat.

Européennes : Pierre Moscovici pourrait soutenir la liste LREM mais ne sera pas candidat

Invité de l’émission « Audition publique » sur Public Sénat et LCP, le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, n’a pas nié qu’il pourrait soutenir la liste LREM aux élections européennes mais affirme qu’il ne sera pas candidat.
Public Sénat

Par Yann Quercia

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La course aux élections européennes qui auront lieu en mai 2019 est déjà lancée. Alors que la plupart des têtes de liste commencent à être connues, le PS n’a toujours pas désigné la sienne. Ce ne sera pas Pierre Moscovici. L’ancien ministre ne s’est pas monté tendre avec son parti et évoque un manque de stratégie : « Je dirai dans quelques semaines qui je soutiendrai aux élections européennes (…) Je suis toujours socialiste mais l’absence de stratégie du Parti socialiste est tellement criante, que j’ai été amené à prendre, pour cette élection, mes distances. »

Le commissaire européen tacle Olivier Faure sur la possibilité qu’il soutienne le Grec Yanis Varoufakis pour la présidence de la Commission européenne : « J’entends sans arrêt du gloubi-boulga. J’entends Olivier Faure dire qu’il pourrait soutenir Monsieur Varoufakis à la présidence de la commission : les bras m’en tombent. »

Alors Olivier Faure est-il le bon candidat pour ces élections ? « Dès lors qu’il a une stratégie, il est illogique qu’il la défende lui-même. » Il insiste sur Varoufakis : « Je l’ai connu comme ministre des Finances grec, incompétent. Il a coulé son pays et il l‘a amené dans le mur. Si c’est ça qu’on soutient comme président de la Commission : non, non, non. »

Pierre Moscovici pourrait-il soutenir la liste LREM aux élections européennes ? : « Ce n’est pas non mais je le dirai dans quelques semaines. » Il conclut en affirmant qu’il ne sera pas candidat aux élections européennes.

Partager cet article

Dans la même thématique

Européennes : Pierre Moscovici pourrait soutenir la liste LREM mais ne sera pas candidat
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le